Scandale Diesel: un ingénieur de Volkswagen plaide coupable

Un ingénieur de longue date chez VW USA vient de plaider coupable pour conspiration et escroquerie envers l’administration fédérale américaine dans le scandale des émissions polluantes des véhicules TDI de VW.

VW Tricherie antipollution

Même si le groupe VW a réglé pour près de 15 G$ avec les autorités fédérales américaines, les déboires judiciaires n’ont pas fini de tomber sur la tête des dirigeants et autres hauts responsables dans ce lourd et pénible scandale de moteurs truqués visant à déjouer les normes antipollution.

Plusieurs enquêtes criminelles sont en cours et un premier cas de conspiration pour escroquer le gouvernement américain vient de plaider coupable. Il s’agit de James Liang, un ingénieur de longue date à l’emploi de VW.

James Robert Liang, chef de la division des moteurs diesel pour VW entre 2008 et juin dernier, marque la première accusation criminelle dans ce long scandale qui pourrait mener à d’autres accusations par le Département de justice américain.

La peine pour conspiration, escroquerie, fraude électronique et violation de la Loi Clean Air Act du gouvernement américain prévoit cinq années derrière les barreaux et une amende de 250 000 $US.

M. Liang, 62 ans, résident en Californie, a admis être impliqué dans la réalisation et la mise en œuvre d’un appareil de trucage conçu pour permettre aux moteurs TDI diesel de déjouer les tests antipollution des normes américaines. Une astuce logicielle dans la gestion du moteur activait le système antipollution pendant les tests, mais le désactivait une fois sur la route.

Quelque 500 000 véhicules à moteur TDI de VW sont visés aux États-Unis, près de 11 millions dans le monde.

D’autres co-conspirateurs dans cette affaire vont passer devant la justice, M. Liang ayant décidé passer aux aveux et de collaborer avec les autorités fédérales.

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