Mazda3 Sport: Toujours une valeur sûre

Il existe certaines automobiles qu’on recommande sans hésiter à cause de leurs prestations routières et de leur conception attrayante.

Mazda3 Sport 2017

Fiche d'appréciation

Cote d'ensemble:

8/10

Forces et faiblesses:

  • Silhouette élégante
  • Moteur 2,5 litres très souple
  • Finition soignée et de belle qualité
  • Consommation raisonnable
  • Visibilité arrière réduite
  • Places arrière peu spacieuses

Cote de l'auteur:

  • Consommation: 8/10

  • Équipement: 8/10

  • Prix: 8/10

  • Apparence: 9/10

  • Confort à l'avant: 8/10

  • Confort à l'arrière: 7/10

  • Comportement: 9/10

  • Performance: 8/10

  • Rangement: 7/10

Il existe certaines automobiles qu’on recommande sans hésiter à cause de leurs prestations routières et de leur conception attrayante. La Mazda3 en fait partie, et ce, depuis l’apparition de sa toute première version, fin 2003, année où elle a remplacé la Mazda Protege.

Année après année, la Mazda3 demeure une des voitures compactes les plus populaires à l’échelle provinciale et nationale. Dans le palmarès des ventes actuel, elle se situe parmi le peloton de tête derrière la Honda Civic (l’éternelle championne), la Toyota Corolla et la Hyundai Elantra, bataillant avec la Chevrolet Cruze pour la quatrième place. L’arrivée récente de nouvelles rivales à cinq portes (parmi la gamme de la Civic, de la Corolla et de la Cruze) a contribué à lui faire perdre quelques points au chapitre des ventes.

Car il faut rappeler que, contrairement à ses principales rivales, la «3» existe depuis longtemps sous deux formes différentes: la berline classique, dotée d’un coffre distinct de l’habitacle, et la version à hayon appelée Mazda3 Sport, qui bénéficie d’une aire à bagages transformable pratique. Cette version, que le tiers des acheteurs de Mazda3 choisissent, est celle dont nous avons fait l’essai.

Retouches esthétiques

Pour 2017, le constructeur de Hiroshima a apporté quelques retouches à l’apparence de sa compacte. Il n’hésite pas à les qualifier de discrètes. Et c’est bien ainsi, car la silhouette de la Mazda3 de troisième génération, lancée en 2013, demeure tout aussi actuelle qu’élégante.

Outre les nouvelles roues de 18 po, qui demeurent l’apanage des versions GT (plus cossues), les principales nouveautés esthétiques sont réunies dans la partie avant où l’on remarque une calandre, des phares et des antibrouillards redessinés. Quoique subtiles, ces retouches donnent plus de caractère à la voiture.

Alors que la berline est proposée (depuis peu) en quatre niveaux de dotation (GX, SE, GS et GT), on n’en dénombre que trois pour la Sport: les Mazda3 Sport GX et GS, qui partagent un 4-cylindres Skyactiv de 2,0 L, et la GT, version dont nous avons fait l’essai, qui domine la gamme avec son 4-cylindres de 2,5 L plus pimpant.

Le moteur de 2,0 L livre 155 ch et 150 lb-pi de couple à cette compacte. C’est assez de puissance pour permettre aux deux versions plus abordables d’accélérer de 0 à 100 km/h en 9 s. Par contre, fort de ses 184 ch, le moteur de 2,5 L livre 185 lb-pi dès que sont régime atteint 3250 tr/min. Ces cotes expliquent son tempérament indéniablement athlétique, ses reprises nettement plus animées et la seconde qu’il retranche au temps d’accélération de 0 à 100 km/h.

