Fred Mercier

Non, le Can-Am Spyder n’est pas qu’une moto pour baby-boomer

Le Can-Am Spyder fête son dixième anniversaire cette année. Eh oui, 10 ans pour ce drôle de compromis entre la voiture et la moto.

Can-Am Spyder 2017

BRP

Le Can-Am Spyder fête son dixième anniversaire cette année. Eh oui, 10 ans pour ce drôle de compromis entre la voiture et la moto.

Le Spyder, une création toute québécoise signée BRP, est désormais vendu un peu partout à travers le monde. Il a maintenant 10 ans, mais je n’avais jamais eu l’occasion de le mettre à l’essai. Et pour être bien franc, je n’en avais jamais vraiment eu l’envie non plus.

Titulaire d’un permis de conduire de motocyclette, j’ai toujours vu le Spyder comme une moto qui ne s’assume pas, comme un jouet pour les baby-boomers qui n’ont pas la patience de faire leur cours de conduite à moto.

Après un avant-midi à sillonner les routes des Cantons-de-l’Est à son guidon, ma perception du Spyder a changé. Un peu.

 

Une adaptation très facile

Pas besoin d’une très grande formation pour conduire un Spyder. Si vous avez un permis de moto, vous pouvez prendre la route quand vous le voulez.

Si vous n’avez pas de permis de moto, mais détenez un permis de conduire pour automobile, on ne vous demande que trois heures de cours théoriques suivis de quatre heures de pratique. Et bien honnêtement, c’est plus que suffisant.

Conduire un Spyder se fait pratiquement les doigts dans le nez. On accélère avec la poignée droite comme on le fait avec une moto, et on freine avec le pied droit. Un système électronique s’occupe de répartir la force de freinage entre l’avant et l’arrière.

Le modèle que j’ai mis à l’essai, un F3, était muni d’une transmission semi-automatique qui rendait sa conduite encore plus enfantine. On change les rapports nous-même avec la main gauche, mais il n’y a pas de pédale d’embrayage. Ça en vient presque ennuyant.

Heureusement, la classique transmission manuelle est aussi offerte. Tout dépend du type de conduite que vous souhaitez adopter.

 

Un plaisir mitigé

Peu importe la version, le Can-Am Spyder est animé par un bloc à trois cylindres. Et il en a dans le ventre, ce moteur fabriqué par Rotax. En le faisant fonctionner à haut régime, le Spyder peut rapidement devenir une petite bombe sur trois roues.

Reste que si vous vous attendez à un plaisir de conduire similaire à celui ressenti à moto, vous risquez d’être déçu. Plus confortable et beaucoup plus facile à manier qu’une motocyclette, le Spyder offre aussi une expérience beaucoup plus aseptisée.

En fait, le Can-Am Spyder ne peut pas être comparé à une moto pour la simple et bonne raison que ce n’est pas une moto. On ne peut pas non plus le comparer à une voiture sport, parce que ce n’est pas ça non plus.

 

Le Spyder, c’est un Spyder. C’est une catégorie de véhicule à part entière, avec ses qualités et ses défauts. C’est le véhicule des compromis.

À un prix de base de 19 299$, faut dire qu’il n’est pas donné non plus. Avec quelques options, la version haut de gamme F3-T peut même dépasser les 30 000$. Ouch.

Reste que si vous avez envie de profiter de l’été sans passer à travers le compliqué processus d’obtention d’un permis de conduire de moto, le Spyder est là. Et à voir sa popularité sur les routes du Québec, il semble être là pour rester.

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Frédéric Mercier

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Frédéric Mercier

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Frédéric Mercier

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