Volkswagen Atlas: enfin le bon format

L’arrivée de l’Atlas 2018 vient changer bien des choses chez Volkswagen.

Volkswagen Atlas 2018

Fiche d'appréciation

Cote d'ensemble:

8/10

Forces et faiblesses:

  • Intérieur polyvalent et spacieux
  • Finition soignée
  • Conduite agréable
  • Prix attrayants
  • Visibilité arrière réduite
  • Manipulation complexe de la banquette médiane
  • Consommation élevée

Cote de l'auteur:

  • Consommation: 7/10

  • Équipement: 8/10

  • Prix: 8/10

  • Apparence: 8/10

  • Confort à l'avant: 9/10

  • Confort à l'arrière: 8/10

  • Comportement: 9/10

  • Performance: 8/10

Depuis le début des années 2000, le plus gros utilitaire offert par Volkswagen a été le Touareg, un modèle pensé à la façon européenne qui n’a jamais fait le poids contre la concurrence. Avec l’Atlas 2018, cette situation va sûrement changer.

Lorsqu’un constructeur tente d’intéresser les consommateurs avec un véhicule qui ne répond pas à leurs attentes, les résultats sont généralement déplorables. Le Volkswagen Touareg le démontre tristement, car malgré des qualités dynamiques indéniables et une finition soignée, il n’a jamais inquiété les rivaux du constructeur allemand. Sa conception particulière et son prix trop élevé laissent une majorité d’acheteurs nord-américains froids. Le retrait récent de son moteur turbodiesel l’a rendu encore plus anonyme. Si bien qu’en 2016, il a été de loin l’utilitaire de taille moyenne le moins vendu aux États-Unis, tout comme l’année précédente d’ailleurs.

L’arrivée de l’Atlas 2018 va sûrement changer la donne. Cette fois, Volkswagen dispose d’un véhicule aligné directement sur les attentes des acheteurs de Ford Explorer, de Toyota Highlander et de Honda Pilot, trois des modèles parmi les plus populaires de ce créneau sur le continent. Les plus sarcastiques diront sans doute qu’il s’agit d’une alternative de taille puisque l’Atlas devient le plus gros véhicule pour passagers de VW en Amérique du Nord. Cet utilitaire à 7 places (le Touareg n’en avait que 5) mesure plus de 5 m de long et seulement un millimètre de moins qu’un Exlorer !

Avant que n’arrivent les premiers exemplaires chez les concessionnaires, en avril, VW nous a invité à faire l’essai de cette nouveauté en Mauricie la semaine dernière. Un essai bref qui s’est tout de même avéré révélateur.

Des prix attrayants

Bien que sa fiche technique complète ne soit pas encore disponible, ses données essentielles, déjà connues, le rendent prometteur, à commencer par les prix des quatre versions inscrites au catalogue.

Contrairement au Touareg 2017 dont le prix de départ astronomique dépasse les 50 000 $, l’Atlas est offert à partir de 35 690 $. C’est le prix de l’Atlas Trendline à roues avant motrices, le modèle d’entrée de gamme. Tout comme le Comfortline, un cran plus haut dans la hiérarchie de la gamme, il est muni d’un 4-cylindres TSI à turbocompresseur. Ce moteur de 2,0 L, qui sert également à l’actuel Tiguan, lui livre 235 ch, soit 35 de plus que l’utilitaire compact de la marque.

Les modèles dotés de la transmission intégrale 4Motion ont un V6 atmosphérique de 3,6 L avec système d’arrêt/démarrage automatique au ralenti. Surnommé VR6, ce moteur sert également à la berline haut de gamme CC et à l’utilitaire Touareg. Pour l’Atlas, il produit 276 ch, soit 4 de moins que celui du Touareg.

Le système 4Motion et ce moteur font partie de la dotation de série des deux modèles les plus cossus : Highline et Execline. Il est cependant possible d’en munir les deux modèles moins coûteux en déboursant un supplément de 4 100 $. Cette option permet à VW d’offrir un Atlas à quatre roues motrices à partir de 39 790 $. Ce prix est en plein dans le mille pour intéresser les acheteurs de Honda Pilot, dont la version à quatre roues motrices la moins chère affiche un prix de 10 $ plus élevé ! Ce prix rend également l’Atlas à quatre roues motrices plus concurrentiel face aux versions équivalentes de l’Explorer (37 789 $) et du Highlander (37 995 $).

La transmission intégrale de l’Atlas est munie du système 4Motion Active Control, qui offre quatre modes de fonctionnement adaptés à autant de conditions d’utilisation : sur route, hors route, neige et « personnalisé ».

De plus, ces deux moteurs sont jumelés à une nouvelle boîte de vitesses automatique à 8 rapports qui s’est avérée souple et discrète, du moins lors de cet essai réalisé au volant d’un modèle équipé du VR6.

