La voiture autonome: cessons de rêver

Prendre le volant sera toujours de mise.

Voiture autonome

Julia Tim - Fotolia

Avec toutes les avancées technologiques et les projets plus ou moins farfelus dont on nous abreuve à chaque semaine, sinon quotidiennement, l’automobile telle qu’on la connait semble se diriger vers son extinction pour céder sa place à un genre d’appareil sans autre attrait que sa praticité.

L’automobile que l’on a appris à bichonner, à traiter aux petits soins ne sera plus qu’une page d’histoire dans deux ou trois décennies.  

En premier lieu, on nous annonce régulièrement la venue prochaine de l’utopique voiture autonome. J’y crois autant que je crois aux vertus de la médaille de St-Christophe que mon père affichait dans sa Mercury 1946 pour le protéger des accidents.

Ce qui me laisse sans voix dans les tentatives de jeter dehors le conducteur, c’est d’abord la multitude de compagnies qui nous annoncent la mise au point d’une voiture autonome. Presque toutes les marques nous font savoir qu’elles touchent au but et que c’est demain la veille.

Or, je conduis une voiture semi-autonome (une Tesla P85D) et son comportement sème chez moi plus de craintes que d’ébahissement. Sur mon trajet régulier d’environ 100 km sur l’autoroute 10, j’ai droit à au moins 8 à 10 avertissements de reprendre le volant, indépendamment des conditions de la chaussée. En plus, dès que j’entreprends un certain secteur de l’autoroute en question, le système se débranche en m’avertissant que l’autopilote ne fonctionnera plus pour les 50 km qu’il me reste à parcourir. Cela est sans compter les freinages subits non sollicités.

Je ne m’en fais pas outre mesure puisque j’ai appris à vivre avec l’autopilote et je ne me formalise pas de ses caprices.

 

La faute de l’autre

Ce qui me tracasse le plus avec la voiture autonome, c’est son comportement vis-à-vis les milliers d’autres véhicules qui ne possèdent pas le même équipement et qui pourront vous rentrer dedans à la moindre occasion.

Bref, ce qui me tracasse véritablement, ce sont les impondérables. La technologie verra sans aucun doute au pire, mais pendant de nombreuses années, les véhicules auto pilotés devront cohabiter avec ceux qui ne le seront pas. Rien n’empêchera une auto folle dont le conducteur aura perdu le contrôle de vous foncer dessus.

Et ce n’est là qu’un exemple de ce que la technologie ne pourra contrôler. L’erreur est humaine et ce n’est pas Google ou qui que ce soit d’autre qui pourra se substituer à 100% au cerveau humain.

Prendre le volant sera toujours de mise.

Google car autonome

Uber, FCA, Google

Partager votre opinion

En commentant sur ce site, vous acceptez nos conditions d'utilisation et notre nétiquette.

Commentaires des lecteurs