Fred Mercier

La Cadillac ATS-V 2016 ressuscite le rêve américain

Elle partait de loin, la marque Cadillac. De très loin, même.

Cadillac ATS-V 2016

Fiche d'appréciation

Cote d'ensemble:

9/10

Forces et faiblesses:

  • Transmission manuelle disponible
  • Prix concurrentiel
  • Style réussi
  • Manque de caractère
  • Places arrière quasi symboliques
  • Réputation encore à faire dans cette catégorie

Cote de l'auteur:

  • Consommation: 7/10

  • Équipement: 8/10

  • Prix: 8/10

  • Apparence: 8/10

  • Confort à l'avant: 8/10

  • Confort à l'arrière: 6/10

  • Comportement: 9/10

  • Performance: 9/10

  • Rangement: 7/10

Elle partait de loin, la marque Cadillac. De très loin, même.

Au tournant du millénaire, le constructeur américain, autrefois reconnu comme le nec plus ultra en matière de luxe et de confort, était considéré comme une marque pour les grands-parents avec un peu trop d’argent. Ouch.

Après avoir fait rêver des générations d’automobilistes, Cadillac n’était plus l’ombre d’elle-même. Puis, General Motors a amorcé un changement de philosophie qui est aujourd’hui considéré comme l’une des plus belles histoires de l’ère automobile moderne.

En 2016, on peut clamer sans se tromper que Cadillac est redevenue Cadillac.

On a recommencé à construire des véhicules non seulement luxueux, mais aussi très dynamiques. Et soudainement, plus besoin d’avoir plus de 70 ans pour désirer une Cadillac.

La très sportive Cadillac ATS-V 2016 en est l’exemple le plus éloquent.

La guerre aux Allemandes

Pour Cadillac, l’appellation V est l’équivalent du M chez BMW, ou bien d’AMG chez Mercedes. Quand vous voyez un V sur une Cadillac, dites-vous que ce n’est pas une voiture comme les autres.

En proposant (finalement) une version sportive dans le créneau des berlines compactes de luxe, Cadillac s’attaque à un monde dominé depuis longtemps par les Allemands. Que ce soit avec la BMW M3, la Mercedes-AMG C 63 ou la Audi RS5, les constructeurs allemands sont rois et maîtres de cette catégorie exclusive.

Mais voilà que, depuis quelques années, Cadillac démontre sa volonté à jouer dans les plates-bandes du célèbre trio allemand. Et avec l’ATS-V, il le fait à merveille.

Commençons par les chiffres. Grâce à un moteur V6 armé de deux turbocompresseurs, l’ATS-V 2016 propose une puissance de 464 chevaux et un couple de 445 livres-pied.

À titre comparatif, la BMW M3 2016 propose 425 chevaux alors que la Mercedes-AMG C 63 en développe 469. Bref, Cadillac est dans les normes de la catégorie.

Disponible en versions à deux ou à quatre portes, la Cadillac ATS-V 2016 que nous avons mise à l’essai était munie d’une transmission automatique à huit rapports.

Bonne nouvelle pour les puristes, une transmission manuelle à six rapports demeure offerte. C’est aussi le cas dans la M3, mais Mercedes et Audi ont abandonné la cette option depuis quelques années déjà.

Très efficace, la boîte automatique permet à l’ATS-V de décoller telle une fusée, passant de 0 à 97 km/h en 3,8 petites secondes.

Théoriquement, l’ATS-V peut atteindre 304 km/h. Là-dessus, il faudra se fier aux dires de GM, parce que je n’ai pas osé me rendre jusque-là...

Surprenante civilité

Côté dynamisme, bref, la Cadillac ATS-V n’a pas à être gênée devant ses concurrentes. Et ça va plus loin que la simple puissance du moteur.

Avec des freins haute performance Brembo, une suspension magnétique et une panoplie de pièces en fibre de carbone, tout sur cette voiture est pensé pour la performance.

Enfin, presque tout. Parce qu’à l’intérieur, l’ATS-V demeure une Cadillac. Avec toute la notion de luxe que ça implique.

Le cuir est présent en abondance, et des systèmes comme les sièges électriques, le gros écran tactile et de gros boutons sur le volant. Le genre de trucs qu’on aurait pu enlever pour abaisser le poids, mais qu’on a décidé de conserver.

Sur la grande route, l’ATS-V se comporte d’ailleurs comme une berline bien ordinaire. Trop ordinaire, même. Quand le moteur tourne au ralenti, on ne sent pas qu’on a une bête de 464 chevaux entre les mains. Il manque ce facteur intimidant qui sied si bien à la BMW M3.

En la réglant en mode Sport et en pesant sur l’accélérateur, toutefois, on se souvient rapidement que l’ATS-V est une vraie bombe.

Son comportement est tout simplement plus civilisé que celui de la M3. Plus confortable, moins sportif. Ce n’est pas meilleur ou moins bon, c’est simplement différent. Question de priorités.

Personnellement, j’aurais aimé une attitude un peu plus désinvolte.

Un prix qui fait sourire

Là où Cadillac risque de se faire beaucoup d’amis, c’est à l’étape de la facturation. Disponible à partir de 68 300$ en version berline et à 70 065$ pour le coupé, l’ATS-V est une aubaine dans son segment.

Vous voulez des exemples? La BMW M3 vous coûtera au bas mot 75 000$. Même chose pour la C 63, à 75 200$.

Avec un prix aussi alléchant, des performances dignes de ce nom et un look franchement réussi, l’ATS-V peut finalement faire frémir les ténors germaniques.

Bien joué, Cadillac.

Fiche technique
Nom : Cadillac ATS-V 2016
Prix de base : 68 300$
Prix du modèle à l’essai: 85 000$
Configuration : Véhicule à roues motrices arrière avec motorisation à l’avant
Moteur: V6 biturbo de 3,6L
Puissance/couple : 464 ch./ 445 lb-pi
Transmission : Manuelle à 6 rapports ou automatique à 8 rapports
0-97 km/h: 3,8 secondes
Vitesse maximale: 304 km/h
Consommation d’essence: 14,2 L/100 km (ville) / 8,5 L/100 km (route)
Consommation observée: 11,4 L/100 km
Garantie de base : 4 ans/80 000 km
Modèles concurrents: BMW M3, Mercedes-AMG C 63, Infiniti Q50 Red Sport

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