Ce que signifie la victoire de Trump pour les constructeurs américains

Avec toutes les usines que les trois grands constructeurs ont érigées au Mexique, la victoire des républicains et de Trump n’est pas une bonne nouvelle pour ces derniers qui ont largement profité du Traité de libre-échange avec le Mexique.

Cartes des usines automobiles américaines au Mexique

gm ford fca fiat-chrysler vw

On savait depuis le début de la campagne américaine que le candidat Trump détestait tout ce qui se trouve au sud de la frontière de son pays malgré que bon nombre d’industries américaines sont installées au Mexique pour produire véhicules et pièces à meilleur marché.

Le Mexique s’est taillé une réputation industrielle avec une main-d’œuvre qualifiée et bon marché sous le parapluie commercial qu’est l'Accord de libre-échange nord-américain.

Sauf que le vote d’hier aux élections américaines risque de changer bien des choses pour les trois grands de l’auto si Trump tient sa promesse de monter un mur à la frontière et d’annuler le traité.

Baisses en bourse

Si des tarifs douaniers devaient être imposés aux produits mexicains, les prix des véhicules et des pièces américains risquent de monter. Un risque qui leur ferait perdre un de leurs avantages compétitifs vis-à-vis la concurrence.

Sur les bourses, les parts des constructeurs japonais qui produisent également au Mexique sont en baisse. D’ailleurs, en milieu de journée, les titres de GM, Ford et FCA baissent respectivement de 4,22 %, 1,18 % et 3,81 % en milieu de journée. Même un équipementier comme Delphi subit une solide correction avec -9 %.

En deux mots, l’incertitude règne.

Ford avait annoncé ce printemps des investissements de 1,6 G$ pour étendre la production au Mexique, pour GM c’est 5 G$ ! Des investissements que Trump a vivement dénoncés.

Mais selon le spécialiste C. Chesbrough de l’Association des équipementiers d’origine basée à Detroit, «les politiques de Trump pourraient ajouter 5000 $ ou plus au prix d’une voiture compacte produite au Mexique».

Si les marchés aujourd’hui au lendemain de la victoire républicaine sont en mode attente, le peso mexicain, lui, dégringole.

De son côté, Elon Musk a écrit que «l’élection d’hier n’a pas été le plus grand moment de notre démocratie». Tesla perd plus de 4 % sur le Nasdaq en mi-journée. Un analyste qui surveille les actions des compagnies impliquées dans les énergies renouvelables et les technologies propres ajoute que cette élection injectait un nouveau risque dans les investissements de celles-ci.

GM coupe

Il y a à peine quelques minutes, GM annonçait qu’elle réduit sa production à ses usines du Michigan et d’Ohio pour parer à la baisse de la demande de voitures.

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