Enfin, à l’instar de l’Explorer, du Highlander et du Pilot, l’Atlas a une capacité de remorquage de 2 268 kg (5 000 lb), une cote qui le rendra nettement plus attrayant que le Touareg, qui est limité à 1 588 kg (3 500 lb).

Sept «vraies» places

Le nouveau venu de VW a un habitacle volumineux et polyvalent capable de loger sept personnes. L’Atlas se distingue d’ailleurs par sa banquette arrière plus spacieuse que la moyenne. Lorsqu’on sacrifie un peu d’espace pour les jambes au niveau de la banquette médiane, qui est fixée à des glissières, des adultes de taille moyenne peuvent prendre place confortablement sur la banquette arrière, chose peu commune pour un utilitaire de cette taille. On accède d’ailleurs assez aisément à cette banquette arrière, grâce à l’ouverture large que découvrent les portières et à l’espace dégagé par la banquette médiane, lorsqu’on l’avance. La manipulation de la banquette médiane exige cependant beaucoup d’efforts et la logique de son utilisation n’est vraiment pas simple, deux détails perfectibles.

En outre, en repliant les dossiers de la banquette arrière (50/50) et ceux de la banquette médiane (60/40), on obtient une surface de chargement uniforme et vaste, peut-être assez pour transporter des feuilles de contre-plaqué de 4x8. De plus, le hayon découvre une ouverture large et haute dont le seuil est relativement bas, du moins comparativement à l’ensemble des véhicules de cette catégorie. Pour les modèles Highline et Execline, ce hayon est muni d’un système d’ouverture assistée électrique qui le soulève vraiment très rapidement. Il est même possible de l’actionner avec un mouvement de pied.

Tous les modèles d’Atlas ont des roues en alliage de 18 po sauf le plus cossu, l’Execline, qui a des roues de 20 po. La dotation de série comprend une caméra de recul, des sièges avant chauffants, une chaîne multimédia avec écran tactile de 6,5 po, les systèmes pour téléphones cellulaires CarPlay d’Apple, Android Auto et MirrorLink, de même qu’un dispositif original de freinage automatique d’après-collision. Le constructeur offre d’autres dispositifs d’aide à la conduite (détection d’obstacles dans les angles morts, système d’alerte de louvoiement, régulateur de vitesse adaptatif, détection frontale de piétons, etc.) mais seulement pour les modèles plus chers.

Assemblé à l’usine de Chattanooga, au Tennessee, l’Atlas offre une sensation de conduite propre aux produits Volkswagen. Le roulis est bien contrôlé, la servodirection se révèle précise et les freins sont faciles à moduler. Le VR6, par ailleurs, ne manque pas de souffle, mais il sera naturellement plutôt gourmand, conséquence logique d’une masse dépassant les deux tonnes.

Cette nouveauté sera vendue au Canada et aux États-Unis, mais aussi en Russie, de même qu’en Chine où on l’appellera Terramont. Un nom bien différent de celui employé chez nous. D’ailleurs, Atlas, nom emprunté à un Titan de la mythologie grecque, convient parfaitement aux modèles Highline et Execline, tous deux livrés avec un toit en verre panoramique. En effet, il n’y a rien de mieux pour admirer la voûte céleste qu’Atlas, le Titan, devait supporter sur ses épaules !

 

FICHE TECHNIQUE


• Prix de base — 35 690 $ (Trendline 2RM); 39 690 $ (Comfortline 2RM); 39 790 $ (Trendline 4RM); 43 790 $ (Comfortline 4RM); 48 990 $ (Highline 4RM); 52 540 $ (Execline 4RM).

• Transport et préparation — 1 795 $

• Groupes motopropulseurs — (1) L4 turbo DACT, 2,0 L, 235 ch; (2) V6 DACT, 3,6 L, 276 ch. Boîte de vitesses automatique à 8 rapports. Roues avant motrices (Trendline, Comfortline) ou transmission intégrale (Trendline, Comfortline, Highline, Execline).

• Particularités — Suspension indépendante aux quatre roues. Freins à disque aux quatre roues. Antiblocage de série. Pneus : 245/60R18; 255/50/R20.

• Cotes — Empattement : N.D.; longueur : 5 036 mm; largeur : 1 978 mm; hauteur : 1 769 mm. Poids : N.D. Volume du réservoir : N.D. Volume du coffre : N.D. Capacité de remorquage : 2 268 kg/5 000 lb. Consommation moyenne : N.D.

• Concurrence —
Buick Enclave
Chevrolet Traverse
Dodge Durango
Ford Explorer
GMC Acadia
Honda Pilot
Hyundai Santa Fe XL
Jeep Grand Cherokee
Kia Sorento
Mazda CX-9
Mitsubishi Outlander
Nissan Pathfinder
Subaru Forester
Toyota Highlander


 

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