Ces deux moteurs — et plus encore celui de 2,5 L — m’amènent à conclure que la Mazda3 Sport a bel et bien déclassé la Volkswagen Golf pour ce qui est de l’agrément de conduite. Pas seulement à cause de la vivacité du moteur de plus forte cylindrée, mais aussi à cause de la conception ingénieuse et l’étagement efficace de ses deux boîtes de vitesses: une manuelle et une automatique ayant toutes deux 6 rapports. La manuelle se distingue par un maniement super précis, alors que l’automatique, qui est assortie d’un mode manuel (avec palettes fixées au volant dans le cas de la GT), effectue le passage des rapports avec une douceur exemplaire.

Appelée Skyactiv-Drive, la boîte automatique figure parmi les options des trois Mazda3 Sport. Elle ajoute 1300 $ aux prix des versions GX et GS, alors qu’elle constitue une option sans frais dans le cas de la GT.

À tout cela s’ajoutent d’autres particularités qui font aujourd’hui défaut à la Golf. Mentionnons d’abord la rigidité structurelle du châssis de la Mazda3 Sport, une qualité souvent associée à des véhicules beaucoup plus coûteux qui transmet une grande assurance au conducteur. La calibration ingénieuse des éléments de sa suspension lui évite aussi la mollesse parfois désagréable de sa rivale de Volkswagen, sans pour autant imposer la rudesse de la suspension de la Cruze à hayon.

Il ne faut pas oublier, non plus, la servodirection qui est particulièrement précise et, surtout, qui le demeure même à haute vitesse, alors que le freinage est facile à moduler. Il est assuré par des disques aux quatre roues qui ont du mordant. La GT a même des disques de plus grand diamètre à l’avant.

Le moteur de 2,5 L, enfin, se révèle peu gourmand. Pour cet essai réalisé au volant d’une Mazda3 Sport à boîte automatique, il a donné un rendement de 8,1 L aux 100 km, une cote proche de celle annoncée par le constructeur, soit 7,9 L. Cette cote s’avère d’ailleurs peu différente de celle que procure le moteur de 2,0 L avec l’une ou l’autre des deux boîtes de vitesses: 7,4 L. Plus que pour sa consommation, ce moteur sera donc avant tout le choix des acheteurs qui recherchent un véhicule moins coûteux.

Bien à bord

L’aménagement intérieur de la Mazda3 Sport constitue un de ses points forts, du moins lorsqu’on l’utilise pour deux adultes et deux jeunes enfants, car les places arrière manquent de dégagement au niveau des jambes. En revanche, le confort à l’avant est princier! Un siège baquet moulant et un tableau de bord bien aménagé, avec des commandes à portée de main, attendent le conducteur. L’agrément de conduite est garanti!

L’écran multimédia couleur de 7 po logé au sommet du tableau de bord a des touches tactiles faciles à utiliser et une interface plus conviviale que celle du nouveau système Sync de Ford. La GT a même un afficheur de vitesse «tête haute» très pratique!

La finition intérieure de la GT est particulièrement soignée et les matériaux sont de belle qualité. On se croirait à bord d’une voiture de la trempe de la Mercedes-Benz CLA... sans avoir payé son prix ridiculement élevé.

Le champ de vision arrière limité est le talon d'Achille de cette compacte. De grands rétroviseurs extérieurs (avec dégivreur pour les versions GS et GT) et une caméra arrière de série contribuent à pallier ce défaut de design malheureusement commun à plusieurs voitures de cette catégorie.

Enfin, si les places arrière se révèlent contraignantes, ce n’est pas le cas du coffre. Avec un volume utile qui varie de 572 à 1334 L, selon l’utilisation faite de la banquette arrière et de ses dossiers inclinables 60/40, cette compacte peut transporter des objets très encombrants: un vélo, un téléviseur à grand écran ou tout le nécessaire pour faire du camping en amoureux. Ce haut niveau de polyvalence m’amène souvent à m’interroger sur le bien fondé d’acheter un petit utilitaire. Après tout, ces VUS ont parfois un coffre à peine plus logeable et, ironiquement, ils coûtent plus cher et sont plus énergivores. C’est sans doute une question de mode...
 

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