Le ton monte entre Ford et Donald Trump

Les plans de commerce extérieur du président élu Donald Trump qui veut imposer des tarifs de 35% sur les véhicules importés du Mexique entraîneront de lourdes conséquences sur toute l’économie américaine prévient Mark Fields, PDG de Ford.

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Pendant la campagne présidentielle, le ton avait monté entre le candidat républicain et les représentants de l’industrie automobile américaine, menée entre autres par Mark Fields, PDG de Ford Motor.

Ce dernier ne prévoit rien de moins que de graves conséquences à l’économie américaine si le président élu applique son plan controversé de tarifs douaniers sur les importations mexicaines surtout, notamment celles des voitures américaines produites au sud de la frontière américaine.

Les constructeurs américains et étrangers ont fait du Mexique un important fournisseur et assembleur de voitures et de pièces automobiles grâce au Traité de libre-échange nord-américain, au point de devenir le cinquième plus grand producteur de véhicules au monde.

L’escalade verbale entre MM. Fields et Trump avait débuté dès le salon de Los Angeles l’an dernier, au début de la campagne, quand le premier avait annoncé qu’il allait transférer des États-Unis la production de petites voitures au Mexique. Le candidat avait répliqué que «nous devions conserver les usines localement». Et plus tôt cette année, le président de Ford, William Clay Ford Jr, avait ajouté qu’ils remplaçaient la production de petites voitures comme la Focus – dont la demande est faible – par celle des camionnettes F-150 dont la demande est soutenue.

Rien de cela n’a rassuré Trump qui tient mordicus à revoir l’ALÉNA et à imposer de lourds tarifs douaniers sur les importations mexicaines.

 

Le PDG Fields en a rajouté une couche en disant que des mesures anti-commerciales seraient très risquées et nuiraient non seulement à l’industrie automobile, mais à toute l’économie américaine. Le libre-échange est un must pour Ford, ajoute Fields, un moyen de produire un rendement acceptable sur l’investissement.

VUS Ford EcoSport

Le PDG de la multinationale a lancé tout dernièrement que le nouveau petit VUS à être vendu en Amérique en 2018, EcoSport, sera assemblé en Inde – une première pour un géant américain de l’automobile.

C’est sans compter les nouveaux véhicules destinés sur notre grand marché qui commenceront à être produits en Chine, comme le VUS Buick Envision.

Ford n’est pas seul dans la tourmente, Kia, Audi, Nissan et Toyota ont tous des usines pratiquement flambant neuves dans ce pays. Le géant japonais et numéro un mondial va y assembler sa voiture la plus vendue au monde, la Corolla.

D’autres ont souligné au futur président que la réelle menace n’était pas la délocalisation des emplois à l’étranger ou au Mexique, mais bien la robotisation intensive de la production.

Mark Fields n’est pas seul dans la bataille médiatique, tous les chefs d’industrie appuient sans réserve les avantages d’un marché libre et ouvert. Mais depuis l’élection de Donald J. Trump le 8 novembre, lequel a battu seul non seulement la puissante machine démocrate, mais aussi son propre parti qui lui a tourné le dos pendant la campagne, le nouveau président aura les pleins pouvoirs.

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Photo AFP

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