Rétro-concept : ce qu’on imaginait déjà en 1981

On peut dire que Mazda ne manquait pas d’imagination... en 1981

Mazda Aria

Concept de Mazda MX-81 (Aria) 1981

2016 est l’année reine pour le constructeur Mazda! La Mazda MX-5, la petite Miata, a été couronnée Voiture mondiale de l’année et Meilleur design de l’année au Salon de l’auto de New York la semaine dernière. Il pleut des roses pour le petit manufacturier nippon quand on repense aussi au prix de Meilleur VUS de l’année décerné par l’AJAC pour le CX-3, et des sept prix décernés ici, par le Guide de l’auto.

Un constructeur visionnaire, c’est un qualificatif qui ne se détermine que sur une longue échelle de temps, et on peut dire que Mazda ne manquait pas d’imagination... en 1981. Je ne sais pas pour vous, mais moi je n’étais pas née encore!

La Mazda MX-81, dite Aria
Vous rappelez-vous la fameuse petite Mazda 323, compacte et économique? Moi je m’en rappelle, car une amie au collège avait cette vieille chose pour assurer ses déplacements.  Elle l’appelait gentiment son « Casseau de framboises » probablement dû à sa forme angulaire, et au nombre de trous qu’il y avait dedans.

Cette plateforme et motorisation bien ordinaire a permis de faire naître un concept bien extraordinaire sous la direction du designer Marc Deschamps.

La voiture concept adopte alors une silhouette allongée à la façon RX-7, sans toutefois s’embarrasser du parechoc avant. La fenestration à l’honneur donne un aspect soudainement très léger à ce coupé sport. D’ailleurs, les feux arrière sont intégrés à même les piliers C et D. Une chose impensable à l’époque et qui existe de nos jours, il ne suffit qu’à penser au Cadillac Escalade.

C’est à l’intérieur que Mazda innove le plus. D’abord avec des sièges avant rotatifs qui permettent d’accéder plus facilement à l’habitacle. Même si le principe de rotation a un petit quelque chose de douteux pour nous aujourd’hui, certains véhicules offrent un accès facilité grâce au recul automatique des sièges. Parce que se cogner un genou en s’asseyant dans sa voiture, ça ne date pas d’hier!

Tout nouveau également, l’affichage à l’aide d’un écran couleur à même le tableau de bord. Un écran dont l’affichage est contrôlé par des boutons poussoirs. Rares sont les voitures de nos jours qui n’offrent pas cette technologie. À la différence, bien sûr, qu’en 1981 c’était un écran cathodique qui prenait place derrière ce volant. L’idée de tubes cathodiques pointés en direction de son torse en cas d’accident peut sembler quelque peu masochiste de nos jours. Mais l’idée était là.

L’idée qui n’a jamais vu le jour
Le volant prend un air très particulier pour ce concept. Il s’agit d’un système de courroie et de boutons poussoirs rattachés au pourtour de l’écran. Ainsi l’écran ne bouge pas, et la courroie est entraînée en direction du bouton qui est pressé. C’était une première... et une dernière!

La voiture concept Aria était bien à l’avant-garde par sa grande fenestration, l’intégration des feux arrières aux piliers de toit, à la facilité d’accès, et à l’intégration d’un écran de bords. Le tout avec les moyens qui étaient connus alors en 1981.

Son aspect, quant à lui, peut rappeler quelques véhicules chez Volvo (Tundra Concept 1979) et Citroën BX, tout simplement parce que le designer responsable de l’aspect extérieur n’était nul autre que Giuseppe Bertone de la Carrozzeria Bertone. Un personnage qui a su modeler une partie du paysage automobile après-guerre.

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