Fred Mercier

Toyota Tundra 2016 : Comme les Américains, mais en moins bien

Les acheteurs de camionnettes ne sont pas nombreux à se tourner vers les produits japonais. Et après deux semaines passées au volant du Toyota Tundra, disons qu’on peut les comprendre.

Toyota Tundra 2016

Fiche d'appréciation

Cote d'ensemble:

6/10

Forces et faiblesses:

  • Fiabilité Toyota
  • Bonne capacité de remorquage
  • Peu de versions par rapport à la compétition
  • Pas de V6 disponible

Cote de l'auteur:

  • Consommation: 5/10

  • Équipement: 6/10

  • Prix: 7/10

  • Apparence: 7/10

  • Confort à l'arrière: 8/10

  • Consommation: 8/10

  • Comportement: 7/10

  • Performance: 8/10

  • Rangement: 8/10

Les acheteurs de camionnettes ne sont pas nombreux à se tourner vers les produits japonais. Et après deux semaines passées au volant du Toyota Tundra, disons qu’on peut les comprendre.

Le marché des camionnettes pleine grandeur est propre à l’Amérique du Nord. Et même si les constructeurs japonais tentent d’y faire leur place, force est d’admettre que les Américains sont maîtres chez eux dans ce segment.

Malgré tout, Toyota persiste et signe. Depuis maintenant plus de 15 ans, la firme japonaise propose un camion pensé et construit aux États-Unis, pour les États-Unis (et accessoirement, pour le Canada) : le Tundra.

On peut les comprendre. Le marché des camionnettes est le plus lucratif au pays. Année après année, c’est le Ford F-150 qui décroche le titre du véhicule le plus vendu au Canada. Devant les Honda Civic, Toyota Corolla et compagnie.

Un V8 ou bien rien

Comme les voitures japonaises ont réussi à s’imposer dans à peu près toutes les autres sphères de l’industrie automobile, on aurait pu s’attendre à ce que le lancement du Tundra en 1999 soit un franc succès.

Après tout, Toyota continue de porter cette réputation de fiabilité, réputation qui manque cruellement à Ford, Chrysler et General Motors.

Bref, il y a 15 ans, les constructeurs américains ont dû avoir une petite frousse en voyant Toyota se lancer sérieusement dans ce segment. 15 ans plus tard, je peux vous garantir que le Tundra a encore des croutes à manger pour pouvoir se mesurer aux leaders de sa catégorie que sont le Ford F-150, le Ram 1500 et le duo GMC Sierra/Chevrolet Silverado.

Même si les moteurs à 8 cylindres font partie de l’ADN de ces grosses camionnettes, on sent un réel désir de passer à autre chose chez les constructeurs américains. Ford propose pas moins de trois V6. Ram offre un V6 diesel qui consomme très peu.

Toyota, de son côté, s’obstine à n’offrir qu’un V8. Deux V8, en fait. Un gros moteur de 5,7 litres équipe la grande majorité des versions (dont celle mise à l’essai) alors qu’un autre V8 d’une cylindrée de 4,6 litres est aussi disponible avec le rouage à deux roues motrices.

Résultat : Le Tundra consomme beaucoup, beaucoup de pétrole, et ce même si vous n’avez rien à remorquer. Après deux semaines à traverser l’autoroute 20 pendant les Fêtes (maudite famille à Québec), le Tundra affichait une moyenne de consommation de 16,2 L/100 km. Et ça, c’est avec 90% d’autoroute!

Le V8 a ses vertus si vous devez remorquer. Souvent. Le Tundra propose d’ailleurs une capacité de remorquage qui peut dépasser les 10 000 livres.

Mais si vous avez besoin d’un camion qui sera souvent à vide, un tel moteur vous fera consommer plus de carburant pour absolument rien. Aussi bien vous tourner vers un modèle compétiteur qui vous offrira plus de latitude sous le capot.

En manque de technologies

À bord du Tundra, inutile de vous dire qu’on se sent en sécurité. Même dans une grosse tempête de neige, le véhicule garde le cap. Il faut bien des avantages à une telle consommation d’essence.

La qualité des matériaux est acceptable et l’écran tactile offert en option est facile à consulter et à manœuvrer.

Malgré tout, la génération actuelle du Tundra vieillit, et ça paraît. Plusieurs technologies intégrées chez la compétition ne sont toujours pas disponibles chez Toyota. On pense entre autres au régulateur de vitesse adaptatif et à l’avertisseur de collision imminente.

Cela n’est qu’un des nombreux exemples démontrant que le Tundra n’est plus à jour dans son segment. Après tout, sa dernière réelle refonte remonte à 2007...

Il n’est pas arrivé, le jour où les constructeurs japonais égaleront les Américains dans le segment des camionnettes pleine grandeur. Le Toyota Tundra n’est pas un mauvais véhicule. Seulement, ses compétiteurs offrent plus pour le même prix.

Le choix n’est pas trop difficile à faire...

Fiche technique

Nom : Toyota Tundra 2016
Prix de base : 29 035$
Prix du modèle à l’essai : 59 146$
Configuration : Véhicule à deux ou à quatre roues motrices avec motorisation à l’avant
Mécanique : 8 cylindres turbocompressé de 5,7 litres
Puissance/couple : 381 ch./ 401 lb-pi
Capacité de remorquage : 10 500 lbs
Consommation d’essence : 17,3 L/100 km (ville), 13,0 L/100 km (route)
Garantie de base : 3 ans/60 000 km
Concurrence : Chevrolet Silverado, GMC Sierra, RAM 1500, Ford F-150, Nissan Titan
 

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Les prix identifiés sont sujets à changement. Le nombre d'unités vendues tient compte de la période du 1er janvier au 30 septembre 2015 (sources : manufacturiers autos, Good Car Bad Car, DesRosiers Automotive Consultants).

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