Takata déclare faillite au Japon et aux États-Unis

Durement mis à mal par des rappels sans fin de ses coussins gonflables qui en explosant ont causé plusieurs décès et blessures et des amendes de tribunaux américains, le fabricant japonais Takata déclare faillite tant au Japon qu’aux États-Unis. L’américaine Key Safety rachète tous les actifs de Takata, sauf ceux liés aux coussins gonflables.

Coussins Takata

On a pu suivre dans nos pages la longue agonie du fabricant japonais de composantes automobiles Takata qui, après rappels après rappels de ses coussins gonflables, déclare finalement faillite au Japon et aux États-Unis.

On sait qu’avec les années, l’humidité affecte le dispositif de gonflage par une amorce plus puissante que nécessaire, faisant projeter des morceaux de métal dans l’habitacle.

Ces dispositifs – sujets à la plus grande campagne de rappel dans l’histoire avec près de 100 millions d’unités parmi une vingtaine de constructeurs – sont liés à au moins une quinzaine de décès et un peu moins de 200 blessés. Les tribunaux américains ont infligé à Takata une amende d’un milliard de dollars et accusé trois anciens directeurs de fautes criminelles.

Rachetée par Key Safety

Grand fabricant de composantes automobiles, Takata conserve de beaux restes malgré sa faillite. L’américain Key Safety, du Michigan, rachète tous les actifs de l’entreprise japonaise pour 1,59 milliard $US, sauf ceux liés à la division des coussins gonflables qui, éventuellement, seront démantelés.

La faillite de Takata permettra à Key Safety de se protéger des obligations légales reliées aux coussins gonflables.

La conclusion de ce rachat est prévue début 2018.

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