Acura MDX 2017: Esthétique rafraîchie

Le véhicule de luxe par excellence pour la majorité des automobilistes n’est plus une berline.

Acura MDX 2017

Fiche d'appréciation

Cote d'ensemble:

8/10

Forces et faiblesses:

  • Intérieur spacieux
  • Coffre volumineux
  • Conduite agréable
  • Visibilité arrière réduite
  • Seuil du coffre très haut
  • Système d’arrêt-démarrage perfectible

Cote de l'auteur:

  • Consommation: 6/10

  • Équipement: 8/10

  • Prix: 7/10

  • Apparence: 8/10

  • Confort à l'avant: 9/10

  • Confort à l'arrière: 8/10

  • Comportement: 8/10

  • Performance: 9/10

  • Rangement: 8/10

Le véhicule de luxe par excellence pour la majorité des automobilistes n’est plus une berline. C’est un utilitaire de grand format comme l’Acura MDX, un véhicule volumineux et bien équipé qui se veut sophistiqué.

Lorsqu’un Honda Pilot n’offre pas le luxe recherché, certains consommateurs se tournent vers la marque Acura et optent pour un véhicule de taille similaire, le MDX, pour sa présentation sophistiquée doublée d’une dotation étoffée.

L’Acura MDX n’est plus nouveau. Apparu en 2001, cet utilitaire en est aujourd’hui à sa troisième génération. À ce véhicule dévoilé au Salon de l’auto de New York, il y a quatre ans, le constructeur a apporté des retouches esthétiques et des améliorations techniques bénéficiant au modèle 2017.

Ce nouveau modèle conserve sa silhouette massive et ses phares à multiples projecteurs à DEL, mais on a enfin fait disparaître l’horrible « palette » chromée dont était affublée sa calandre pentagonale. Plus évasée dans sa partie inférieure, cette dernière met désormais en valeur le compas symbolique de la marque dans un écusson surdimensionné.

Un modèle populaire

Conçu pour transporter jusqu’à sept personnes, le MDX est le plus gros véhicule de la marque des produits de luxe de Honda. Très important pour cette marque, il constitue une alternative aux Lexus RX, Mercedes-Benz GLE et BMW X5, les trois utilitaires de luxe comparables les plus populaires à l’échelle nationale.

Pour susciter l’intérêt des acheteurs de ces véhicules, Honda mise, entre autres, sur l’identité « locale » du MDX, qui est assemblé dans une usine de l’Alabama. Ses deux générations antérieures, elles, provenaient de l’usine Honda d’Alliston, en Ontario.

Le constructeur mise aussi sur son V6 de 3,5 L réputé performant. Fort de ses 290 ch, ce moteur procure des accélérations et des reprises foudroyantes : sept secondes suffisent à propulser ce mastodonte de 2 tonnes de 0 à 100 km/h !

Pour 2017, ce moteur troque la boîte de vitesses automatique à 6 rapports qu’il avait depuis son lancement, à New York, pour une nouvelle boîte séquentielle SportShift à 9 rapports. Pour minimiser la consommation de carburant lorsque ce véhicule est à l’arrêt, que ce soit à un feu de circulation ou dans une file menant au guichet extérieur d’un restaurant, le constructeur a muni ce moteur d’un dispositif d’arrêt-démarrage automatique au ralenti. Ce dispositif cause toutefois de petits soubresauts irritants, une critique fort justifiable pour un véhicule dont le prix peut dépasser 70 000 $.

Ce groupe motopropulseur subit donc plusieurs changements pour 2017. Curieusement, ils n’apportent aucune amélioration apparente à son rendement éconergétique, puisque les cotes de consommation sont les mêmes que celles des MDX 2016 : 10,7 L/100 km pour la version Élite et 11,0 L/100 km pour les autres versions. Des cotes que nous avons d’ailleurs égalées à peu de choses près avec notre véhicule d’essais en obtenant une moyenne de 10,7 L/100 km.

Champion du remorquage

L’acheteur typique de ce genre de véhicule ne se souciera sans doute pas beaucoup des chiffres de consommation, la capacité du MDX à remorquer ses joujoux favoris ayant plus d’importance à ses yeux. Pour ce faire, il faut cependant opter pour un des deux ensembles de remorquage proposés par le constructeur. Le premier, qui coûte 1 121 $, comprend l’attelage de remorque et le faisceau d’attelages, et il permet au MDX de remorquer une charge atteignant 1 588 (3 500 lb). Pour hausser cette capacité à 2 268 kg (5 000 lb), il faut choisir l’autre ensemble, de 2 100 $, qui ajoute un système de refroidissement pour le liquide de la boîte de vitesse.

Au Canada, Honda n’offre que des MDX à quatre roues motrices, ce qui convient mieux à nos conditions hivernales. Le véhicule y gagne du même coup une aisance accrue sur les routes d’arrière-pays menant aux pourvoiries.

La polyvalence de l’habitacle contribue au succès de ce véhicule. D’abord à cause du coffre volumineux qui a un plancher plat, une fois qu’on a replié les dossiers des deux banquettes. Le seuil de son plancher s’avère cependant très haut, ce qui complique le chargement des colis lourds et encombrants.

Plusieurs acheteurs estiment aussi que l’habitacle à sept places représente un attrait. Et ce peut être le cas, puisque la banquette centrale montée sur des glissières se déplace longitudinalement. Cela permet de moduler le dégagement au niveau des pieds et des jambes pour les occupants de la banquette arrière, qui peut ainsi servir à plus que seulement des bambins. Fait à noter, pour la version la plus cossue de la gamme, l’Élite, le constructeur offre un aménagement à six places où des sièges baquets se substituent à la banquette centrale. 

Le poste de conduite, par ailleurs, est particulièrement spacieux. Ses sièges baquets amples optimisent le confort, alors que le tableau de bord, d’allure très sculpturale, procure un espace dégagé bénéficiant aux occupants des places avant. Deux écrans servant au système multimédia et au système de guidage dominent sa section centrale, mais, naturellement, leur affichage peut être parfois difficile à consulter à cause de rayons de soleil trop éclatants. On remarque aussi la disparition du levier de la boîte de vitesses. Il a été remplacé par une série de commutateurs de formes différentes regroupés sur la console centrale près du conducteur. Le constructeur affirme fièrement que ces commandes électroniques contribuent à dégager l’espace intérieur pour les occupants des places avant. En revanche, lorsque la batterie du véhicule tombe à plat, un survoltage classique ne suffit plus à remettre ce véhicule en marche. Il faut le faire remorquer chez le concessionnaire pour que ses systèmes électroniques soient reprogrammés ! Mieux vaut être averti...

Bientôt, un MDX hybride

Il y a quelques jours, la filiale étatsunienne de Honda a annoncé que le MDX Sport Hybride, une nouvelle version plus performante, sera en vente dès le mois d’avril, du moins aux États-Unis (le service de presse de Honda Canada n’avait aucune information sur cette annonce au moment d’écrire ces lignes).

Cette nouvelle variante du MDX aura un groupe motopropulseur hybride semblable à celui qu’utilise la berline RLX. Son V6, d’une cylindrée de 3,0 L, sera jumelé à trois moteurs électriques et à une boîte de vitesses automatique à 7 rapports et double embrayage. Cet ensemble produira une puissance nette de 321 ch, ce qui en fera l’utilitaire le plus puissant de l’histoire d’Acura, mais aussi le MDX le moins gourmand. En effet, le constructeur annonce qu’il aura une consommation moyenne inférieure à 9 L/100 km. Le monde à l’envers !
 

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