Alain McKenna

Volt 2016 : voici pourquoi Chevrolet devrait être comparé à Apple

Votre humble obligé a déjà comparé la première génération de la Volt, de Chevrolet, au premier iPhone, d’Apple : un appareil qui reprend une technologie émergente, et qui en fait exploser le potentiel au-delà de tout autre produit comparable sur le marché. Naturellement, la première Volt avait ses défauts, et sa deuxième génération s’empresse d’en corriger une bonne partie. Comme, disons, l’iPhone 3G avait lui aussi fait, à son époque.

Chevrolet Volt 2016

Fiche d'appréciation

Cote d'ensemble:

9/10

Forces et faiblesses:

  • L’ensemble de l’œuvre : cette Chevrolet n’est pas une Chevrolet.
  • Les commandes au volant sont mal foutues.

Cote de l'auteur:

  • Confort à l'avant: 8/10

  • Confort à l'arrière: 6/10

  • Consommation: 9/10

  • Équipement: 9/10

  • Prix: 7/10

  • Rangement: 7/10

Votre humble obligé a déjà comparé la première génération de la Volt, de Chevrolet, au premier iPhone, d’Apple : un appareil qui reprend une technologie émergente, et qui en fait exploser le potentiel au-delà de tout autre produit comparable sur le marché. Naturellement, la première Volt avait ses défauts, et sa deuxième génération s’empresse d’en corriger une bonne partie. Comme, disons, l’iPhone 3G avait lui aussi fait, à son époque.

Pour bien comprendre la similitude, il faut avoir suivi de près tout le travail accompli par le groupe d’ingénieurs qui, chez Chevrolet, a dû se battre bec et ongles pour rendre ce projet à terme, et les défis techniques qui ont été relevés. Au milieu des années 2000, concevoir une pile assez puissante pour animer la voiture toute seule, sur 60 kilomètres, puis se jumeler sans effort à un moteur thermique pour la suite des choses, n’était pas simple.

Sans farce, étant donné qu’Hollywood a fait un film sur l’histoire de l’inventeur de l’essuie-glace intermittent, la saga de la Volt mérite au moins une trilogie. Plus un antépisode pour la EV-1, plus une deuxième trilogie nous projetant dans le futur, portant, pourquoi pas, sur la Volt 2040 à moteur hybride nucléaire-biomasse...

Non, je n’ai pas encore vu le plus récent Star Wars.

Une voiture (un peu) améliorée
Si on compare la Volt 2016 à une Volt 2015, disons, les changements techniques concrets ne foisonnent pas : même principe de base, en mieux. La cylindrée a plus de volume et plus de muscle, le groupe électrique est un peu plus performant, et dans l’ensemble, on parcourt peut-être 50 ou 60 kilomètres, soit 5 à 10 kilomètres de plus, en mode tout électrique, après quoi on carbure à l’essence. Rendu là, la consommation peut varier entre 8 et 10 litres aux 100 kilomètres, en moyenne.

Mais sur l’ensemble d’une semaine d’essai, dans des conditions tout à fait normales (dans la mesure où la météo a été «normale» la semaine avant Noël...), il a fallu faire exprès pour que la cylindrée se mette en marche. Sur l’autoroute. Pour voir. Ce qui se traduit par une consommation totale de 1,5 litre de carburant. Pas en moyenne. Au total.

À plus long terme, on peut estimer sa consommation moyenne entre 2 à 3 litres aux 100 kilomètres dans la plupart des cas.

Là, si on compare la Volt 2016 à n’importe quelle autre voiture de même année-modèle, on a de quoi pavoiser. Car la voiture propose désormais trois ceintures à l’arrière (même si celle du centre tombe pile-poil sur la batterie, et n’offre donc, pour ainsi dire, aucune place pour les jambes d’un éventuel occupant faisant plus d’un mètre de long), et son coffre fait l’affaire pour une épicerie de bonne taille (ou une visite au magasin de Noël de votre choix).

