Nissan Qashqai: le bon format au bon moment

Les choses vont rondement chez Nissan. En l’espace de cinq ans, les ventes de cette marque ont presque doublé au Canada.

Nissan Qashqai 2017

Les choses vont rondement chez Nissan. En l’espace de cinq ans, les ventes de cette marque ont presque doublé au Canada. Une grande part de ce succès revient à sa gamme d’utilitaires, petits et gros, qui s’enrichit cette année d’un nouveau modèle sous-compact appelé Qashqai.

Les habitués de cette rubrique le savent : les Canadiens achètent de plus en plus de petits utilitaires — des véhicules de taille compacte et sous-compacte. En 2008, les ventes de ces véhicules représentaient 14,6 % de l’ensemble des ventes annuelles au pays. En 2016, cette proportion atteignait 22,0 % et la croissance n’est pas prête d’arrêter, affirment les porte-parole de Nissan Canada.

Ce constructeur japonais qui propose déjà un des utilitaires compacts les plus populaires au pays, le Rogue, profite de cette vague de popularité pour lancer le Qashqai 2017 (prononcez « Cach-Caï »). Plus petit que le Rogue, cette nouveauté rivalisera avec des modèles comme le Honda HR-V et le Mazda CX-3.

Un utilitaire en plus

Sixième utilitaire de la gamme Nissan, le Qashqai n’est pas le plus petit du lot. Ce statut revient au Juke, un véhicule d’allure singulière dont les ventes, quoique limitées, se maintiennent (833 contre 13 996 pour le Rogue, entre janvier et avril). Comme les produits de la marque Mini, le Juke répond aux attentes d’une clientèle exubérante, qui n’hésite pas à l’afficher. Avec une allure contemporaine moins excentrique et des dimensions plus généreuses, le Qashqai saura rejoindre une frange d’acheteurs plus importante, qu’un prix de base près frôlant les 20 000 $ saura titiller. C’est le pouvoir attractif des chiffres...

D’autres chiffres favorisent le Qashqai. Construit sur une version raccourcie de la plateforme du Rogue, ce nouveau véhicule est plus court que ce dernier et, donc, plus facile à garer (4,4 m plutôt que 4,6). Par rapport au Juke (4,1 m), il est aussi plus spacieux et son coffre (celui du Qashqai SV, version pressentie pour être la plus vendue) procure jusqu’à 1 509 L de volume utile, lorsque les dossiers 40/60 de sa banquette arrière sont repliés. Cette cote nettement supérieure à celle du Juke (1 016 L) se compare favorablement à celles du HR-V (1 665 L) et du CX-3 (1 528 L).

Le Qashqai ne se substituera pas seulement à d’autres petits utilitaires. Chez Nissan, on estime qu’une part des acheteurs le choisira au lieu d’une voiture compacte. Après tout, il a les mêmes attributs qu’une Mazda3 Sport ou une Volkswagen Golf (taille, volume intérieur, prix, polyvalence, etc.), tout en offrant une position de conduite plus élevée et la possibilité d’avoir une transmission intégrale.

Deux appellations différentes

Cette nouveauté provient de l’usine Nissan de Kyushu, au Japon, et, contrairement aux États-Unis, où il est appelé Rogue Sport, les exemplaires destinés au Canada conservent le nom qui le désigne ailleurs dans le monde depuis son apparition, il y a plus de dix ans (voir l’encadré).

Le Qashqai est animé par un 4-cylindres de 2,0 L à injection directe. Ce moteur de 141 ch qui lui est réservé en Amérique du Nord provient de la version d’entrée de gamme européenne du Rogue (appelé X-Trail là-bas).

À l’instar de quelques autres constructeurs, dont Honda et Subaru, une boîte de vitesses manuelle (à 6 rapports) fait partie de la dotation de série du Qashqai S, la version d’entrée de gamme à deux roues motrices (avant). Cette exclusivité canadienne permet d’afficher ce fameux prix de base alléchant : 19 998 $. Les versions SV et SL, plus cossues, sont livrées avec une boîte de vitesses automatique à variation continue, qui figure parmi les options de la version S. Cette option ajoute cependant 2 000 $ à la facture de cette version, puisqu’elle ajoute également un régulateur de vitesse et les roues en alliage de 17 po du Qashqai SV, qui remplacent des roues en acier de 16 po.

