Chevrolet Volt 2016: Raffinement et discrétion

General Motors a misé sur le raffinement pour la version 2016 plutôt que les changements draconiens, que ce soit sous le capot ou ailleurs.

Chevrolet Volt 2016

Fiche d'appréciation

Cote d'ensemble:

8/10

Forces et faiblesses:

  • Faible consommation d'essence
  • Construction soignée
  • Fluidité du groupe propulseur
  • Cinquième place inexistante
  • Lignes plutôt anonymes
  • Tableau de bord massif

Cote de l'auteur:

  • Apparence: 7/10

  • Comportement: 8/10

  • Confort à l'avant: 8/10

  • Confort à l'arrière: 5/10

  • Consommation: 9/10

  • Consommation: 9/10

  • Performance: 8/10

  • Rangement: 7/10

Que ce soit bien compris. Vous ne tomberez pas en pâmoison devant l’édition 2016 de la Chevrolet Volt, cette voiture bi-mode ou à prolongateur d’énergie, qui jouit chez nous d’une popularité étonnante et, surtout, d’une allégeance sans pareil.

Louangée pour son élimination de « l’angoisse électrique », la Volt fait son petit bonhomme de chemin avec une motorisation électrique Voltec secondée par un moteur à 4 cylindres thermique qui prend la relève à l’expiration des batteries.

General Motors a misé sur le raffinement pour la version 2016 plutôt que les changements draconiens, que ce soit sous le capot ou ailleurs. La carrosserie, par exemple, laisse entrevoir de menues différences, mais elles  ne suffisent pas à marquer un effet visuel immédiatement repérable. L’arrière, selon moi, a perdu de son originalité tandis que l’avant pourrait bien être celui de n’importe quelle compacte.

Cette timidité esthétique semble aller à l’encontre des préférences de la clientèle qui ne détestent pas que leur voiture écoénergétique  se démarque des autres par des lignes distinctives. Incidemment, la nouvelle Volt est la première voiture de chez GM à bénéficier de la nouvelle plateforme Delta qui paraît plus solide que l’ancienne avec son acier à plus haute résistance.

Cinq places, vraiment?

À l’intérieur, le tableau de bord énorme n’est pas du meilleur goût, mais le bloc d’instruments face au conducteur est à la fois coloré et généreux de ses applications.

Celle qui m’impressionne le plus permet de déterminer le moment où l’on veut rouler en mode électrique. Il suffit de mettre le système à la position «maintien» pour conserver l’énergie électrique et l’utiliserultérieurement en ville par exemple où la consommation est habituellement plus importante que sur autoroute. À titre de propriétaire d’une Volt 2012, cette possibilité m’était inconnue puisqu’elle existe seulement depuis le millésime 2013. 

Plus longue d’environ 7 cm, les dimensions de cette Chevrolet  sont approximativement les mêmes et il faut un peu d’audace pour affirmer que la dernière Volt est une 5 places.

En effet, la place du centre à l’arrière ressemble davantage à un instrument de torture qu’à un confortable fauteuil.  De plus, en y accédant, il faut plier l’échine pour ne pas se heurter la tête sur le pavillon  comme surtrop de voitures à la ligne arrière fuyante.

Une chose qui n’a pas changé, et c’est tant mieux, est cette fluidité entre le moteur électrique et son alter ego à essence. Il faut avoir l’oreille fine pour se rendre compte que la voiture passe d’un mode à l’autre.

À propos du moteur thermique justement, précisons que le 3 cylindres a cédé sa place à un 4 cylindres de 1,5 litres plus costaud enrichi de 17 chevaux pour un total combiné de 151. Il s’accommode aussi d’essence ordinaire en plus de générer de  meilleurs temps d’accélération et surtout une autonomie prolongée du moteur électrique à 85 km contre environ 67 auparavant.

À ce propos,  GM précise que la capacité de la batterie a été augmentée de 18,4 kWh avec un temps de recharge de 4½ heures sur une prise 220 volts. Autre caractéristique appréciable : alors qu’il fallait un bon 10 secondes pour passer de 0 à 100 km/h dans le précédent modèle, on y arrive dorénavant en 9 secondes et des poussières.   

Mon expérience personnelle m’ayant permis d’enregistrer une moyenne globale de 2,7 litres aux 100 km sur un an avec une Volt 2012 ayant parcouru 22 000 km permet d’espérer  un résultat bonifié avec le nouveau  modèle.

Si l’éloquence des chiffres est votre dada, sachez que la dernière Volt est globalement plus efficace de 12 % et que son groupe propulseur a été allégé de 45 kg, ce qui, ajouté à d’autres économies de poids, rend la dernière Volt 100 kg plus légère. Et si la régénération propre au freinage vous agace, vous pouvez modifier ses effets au moyen d’une palette sous le volant.  

Un équipement généreux

Parlons enfin de chiffres pour vous dire que le modèle de base coûtera 40 090 $ alors que la version LT mieux équipée s’annonce à 44 190 $. Dans les deux cas, le boni gouvernemental est de 8000$, ce qui rend l’acquisition d’une Volt plus facile à assumer, surtout que la voiture est livrée avec la caméra arrière et 10 coussins gonflables en équipements de série. Le luxe ne s’arrête pas là avec la présence de sièges, volant et rétroviseurs chauffants.

Sur les routes de la Beauce dans un décor automnal absolument splendide, la Chevrolet Volt 2016 a fait une entrée remarquée et remarquable. C’est, de toute évidence le meilleur produit de GM, une vérité que les automobilistes d’ici n’ont pas mis de temps à propager. Avec tous les raffinements de l’édition 2016, la clientèle devrait croître de façon exponentielle, bien au-delà de celle de sa rivale, la Leaf de Nissan.

Fiche technique

Nom : Chevrolet Volt 2016
Prix de base : 40 090$
Configuration : Véhicule électrique avec moteur à essence
Mécanique : Moteur à quatre cylindres de 1,5 litre
Moteur électrique : Capacité de 18,4 kWh, autonomie approx. de 80 km
Transmission : Automatique à variation continue
Garantie de base: 3 ans/60 000 km
Concurrence : Toyota Prius, Hyundai Sonata Plug-In, Nissan Leaf
 

2016 Chevrolet Volt

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