Ce qui, à la fin de la journée, est pas mal tout ce qui compte quand on cherche une familiale pas trop grosse, assez utile, et économique. Car n’en doutez pas une seconde : son prix de détail de 40 000 dollars s’amortit rapidement quand on retranche 5000 dollars de frais de carburant par année d’utilisation. Et quand on soustrait le rabais gouvernemental de 8000 dollars.

Et quand on possède un chargeur à la maison (car sinon, les bornes publiques peuvent finir par coûter l’équivalent d’un plein d’essence). 2-3 heures branchée à 240 volts et 40 ampères, et le tour est joué.

Parlant de dépenses récurrentes moindres, la génération précédente de la Volt est mieux cotée que la Toyota Corolla et la Honda Civic, côté fiabilité, par JD Power, et s’avérait la voiture compacte la plus fiable sur le marché entre 2011 et 2014. Donc, elle coûte moins cher à entretenir, aussi...

Pendant ce temps-là, on attend toujours une première Tesla abordable quelque part en 2017... En même temps que la Bolt, une Chevrolet tout électrique qui promet elle aussi de ne pas coûter une fortune.

Des commandes simples parfois étranges
Au volant, qu’est-ce que la Volt donne? Ça donne une voiture douce, presque raffinée, qui n’accélère pas particulièrement vite, mais qui se conduit simplement. La Volt paraît lourde, paresseuse sans être maladroite, et on doit s’habituer à son freinage pas toujours égal. Et le frein à main, à compression électrique, logé à l’arrière-gauche du volant, aurait dû être modulable. Là, il est trop brusque.

Mais ça tient la route.

Et, Ô joie, en 2016, Chevrolet recourt à la fois à CarPlay et Android Auto, les systèmes embarqués d’Apple et Google, pour remplacer son propre système (MyLink), qui fait dur. Presque aussi dur que le système de Honda. C’est dire! On n’a donc qu’à brancher son téléphone (de facture récente) au port USB pour voir apparaître une interface similaire, à commande vocale. Des deux, CarPlay est définitivement le plus agréable à utiliser, surtout grâce à Siri, qui interprète adéquatement le mélange de français et d’anglais qu’on doit parler, au Québec, pour se faire comprendre («Siri, joue-moi donc Stairway to Heaven»).

Au moins, l’affreux panneau blanc semi tactile de la Volt précédente a pris le bord, et les commandes qui le remplacent sont plus intuitives.

Tout ça pour dire qu’on sent que la Volt 2016 est, enfin, une Volt bien conçue, bien assemblée, à l’image de ce que devaient souhaiter les créateurs de la première itération du modèle. 

Pas pour rien si elle a été nommée Voiture verte de l’année, par la presse spécialisée américaine. Et comme, chez Autonet, on ne fait pas les choses à moitié, allons plus loin : la Volt 2016 est sans conteste notre voiture de l’année 2016, tous modèles confondus.

Mais on ne vous dit pas comment on a quand même hâte à 2017...

•••

Chevrolet Volt 2016
Prix : 40 090$ (base, avant rabais)
Configuration : Véhicule électrique avec moteur à essence
Mécanique : Moteur à quatre cylindres de 1,5 litre
Moteur électrique : Capacité de 18,4 kWh, autonomie approx. de 65 km
Transmission : Automatique à variation continue
Garantie de base: 3 ans/60 000 km
Concurrence : Toyota Prius, Hyundai Sonata Plug-In, Nissan Leaf

Des modèles 2016 améliorés – Partie 2

Certaines versions 2016 n'ont pas beaucoup changé comparativement à leur mouture 2015, alors que d'autres ont subi une cure de rajeunissement qui mérite notre attention.

Partager votre opinion

En commentant sur ce site, vous acceptez nos conditions d'utilisation et notre nétiquette.

Commentaires des lecteurs