Fred Mercier

Volkswagen Karmann Ghia: L’Allemande qui voulait être italienne

Si on cachait son logo, la Volkswagen Karmann Ghia pourrait facilement se faire passer pour une petite Fiat, ou n’importe quelle bagnole italienne des années 60.

Volkswagen Karman Ghia 1964

Si on cachait son logo, la Volkswagen Karmann Ghia pourrait facilement se faire passer pour une petite Fiat, ou n’importe quelle bagnole italienne des années 60.

Voici un autre bel exemple qu’il ne faut pas toujours se fier aux apparences. Parce que sous sa jolie carrosserie signée par le designer italien Ghia, la Karmann est une vraie allemande.

En 1955, 10 ans après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, Volks commence enfin à reprendre son souffle. La vie a repris le dessus sur le continent européen, si bien que les automobilistes  commencent  à zyeuter des modèles plus raffinés, plus performants que l’increvable Coccinelle.

Entre en scène la Karmann Ghia. D’abord équipée d’une motorisation à quatre cylindres de 1,2L, on allait faire gonfler tout ça jusqu’à 1,6L. Rien de très excitant pour nos standards d’aujourd’hui, mais une belle avancée pour l’époque. Une avancée qui, d’ailleurs, permit à Volks de petit à petit se défaire de son image de constructeur de la «voiture du peuple».

Et pour ceux qui se demandent d’où vient ce drôle de nom, c’est plutôt simple. La Karmann Ghia fut construite dans les usines du fabricant allemand Karmann, à Osnabrück, puisque toutes les lignes de production de Volkswagen étaient encore engorgées par la Coccinelle.

Construite par Karmann, dessinée par Ghia. Karmann Ghia!

Un modèle propre comme un neuf

Stéphane Dumaine, de Granby, est propriétaire d’une Karmann Ghia convertible de 1964 depuis près de trois ans.

Grand amateur de la bonne vieille Coccinelle (il en possède quatre!), l’achat d’une Karmann Ghia était pour lui une suite logique, tout simplement.

«C’est un vieux rêve. J’ai toujours adoré les lignes de cette voiture», dit-il au sujet de celle qu’on appelait «The poor man’s Porsche».

Équipée d’une mécanique à 1,6 litre et d’une transmission manuelle à quatre rapports, la Karmann Ghia de Stéphane Dumaine est l’un des 5260 exemplaires décapotables construits en Allemagne pour le millésime de 1964. 

À partir de 1962, la Karmann Ghia fut aussi construite dans une usine brésilienne de Volkswagen. Toutefois, les modèles sortis de cette ligne de production étaient réservés au marché sud-américain.

Depuis qu’il en est le propriétaire, Stéphane Dumaine a remporté plusieurs prix dans les expositions estivales de voitures anciennes. Il a d’ailleurs fait tourner bien des têtes en emmenant son modèle parfaitement restauré aux expositions de Granby et de Chambly, l’été dernier.

Il a aussi vu sa Karmann être nommée la meilleure voiture canadienne de l’exposition de Stowe, au Vermont. Et il y a beaucoup de Canadiens qui s’y rendent!

Un héritage incalculable

Dans les années 50, Volkswagen ne savait pas si la fabrication d’un modèle aux allures sportives comme la Karmann Ghia allait porter fruit ou non. Un gros coup de dés.

Après une production de 20 ans sans interruption qui aura donné naissance à tout près d’un demi-million d’exemplaires, on peut dire sans se tromper que Volks a remporté son pari.

Grâce à la Karmann Ghia, le constructeur de Wolfsburg s’est petit à petit fait connaître dans le monde entier pour autre chose que sa voiture du peuple.

Et même si Volks ne fait pas parler d’elle pour les bonnes raisons depuis quelques mois, il ne faut pas oublier qu’il s’agit désormais de l’un des plus grands constructeurs automobiles au monde, comprenant des marques de renommée comme Porsche, Lamborghini et Bugatti.

Et la Karmann Ghia a un petit bout de mérite dans tout ça.

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