Électrique ou essence, qui gagnera le duel?

Entre ces deux écoles de pensée, où se situe la vraie réponse à ce que sera l’automobile du futur?

Voiture électrique

© Photo Daniel Mallard

Dans le débat que suscite actuellement la voiture électrique, on fait face à deux extrêmes.

D’un côté, on constate le fanatisme débridé des propagandistes de la motricité électrique et de l’autre, la mécréance d’un public mal informé qui croit que l’auto électrique est une utopie, sinon le propre d’une poignée de rêveurs vivant dans un autre monde.

Entre ces deux écoles de pensée, où se situe la vraie réponse à ce que sera l’automobile du futur?  Fort probablement quelque part entre ces deux extrêmes.

 

Vers une Loi zéro émissions

Voyons d’abord à quoi ressemble l’argumentation de ceux que l’on surnomme les électro-mobilistes, ces apôtres de la voiture zéro pollution qui roule sans dégager de CO2 et dans un silence absolu. Pierre Langlois, Ph.D physicien et conseiller en mobilité durable, fait partie des croyants.

Selon lui, le fait que l’électricité d’ici provient à 90% d’énergie renouvelable devrait nous inciter à devenir un leader mondial en électrification des transports. «Après tout, dit- il, notre électricité est non seulement abondante, mais bon marché». M. Langlois poursuit son exposé en trois volets en souhaitant que les gouvernements introduisent une loi Zéro Émission pour forcer les constructeurs à offrir un pourcentage toujours croissant de véhicules électriques.


Non aux autos en Allemagne

Faudra-t-il aller jusqu’aux mesures draconiennes des Indes, des Pays-Bas ou de la Norvège qui envisagent de bannir les voitures légères à essence ou diesel dès 2025 alors que l’Allemagne veut en faire autant vers 2030? Toujours selon Pierre Langlois, le consommateur devra lui aussi délaisser peu à peu les gros véhicules dont les ventes sont en forte augmentation malgré les menaces des groupes environnementaux.

Les mécréants
Dans le clan «ennemi», on trouve beaucoup de vendeurs de voitures dont la motivation est souvent guidée par l’inconnu et par la peur d’être entrainé dans un courant qui les fait craindre une perte de revenus substantiels, faute de pouvoir s’adapter à un marché en pleine mutation. 

Étrangement, les  mécréants de la mobilité électrique ont des opinions bien arrêtées sur leur ferveur à l’auto conventionnelle à l’essence, mais aucun n’est prêt à s’afficher publiquement par le biais des médias.

Leurs arguments sont hélas superficiels, pour ne pas dire insignifiants. On a peur de tomber en panne d’électricité, du petit nombre de bornes de recharge, du coût de remplacement des batteries, d’un déficit de performances et on ne sait plus de quel autre cataclysme. Les plus affranchis iront mêmes jusqu’à vous parler de la pollution que risque d’engendrer la disposition des batteries au terme de leur existence. 

Il existe pourtant des réponses apaisantes au négativisme de ces antagonistes hostiles au changement. À titre d’exemple, les batteries peuvent désormais être recyclées pour des tâches moins exigeantes tandis que les bornes de recharge rapides ne cessent de se multiplier. Enfin, souvenons- nous que des autos électriques roulaient déjà il y a plus de cent ans. 

Deviendront-elles la norme au lieu de l’exception dans une décennie ou deux? Notre cicérone Pierre Langlois en est convaincu.

nissan1juin

Agence QMI

Véhicules électrique

Photo d'archives / Courtoisie

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