Fred Mercier

Jeep Wrangler: le cœur avant la tête

J’aurais toutes les raisons du monde de déconseiller l’achat d’un Jeep Wrangler. Et pourtant...

Jeep Wrangler 2017

Fiche d'appréciation

Cote d'ensemble:

7/10

Forces et faiblesses:

  • Valeur de revente exceptionnelle
  • Véhicule unique en son genre
  • Les bancs de neige deviennent un terrain de jeu
  • Consommation d’essence élevée
  • Comportement routier digne du siècle dernier
  • Peu d’équipement disponible

Cote de l'auteur:

  • Consommation: 4/10

  • Équipement: 6/10

  • Prix: 7/10

  • Apparence: 9/10

  • Confort à l'avant: 7/10

  • Confort à l'arrière: 7/10

  • Comportement: 5/10

  • Performance: 6/10

  • Rangement: 8/10

J’aurais toutes les raisons du monde de déconseiller l’achat d’un Jeep Wrangler.

Énergivore comme deux, l’iconique Jeep n’a à peu près pas changé depuis plus de 10 ans, et ça paraît. À tous les points de vue, c’est un véhicule complètement dépassé. Un anachronisme sur le marché automobile.

Et pourtant, je m’achèterais un Wrangler demain matin.

 

La passion avant la raison

D’un point de vue rationnel, l’achat d’un Jeep Wrangler est à peu près impossible à justifier. Parce qu’à part ses capacités hors-route exceptionnelles (que la grande majorité des propriétaires n’exploiteront jamais), c’est un modèle qui ne sert franchement pas à grand chose.

Pour moins cher, vous pouvez facilement trouver un VUS plus spacieux, mieux équipé et beaucoup plus écoénergétique.

Mais voilà. L’automobile, ce n’est pas qu’une affaire de raison. C’est aussi une histoire de cœur. Et c’est là que le Wrangler gagne des points.

Pour son côté historique, d’abord. Le Wrangler, c’est le descendant spirituel du Willys, ce petit véhicule à tout faire qui a servi l’armée américaine durant la Deuxième guerre mondiale.

 

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Et ce qui fait la beauté de ce modèle, c’est qu’il a très peu changé depuis tout ce temps. Certes, le Wrangler s’est modernisé. Jeep n’a pas eu le choix. Mais il conserve une aura très similaire à celle du vieux Willys. Et ça, ça signifie qu’encore aujourd’hui, on priorise les capacités hors route au confort et aux performances routières.

 

Illogique? Peut-être.

Mais suffit de jeter un œil aux ventes du modèle pour réaliser que la demande est bel et bien là. Encore l’an dernier, Jeep en a vendu 18 277 exemplaires au Canada. Ça dépasse les ventes de VUS pas mal plus conventionnels comme le Subaru Forester, le Honda HR-V ou le Nissan Murano.

Amenez-en, du gaz!

Peu importe la version que vous choisirez, le Wrangler demeure essentiellement le même véhicule.

Un seul moteur est proposé, un V6 de 3,6 litre développant 285 chevaux et 260 livres-pied de couple. Une transmission manuelle à six vitesses est proposée de série et une boîte automatique à cinq rapports peut aussi être commandée.

 

Avec tout ça, attendez-vous à devenir le meilleur ami des pétrolières.

Lors de ma semaine d’essai, j’ai compilé une moyenne de consommation de 14L/100 km. Il y a des VUS pleine grandeur qui font mieux que ça.

Faut dire qu’avec son aérodynamisme de livre de beurre, le Wrangler ne s’aide pas. Mais c’est ce qui fait son charme, il paraît! Oui, le Wrangler se doit de demeurer fidèle à ses origines, mais je ne vois pas comment une meilleure consommation d’essence pourrait nuire.

Au moins, cela vous donne droit à un système à quatre roues motrices dont la réputation parle d’elle-même. Avec un Wrangler entre les mains, les bancs de neige québécois deviennent un véritable terrain de jeu. La définition de la conduite hivernale prend alors un tout autre sens.

 

Puis, une fois l’été arrivé, libre à vous de vous débarrasser du toit. C’est compliqué sans bon sens, mais c’est faisable. Même les portières peuvent être retirées sans trop d’efforts! Ça fait partie de la magie du Wrangler. Ça et les gros terrains de boue, bien entendu.

Avec le modèle à deux portes, l’espace intérieur est à peu près inexistant, autant dans le coffre que pour les passagers arrière. Le modèle à quatre portes est peut-être un peu moins joli, mais il est franchement plus pratique.

 

En attendant du nouveau

D’ici la fin de l’année, Jeep présentera une toute nouvelle génération du Wrangler, qui devrait arriver chez les concessionnaires quelque part en 2018.

On en sait encore très peu, mais des rumeurs de motorisation hybride ou au diesel se font déjà entendre. Jeep aurait aussi l’intention de commercialiser une version «pickup» de son Wrangler!

En attendant tout ça, le Wrangler 2017 demeure celui de la génération JK, la même qu’on nous propose depuis 2007.

Le modèle de base est offert à partir de 28 695$, mais il faut débourser au minimum 36 495$ pour une version à quatre portes. Ce n’est pas donné, mais le Wrangler se rattrape avec une valeur de revente complètement hallucinante. Regardez sur les sites d’annonces classées, juste pour le plaisir. Un Wrangler usagé se vend presqu’aussi cher qu’un neuf.

C’est ça, le Jeep Wrangler. Un véhicule qu’on achète avec son cœur, et pas sa tête. Et vous savez quoi? C’est bien parfait comme ça.


Fiche technique

Nom : Jeep Wrangler 2017
Prix de base : 28 695$
Prix du modèle à l’essai: 42 095$
Configuration : Véhicule à quatre roues motrices avec motorisation à l’avant
Mécanique : Moteur à six cylindres en V de 3,6 litres
Puissance/couple: 285 ch/ 260 lb-pi
Transmission : Manuelle à 6 vitesses ou automatique à 5 rapports
Capacité de remorquage: 3500 lbs (modèle à 4 portes)
Consommation d’essence annoncée (automatique): 14,1 L/100 km (ville)11,1 L/100 km (route)
Consommation d’essence observée: 14 L/100 km
Garantie de base : 3 ans/60 000 km
Concurrence: Un Wrangler, c’est un Wrangler

Jeep Wrangler 2017

Frédéric Mercier

Jeep Wrangler 2017

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