La Nissan Leaf 2016 tient ses promesses

La Nissan Leaf peut sembler tentante, merci à sa motorisation 100% électrique. Mais est-ce une bonne voiture pour autant?

Nissan LEAF 2016

Mon premier contact avec la Nissan Leaf avait été plutôt catastrophique, tant il est vrai que le pire incident que l’on puisse éprouver au volant d’une voiture entièrement électrique est l’épuisement des batteries et conséquemment de la force motrice.

Ayant à faire face à un trajet d’environ 100 km sur autoroute, on m’avait assuré que la réserve d’autonomie de 150 km était parfaitement adéquate. Or, ce ne fut pas le cas et après environ 85 km, l’indicateur de réserve chatouillait les 10 km et cela à 15 km de ma destination. Je précise que cela se passait par une température assez froide et que j’en étais à ma première expérience avec un tel engin.

Allô SOS

Il ne me restait plus qu’à contacter les relations publiques de Nissan pour leur demander de venir quérir leur petite merveille quelque part dans les Cantons de l’Est. Bien sûr, le monsieur des relations publiques avec lequel j’entretenais et j’entretiens toujours des échanges très distants m’avait demandé de quelle façon j’avais conduit la Leaf et sa principale excuse était que je n’avais roulé que sur autoroute, là où la régénération du freinage n’entre pas en ligne de compte. « Je veux bien cher Monsieur Chose, mais ne serait-il pas préférable de prévenir l’utilisateur d’une telle éventualité ?

Cela dit, la nouvelle Leaf 2016 nous arrive avec, en guise de rédemption de la part de Nissan  une autonomie portée à 200 km et même un peu plus.

Après une charge d’environ 5 heures avec une prise 120 volts (la Volt de mon épouse m’avait chipé notre prise 220) et 204 km en banque, j’ai franchi le même trajet qu’avec la toute première Leaf avec 88 km en réserve à l’arrivée. Les 16 km manquants sont attribuables à une température un peu défavorable (6 degrés) et à une conduite  sans égard à l’économie.

Un autre essai en cycle urbain s’est traduit par du un pour un, ce qui est éminemment rassurant et confirmé par la présence de 4 petits arbres de Noël au tableau de bord en guise de reconnaissance de ma bonne conduite écologique.

Leaf contre Volt

Le camp des propriétaires de Leaf et ils sont nombreux se réjouira de la présence de batteries plus performantes, mais n’aura pas d’autres raisons de faire la fête puisque l’édition 2016n’ajoute vraiment rien de spectaculaire au modèle précédent. L’esthétique est la même tout comme la carrosserie qui offre cependant une habitabilité supérieure à la Volt de Chevrolet avec 5 places au lieu de 4 et un coffre à bagages de plus grand volume.

Bien que cette Nissan électrifiée puisse rallier les 100 km/h en 9.2 secondes en mode « sport », ce n’est en aucun cas une voiture excitante, ce que confirme une sa puissance de seulement 107 chevaux. Au volant, on a davantage l’impression d’un modèle bas de gamme avec une suspension qui prévient mal le roulis tout en réagissant aux mauvais revêtements par des secousses déplaisantes et inconfortables.

Un freinage sévère se traduit également par de longues glissades, gracieuseté de pneus à faible résistance de roulement. Si l’on ajoute à cela une direction muette, on aura compris que la voiture s’adresse à des conducteurs sages soucieux d’environnement. On peut rehausser le comportement routier en passant au mode sport précité, mais cela détruit un peu la raison d’être de la Leaf.

Vers le 300 km

Bien que la conduite n’ait rien de bien malin, il faut quand même se familiariser avec cette mollette qui sert de levier de vitesse. Au beau milieu d’une étendue de plastique, on trouve un écran de 8 pouces affichant une foule d’informations, dont celle indiquant le va-et-vient entre le moteur et les batteries. Comme tous les ordinateurs de bord, il peut devenir dangereux de pitonner constamment au détriment de la sécurité.

La finition est sans bavure et la visibilité excellente, une rare occurrence de nos jours. J’aurais préféré des sièges un peu moins fermes, mais c’est probablement une question de goût.

Cela complète le tour du propriétaire de la Nissan Leaf 2016 qui a tenu ses promesses en matière d’autonomie même si l’on peut lui reprocher un certain laisser-aller à certains égards. La marque franco-japonaise a laissé entendre que l’autonomie atteindra l’an prochain les 300 km, ce qui serait d’un précieux secours à une plus grande implantation de la voiture électrique.

12 véhicules écoénergétiques à considérer

Source (consommation et autonomie) : Guide de consommation de carburant 2015, Ressources naturelles Canada.

Partager votre opinion

En commentant sur ce site, vous acceptez nos conditions d'utilisation et notre nétiquette.

Commentaires des lecteurs