Un champagne au goût amer

Les organisateurs de l’évènement relaté par Réjean Tremblay méritent une volée d’insultes pour leur incurie.

Gilles Villeneuve

Je souscris entièrement aux propos de M. Réjean Tremblay dans sa chronique à propos de la désorganisation qui régnait lors de la cérémonie de dévoilement d’une série de timbres honorant différentes têtes d’affiche de la course automobile, dont le regretté Gilles Villeneuve.

J’ai moi-même subi l’affront de ne pas avoir été invité ou même informé de la chose, alors que j’ai besogné pendant des mois pour que Postes Canada rende ce genre d’hommage pleinement dû au pilote exceptionnel qu’a été Gilles Villeneuve.

J’ai interpellé différentes personnalités politiques dont le ministre de l’époque André Bourbeau, j’ai participé à des émissions de télé et j’ai fait signer plusieurs pétitions pour faire bouger les choses. Toujours sans résultat.   

Pourtant, pendant les semaines (si ce n’est des mois) qui ont suivi le décès de Gilles Villeneuve, je n’ai cessé de militer pour qu’un hommage d’envergure soit rendu au plus grand pilote automobile que le Québec ait connu.

On nous dira que le circuit Gilles Villeneuve est suffisant pour perpétuer la mémoire du pilote de Ferrari. À ce sujet, je vous dirai qu’il suffira qu’un promoteur se montre le bout du nez avec ses milliards de dollars pour que le circuit devienne un «développement» résidentiel.

Les organisateurs de l’évènement relaté par Réjean Tremblay méritent une volée d’insultes pour leur incurie. Quant à moi j’espère que leur champagne aura un goût amer.

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