Fred Mercier

Toyota Prius 2016: À quand la révolution?

La reine des hybrides se refait une beauté pour 2016. En tout cas, elle essaye.

Toyota Prius 2016

Fiche d'appréciation

Cote d'ensemble:

8/10

Forces et faiblesses:

  • Consommation d’essence dure à battre
  • Équipement de série intéressant
  • Qualités routières grandement améliorées
  • Pas de version branchable
  • Style controversé
  • Confort des sièges moyen

Cote de l'auteur:

  • Consommation: 9/10

  • Équipement: 8/10

  • Prix: 8/10

  • Performance: 5/10

  • Confort à l'avant: 7/10

  • Confort à l'arrière: 7/10

  • Comportement: 8/10

  • Performance: 6/10

  • Rangement: 8/10

La Prius n’a jamais été pensée pour les conformistes. Depuis son apparition il y a près de 20 ans (!), son style ne laisse personne indifférent. On aime ou on déteste.

Et ce qui était vrai en 1997 l’est encore plus en 2016. Pour cette nouvelle génération, une quatrième depuis ses débuts, la Prius est plus excentrique que jamais.

Phares avant gigantesques, silhouette extraterrestre, habitacle en plastique blanc. Vous voyez le genre. La nouvelle Prius ne plaira pas à tout le monde. En fait, à lire les commentaires de nos lecteurs depuis son dévoilement, elle ne plaît pas à grand monde!

Économe comme pas une

Je vous laisse le soin de juger de l’apparence de la voiture. Rappelez-vous simplement qu’à chaque nouvelle Prius, on a tous eu la même réaction. On pense que Toyota est allé trop loin, et puis quelques mois plus tard, on s’habitue et on se surprend même à la trouver plutôt mignonne.

Laissons-nous donc le temps de digérer tout ça.

Ce qui semble clair, c’est que la Prius est là pour rester. Le modèle est devenu un réel ambassadeur de la technologie hybride, et pas juste chez Toyota. Dans toute l’industrie automobile, c’est le nom Prius qui nous vient en tête quand on imagine une hybride.

Et pour cette nouvelle génération, la Toyota pas comme les autres nous revient avec une économie d’essence plus minime que jamais.

Avec une conduite combinée de route et de ville, Toyota annonce une consommation moyenne de 4,5 L/100 km. Si on fait le moindrement attention, il est même facile d’abaisser cette marque.

À la fin de mon essai d’une journée dans les rues achalandées de Vancouver, l’ordinateur de bord affichait une moyenne de 3,8 L/100 km. Aucune voiture non-branchable ne peut se targuer d’en faire autant.

En plus d’un aérodynamisme amélioré, Toyota introduit pour la première fois dans sa Prius un système de batteries à lithium-ion. Seul le modèle de base demeure équipé de la batterie nickel-métal, beaucoup moins chère à produire.

Pour le reste, le moteur à essence demeure le même. Il s’agit d’un bloc de quatre cylindres de 1,8 litre à cycle Atkinson, développant une puissance de 121 chevaux une fois combiné à la batterie.

Une voiture mieux construite

Les changements effectués à la Prius vont donc bien au-delà de son look aérospatial.

Pour sa conception, les ingénieurs de chez Toyota ont adopté une toute nouvelle plateforme baptisée «Toyota New Global Architecture». Attendez-vous à voir ce châssis sous plusieurs autres modèles au cours des prochaines années.

Et qu’est-ce que ça change? Ça change à peu près tout. Le centre de gravité du véhicule a été abaissé, lui conférant une agilité de loin supérieure à ce que l’ancienne génération de la Prius était en mesure de fournir.

À l’intérieur, un grand écran est positionné sous le pare-brise, en position centrale. On peut y consulter une multitude d’informations, dont la majorité traite de la consommation d’essence.

Même avec la version de base, la Prius 2016 est livrée avec un écran tactile de 6,1 pouces, une caméra de recul et un système Bluetooth.

Tout ça pour 25 995$. C’est même moins cher que ce qui était demandé pour la Prius 2015!

Même dans sa livrée plus luxueuse Touring, la Prius 2016 ne dépasse pas les 30 000$.

Passé de mode, l’hybride?

À son lancement japonais en 1997, la Toyota Prius devenait la première voiture hybride au monde à être construite en production de masse. C’était toute une révolution, à l’époque.

19 ans plus tard, les voitures hybrides sont beaucoup plus communes. Chaque marque (ou presque) commercialise au moins un modèle hybride, et la Prius n’est plus la voiture révolutionnaire qu’elle a déjà été.

Si bien qu’on en vient à se demander où ce modèle se retrouve dans l’échiquier de Toyota. Est-ce qu’une voiture dont la vocation principale est d’être une hybride a encore sa place dans un marché ou plusieurs modèles traditionnels à essence offrent aussi une version assistée d’un moteur électrique?

On aurait aimé voir les gens de Toyota aller plus loin. Pourquoi ne pas nous proposer une Prius hybride branchable avec une autonomie intéressante, un peu comme le fait Chevrolet avec sa Volt?

Ou mieux encore, pourquoi pas une Prius 100% électrique?

L’arrivée de la quatrième génération de la Prius représentait une belle opportunité pour Toyota de réaffirmer son rôle de leader en matière de voitures vertes. Au lieu de ça, on laisse bêtement passer le bateau.

Questionnés à ce sujet par la presse automobile, les dirigeants de la marque ne disent pas non à une version branchable. Mais ils ne disent pas oui non plus. C’est d’ailleurs une option qui était offerte avec la Prius de troisième génération. Mais sa faible autonomie (environ 20 km) a empêché cette variante de prendre du galon.

En attendant, on s’en remet à la désormais bonne vieille recette de la motorisation hybride.

La Prius n’est pas aussi révolutionnaire qu’elle l’était à son lancement en 1997. Elle n’en demeure pas moins un modèle bien construit, fiable et très abordable, autant à la pompe qu’à l’achat.

Des voitures de moins de 30 000$ qui vous offriront une telle économie d’essence, il n’y en a pas d’autres.

Fiche technique

Nom : Toyota Prius 2016
Prix de base : 25 995$
Configuration : Véhicule à roues motrices avant avec motorisation à l’avant
Mécanique : 4 cylindres de 1,8 litre assisté d’un moteur électrique
Puissance: 121 chevaux
Transmission : Automatique à variation continue (CVT)
Consommation d’essence annoncée : 4,4 L/100 km (ville) / 4,6 L/100 km (route)
Consommation d’essence observée : 3,8 L/100 km
Garantie de base : 3 ans/60 000 km
 

12 véhicules écoénergétiques à considérer

Source (consommation et autonomie) : Guide de consommation de carburant 2015, Ressources naturelles Canada.

Partager votre opinion

En commentant sur ce site, vous acceptez nos conditions d'utilisation et notre nétiquette.

Commentaires des lecteurs