Fred Mercier

Buick 1954: 60 ans et toujours plus belle

L’automobile, Patrick Thibeault en mange. Et l’hiver dernier, il est tombé sur une perle rare.

Buick Special Estate Wagon 1954

L’automobile, Patrick Thibeault en mange.

Et l’hiver dernier, il est tombé sur une perle rare. Un Buick Special Estate Wagon de 1954. Jamais restauré, seulement repeinturé. Et encore là, le véhicule a gardé sa couleur originale. Willow Green, qu’on l’appelait.

«J’ai acheté ça d’un gars de Granby, un autre passionné d’automobile qui a une belle collection », raconte Patrick, mécanicien de métier et propriétaire d’un garage à Farnham.

Ce gars de Granby, Patrick le connait depuis un bon bout de temps déjà. Partageant un intérêt commun pour l’automobile, les deux passionnés n’ont pas mis de temps à bien s’entendre. Et quand est venu le temps pour son ami de vendre le Buick qui traînait dans le garage, Patrick a eu le premier droit de regard. Et il n’a pas raté sa chance.

«Il n’y a absolument rien à faire dessus, annonce fièrement le nouveau propriétaire, visiblement bien heureux de son achat. J’ai fait trois expositions avec et j’ai déjà des trophées!»

Originaire du Missouri, la voiture n’est est qu’à son quatrième propriétaire. Patrick a même réussi à dénicher toute la documentation sur sa voiture depuis sa sortie de l’usine, il y a plus de 60 ans!

Beauté intemporelle

L’appellation «Special» est apparue pour une première fois chez Buick en 1936. Le modèle représentait l’entrée de gamme des voitures pleine grandeur chez cette division luxueuse de General Motors.

Après une refonte esthétique franchement réussie en 1949, la Special allait rester similaire jusqu’en 1958. Elle allait ensuite disparaître du catalogue de vente de Buick pendant deux ans, revenant sous une toute nouvelle forme en 1961. Puis, finalement, elle est disparue pour de bon en 1969.

Le modèle de Patrick Thibeault, un millésime 1954, est équipé d’un V8 de 264 pouces cube qu’on avait baptisé Nailhead. Tête de clou, si on veut traduire. Ce moteur était introduit pour une première année dans le Special en 54.

Pour 1954, la Special accueillait aussi un tout nouveau châssis ainsi qu’un look revampé. Bref, une grosse année pour Buick!

La familiale, une denrée rare

Des Buick Special, vous en verrez quelques-uns si vous faites le tour des expositions de voitures anciennes du Québec. La voiture fait tourner les têtes, certainement, mais ce n’est pas une denrée très rare.

La version familiale de Patrick Thibeault, par contre, est pas mal plus difficile à trouver.

Faut dire que la voiture se déclinait en plusieurs versions. Coupé, berline, convertible... et familiale.

Avec ses quatre portes et son très long toit, ce modèle est encore plus impressionnant. En comparaison avec les voitures d’aujourd’hui, le Buick est tout simplement énorme. Et pour les connaisseurs, sa rareté le rend encore plus désirable.

Patrick Thibeault ne cherchait pas ce véhicule en particulier avant d’en faire l’acquisition. Il a seulement été au bon endroit au bon moment. Et il peut dire merci à un bon ami.

Déjà propriétaire d’un Chevrolet Malibu 1978, le jeune Granbyen ne fait que commencer. Parole de Patrick, d’autres vieilles bagnoles s’ajouteront dans son entrée de garage avant longtemps.

Et si toutes ses prochaines voitures sont aussi propres et en ordre que son Buick, sa collection risque de faire bien des envieux.

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