Fred Mercier

Conduire à New York, c’est vraiment une mauvaise idée

Même pour les amateurs d’automobile, conduire en ville n’est jamais une partie de plaisir.

Micra NY

Même pour les amateurs d’automobile, conduire en ville n’est jamais une partie de plaisir. Il faut composer avec le trafic, les cyclistes, les piétons... Beaucoup de choses à gérer.

Vivant moi-même à Montréal, je croyais être un grand habitué de conduite urbaine. Jusqu’à ce que je me retrouve en plein trafic dans la Grosse Pomme.

Juste avant l’ouverture du Salon de l’auto de New York, Nissan Canada a eu l’idée d’organiser un événement de conduite avec la Micra dans les rues de la Grosse Pomme. Une bonne idée, je me suis dit. Ça faisait longtemps que je n’avais pas mis la main sur une Micra. Et tant qu’à aller à New York pour le Salon, aussi bien en profiter pour conduire un peu pendant que j’y étais.

Ça, c’était la théorie. Parce qu’en pratique, ça s’est pas mal moins bien passé.

 

Chaos urbain

Montréal et New York, c’est deux mondes.

Même dans le gros trafic, à Montréal, il y a encore une certaine notion de respect qui demeure. Respect des lumières rouges, respect des autres automobilistes qui veulent changer de voie. C’est flou, parfois, mais c’est bien réel!

À New York, c’est pas mal plus compliqué.

Les feux de circulation sont approximatifs. On ne se gêne pas pour se planter en plein milieu d’une intersection, même si ça signifie qu’on va bloquer tout le monde quand la lumière tournera au rouge. Sur l’autoroute, c’est la loi de la jungle. Faut faire sa place, parce que personne ne le fera à votre place.

Je croyais être bien à l’aise avec la conduite urbaine, mais cette escapade dans Manhattan et Brooklyn m’a prouvé que j’avais encore bien des choses à apprendre. Ou à éviter.

Surtout que la Micra que nous avions à l’essai était pourvue d’une transmission manuelle. J’adore les boîtes manuelles, mais pour une rare fois dans ma vie, j’aurais troqué pour l’automatique sans la moindre hésitation.

Les méchantes remorqueuses

Ça c’est mon impression de la conduite à New York. Mais il y a pire: le stationnement.

Se stationner sur le Plateau Mont-Royal, c’est chiant. Se stationner dans Brooklyn, c’est carrément l’enfer.

Dans un quartier baptisé D.U.M.B.O. (pour Down under the Manhattan bridge overpass), mon collègue et moi avons voulu nous arrêter une quinzaine de minutes, le temps d’aller prendre quelques photos et de passer prendre un café.

 

Après avoir sillonné les rues des alentours, j’ai finalement trouvé un espace de stationnement libre. Il y avait une borne fontaine à proximité, j’en conviens, mais la Micra était assez petite pour ne pas l’obstruer. Le genre de stationnement qui aurait passé à Montréal, je crois.

Pas à New York.

À notre retour à la voiture, surprise! Une remorqueuse était en train de s’emparer de notre petite Micra. J’ai couru jusqu’à la voiture, espérant tomber sur quelqu’un de gentil et compréhensif.

Visiblement, ce n’était pas ma journée.

Après avoir quasiment supplié les deux agents qui s’affairaient à embarquer la Micra, je me suis résigné. Ces gens-là n’allaient pas me laisser partir aussi rapidement.

Ils m’ont expliqué que pour récupérer la voiture, nous devions nous rendre à la fourrière municipale, située à une dizaine de coins de rue. M’semble que ça aurait été plus simple de nous laisser repartir, mais bon...

 

La marche nous a pris une quinzaine de minutes. Et croyez-le ou non, nous sommes arrivés à la fourrière en même temps que la Micra! À New York, aussi bien être à pied...

 

Là, évidemment, il a fallu payer. Payer cher, à part ça. 185$ pour le remorquage et 115$ pour s’être garés trop près d’une borne fontaine.

Facture totale: 300$. US, évidemment.

En attendant qu’on nous ramène la Micra en avant, on a vu des remorqueuses défiler, ramenant chacune une voiture à la fourrière.

«Combien de voitures sont remorquées ici à chaque jour?», a demandé mon collègue à la dame qui s’occupait du paiement. «A lot», elle répond.

Tout ça pour dire que la prochaine fois que vous allez à New York, prenez dont un taxi. Ou le métro. Ou un vélo.

Tout sauf une voiture.
 

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