La Formule E, une occasion ratée

Le circuit de Formule E aurait très bien pu devenir une entreprise 100% québécoise.

Formule électrique

Photo d'archives, AFP

Si l’ex-maire de Montréal, l’énigmatique Gérald Tremblay, n’avait pas eu les deux pieds dans la même bottine (et bien d’autres choses encore), le Grand Prix de Formule E, au lieu d’être une simple course au calendrier, aurait très bien pu être une entreprise 100% québécoise qui aurait assumé le plein contrôle de tous les évènements du genre disputés dans le monde.

En effet, il y a déjà 8 ans, un promoteur du nom de «Green Prix Racing» avait mis sur pied le projet d’une série de courses de monoplaces électriques devant être disputées en milieu urbain. Cette dernière spécificité permettait aux villes de bénéficier d’une visibilité non négligeable au plan touristique tout en appuyant le concept de l’électrification des transports.

Curieusement, les deux instigateurs du projet, Harold Leclerc et Stéphane Martel,  n’étaient pas mêlés au milieu du sport automobile. Leur intérêt principal était d’épauler Montréal et le Québec dans le projet d’électrification des transports mis en place par le gouvernement du Parti Québécois et son allié Daniel Breton.

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À maintes reprises, j’ai rencontré avec eux les différentes autorités politiques afin d’instaurer un championnat de Formule électrique qui ressemblait passablement à celui qui a été créé  par la suite par un groupe européen. On ne parle pas d’une copie, mais presque...

À chaque occasion, nous avons été reçus poliment par les attachés politiques du maire Tremblay qui se sont montrés favorables au projet, mais dont l’engagement n’a jamais été plus loin qu’une poignée de main sympathique. D’une rencontre à l’autre, les représentants de la ville étaient nouveaux et il fallait repartir à zéro.

Plusieurs commanditaires avaient été rencontrés, en plus du directeur du Grand Prix du Canada, M. François Dumontier, et des représentants de l’École Polytechnique qui avaient accepté de construire le prototype de la première voiture de Formule électrique. 

MM. Leclerc et Martel estiment qu’ils ont investi au bas mot 100 000$ dans cette aventure dont l’issue a été compromise par la lenteur proverbiale des autorités politiques et, selon eux, par la réélection du Parti Libéral en 2014.

En somme, une autre belle occasion ratée pour le Québec.

Stéphane Martel et Harold Leclerc

Sébastien St-Jean - Agence QMI

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