Alain McKenna

Waze, Google Maps, Apple Plans, Nokia HERE: Et la prochaine frontière de la navigation GPS sur mobile est...

Ça brasse dans le petit monde des applications mobiles de navigation GPS. Après la saga Nokia HERE, débarquée sur les talons d’un lancement précipité de l’application Maps par Apple, c’est au tour de Google de jongler avec ses services de guidage. Et si Google Maps se veut la solution tout-en-un par excellence, Waze tente de se créer une niche en devenant l’outil GPS connecté le plus naturel à utiliser en voiture.

Waze

Ça brasse dans le petit monde des applications mobiles de navigation GPS. Après la saga Nokia HERE, débarquée sur les talons d’un lancement précipité de l’application Maps par Apple, c’est au tour de Google de jongler avec ses services de guidage. Et si Google Maps se veut la solution tout-en-un par excellence, Waze tente de se créer une niche en devenant l’outil GPS connecté le plus naturel à utiliser en voiture.

À travers tout ça, TomTom, Garmin, et les autres, tentent de se diversifier, sentant le mouvement de rouleau compresseur des fabricants d’appareils mobiles, lesquels misent gros sur leurs propres applications de localisation, vu leur rôle central dans une foule de contextes (surtout, la recherche de commerces et d’adresses liée à la navigation est prometteuse de revenus importants pour quiconque contrôle ce marché).

En prime, l’émergence des interfaces embarquées d’Apple et Google, les fameux CarPlay et Android Auto, rendent la concurrence encore plus complexe. Avec Google Maps s’affichant à même le tableau de bord, peu de gens prendront le temps d’installer leur téléphone intelligent bien en vue, et d’y lancer une application tierce.

Waze et la conduite sociale
Voilà donc le contexte pour Waze, une application qui se tirait bien d’affaires, à ses débuts, en misant sur le partage d’informations provenant de ses utilisateurs : voies bloquées, routes alternatives, etc., tout provient d’autres utilisateurs autour de vous. On peut aussi partager avec un tiers (par texto) l’heure d’arrivée estimée à destination. Pratique.

Google a racheté Waze assez vite merci, mais seule une mince partie de ses fonctions a été intégrée à Google Maps, en fin de compte. «On se concentre sur une chose : être le copilote idéal quand vous êtes au volant», résume Meghan Kelleher, porte-parole de Waze, qui était de passage à Montréal plus tôt cette semaine.

Le copilote idéal. Doté de la sagesse et du désir d’aider des centaines de milliers d’autres utilisateurs à proximité (ils sont 103 000 dans la grande région montréalaise), lesquels repèrent les incidents, les cônes orages, les policiers surveillant l’état de la circulation, ainsi de suite. Ceux-là peuvent aussi accéder à un éditeur de cartes et modifier le réseau routier selon son évolution. Tout est possible!

Ça fonctionne : le matin suivant notre rencontre, Waze affichait la présence d’un policier près d’une bretelle d’autoroute, 600 mètres devant nous. Et l’agent était effectivement bien présent.

La prochaine étape...
«On va plus loin, aussi. On commence à intégrer l’information de commerces spécifiques, et on commence à proposer des spéciaux et des exclusivités aux utilisateurs à proximité de ces commerces», ajoute Mme Kelleher.

C’est là la prochaine grande frontière du guidage GPS, pour Waze à tout le moins : générer des revenus ne provenant pas directement de ses utilisateurs. En d’autres mots, intégrer les offres et le marketing de partenaires commerciaux, et leur facturer l’affaire. «Tout le reste est gratuit chez Waze. On échange des données avec les gouvernements, avec les coops de taxi, etc., et ce, tout à fait gratuitement. C’est donc du côté des commerces qu’on espère se démarquer.»

Waze ne voit pas son logo apparaître à l’écran d’Android Auto ou de CarPlay de sitôt, mais elle espère bien que d’autres applications intégreront son guidage sous peu. Les applis de covoiturage, comme Lyft, notamment. Les services d’urgence. Et d’autres encore.

Pourquoi? Pour ajouter au volume déjà imposant de données que Waze tire de son utilisation par des particuliers. Déjà, ils parcourent 14,8 millions de kilomètres par mois à Montréal, seulement. Une mine d’or, à l’ère du big data.

Et c’est pourquoi tout le monde et son voisin aimerait que vous utilisiez son propre service de navigation. Waze fait-il mieux que les autres? Pas nécessairement. Mais il le fait en recourant aux données provenant d’autres utilisateurs, toujours plus aptes à informer leurs contemporains qu’un algorithme ou une intelligence artificielle.

Ils sont nombreux à apprécier cette particularité...

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