Baisse de salaire pour le PDG de Volkswagen

En plein post-scandale et après une année faste en 2016, la direction du groupe VW premier constructeur mondial décide de plafonner les salaires du conseil d’administration, ainsi le PDG Matthias Müller voit son salaire plafonné à 10 millions d’euros.

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Tout va bien finalement chez le groupe VAG (Volkswagen Audi Group). Le scandale du trucage des moteurs diesel TDI est chose du passé – bien qu’il reste des milliards à payer –, le groupe est devenu premier constructeur mondial en 2016, devant Toyota, ne reste plus qu’à gérer le groupe pour en faire augmenter la valeur et la rentabilité.

Les profits nets du groupe dépassent les 5,1 milliards d’euros l’an dernier, – seulement 20 sociétés européennes ont fait mieux –, mais une perte de 1,6 G en 2915. Bref, cette belle santé financière et résultats 2016 sont dus aux solides ventes en Chine.

Salaires du directoire, -40%

Le directoire du géant aux douze marques vient de décider de plafonner les salaires de ses dirigeants. Ainsi, le PDG Matthias Müller qui a pris la relève en pleine crise du dieselgate verra son salaire annuel limité à 10 millions d’euros, l’équivalent de 16 M de nos dollars. Les autres verront les leurs plafonner à 5,5 M€, indique le quotidien français Le Point.

Les sensibilités du public vis-à-vis les salaires du grand groupe européen en Allemagne surtout sont à vif depuis l’éclatement du scandale – d’où la décision vendredi de réduire de 40% les rémunérations dans un climat électoral au pays de VW.

Dégraissage

N’oubliez pas la structure décisionnelle très particulière du groupe VAG, bicéphale, où un directoire de révision scrute les décisions de l’autre. Celui-ci est composé à moitié par des leaders syndicaux. La décision d’embaucher en 2014 un ancien cadre de BMW, Herbert Diess, reconnu pour savoir sabrer les dépenses fait grincer les dents à plusieurs, détaille l’agence Bloomberg.

Avec Diess, la direction de VW veut relancer la faible profitabilité de la maque maison, VW, et réduire l’influence des chefs syndicaux qui, selon le directoire, exercent trop d’influence dans les décisions. Une coupe de trente mille emplois sur les 610 k que compte le groupe a été annoncée en novembre dernier, étalonnée cependant sur plusieurs années.

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