La boîte automatique contribue à réduire la consommation de carburant de ce véhicule, certes, mais pas beaucoup. Pour ses versions à deux et quatre roues motrices à boîte automatique, le constructeur annonce des cotes de consommation moyenne de 7,3 et 7,5 L/100 km respectivement. Celle du Qashqai à boîte manuelle est de 8,1 L/100 km. Par ailleurs, on s’étonne d’apprendre que le Rogue, pourtant plus lourd, est un peu moins gourmand en carburant, comme en témoignent les cotes moyennes de ses versions à deux et quatre roues motrices : 7,0 et 7,4 L/100 km.

Sur route, le Qashqai fait bonne figure par rapport à certains concurrents, comme le Chevrolet Trax. Sa servodirection est précise et pas surassistée. Ses suspensions indépendantes masquent efficacement les défauts du revêtement et le roulis en courbe est limité. De plus, l’insonorisation réussie de l’habitacle contribue à rendre les longues ballades agréables. Enfin, le mode manuel de la boîte automatique est pratique, mais il manque des palettes sur le volant (un accessoire de série pour la Subaru Crosstrek...). Par contre, le freinage, quoique puissant, est difficile à moduler, alors que la boîte automatique devient invariablement bruyante dès qu’on sollicite toute la horde de chevaux du moteur. Cet irritant, qui est moins accentué avec un HR-V 2017, est inexistant dans le cas du CX-3.

Pour le marché canadien, le constructeur propose donc trois versions — S, SV et SL — offrant des niveaux de dotation attrayants. La version de base, par exemple, a des sièges chauffants, un climatiseur, une caméra arrière, des rétroviseurs à réglage électrique et un système Bluetooth pour la téléphonie mains libres. Il ne manque que les systèmes CarPlay d’Apple et Android Auto, qui ne figurent pas au catalogue.

Une transmission intégrale réactive, qui est proposée pour la version SV contre un supplément de 2 200 $, est de série pour la version SL. Cette dernière a d’ailleurs des roues en alliage de 19 po, une sellerie de cuir et une chaîne multimédia à GPS dotée d’un écran tactile plus large (7 po plutôt que 5). C’est aussi la seule qui peut recevoir l’ensemble optionnel Platinum (2 700 $), qui réunit des projecteurs à DEL et un ensemble de dispositifs d’aide à la conduite (régulateur de vitesse adaptatif, système de freinage d’urgence automatique avec détection de piétons, système de détection d’obstacles dans les angles morts et de trafic transversal arrière, alarme de déviation de trajectoire, etc.).

Pour rendre le Qashqai plus visible sur nos routes, Nissan propose pour les versions SV et SL deux couleurs saisissantes manifestement destinées à faire tourner les têtes : le Lime nitro (qu’on voit sur les photos) et l’Orange monarque. Ces teintes, qui ne figurent pas au nuancier du Qashqai ailleurs dans le monde, risquent de devenir familières au Québec où le succès de ce nouvel utilitaire semble assuré.

 

FICHE TECHNIQUE


• Prix de base — 19 998 $ (S BMV 2RM); 24 598 $ (SL BVA 2RM); 29 498 $ (SV BVA 4RM); 32 198 $ (SV Platinum BVA 4RM).

• Transport et préparation — 1 750 $

• Groupe motopropulseur —L4 2.0 L; 141 ch à 6 000 tr/min et 147 lb-pi à 4 400 tr/min. Boîte de vitesses manuelle à 6 rapports ou automatique à variation continue. Roues motrices avant ou transmission intégrale.

• Particularités — Suspension indépendante aux quatre roues. Freins à disque aux roues avant; freins à tambour aux roues arrière. Antiblocage de série. Pneus : 215/65R16 (S); 215/60R17 (S et SV); 225/45R19 (SL).

• Cotes — Empattement : 2 646 mm; longueur : 4 380 mm; largeur : 1 838 mm; hauteur : 1 587 mm. Poids : 1 425-1 558 kg. Volume du coffre : 564-1 730 L. Volume du réservoir : 55 L. Consommation moyenne (constructeur, BVA) : 7,3 L/100 km (2RM); 7,5 L/100 km (4RM).

• Concurrence —
Buick Encore
Chevrolet Trax
Fiat 500X
Ford EcoSport (2018)
Honda HR-V
Hyundai Kona (2018)
Jeep Renegade
Jeep Compass
Kia Stonic (2018)
Mazda CX-3
Mitsubishi RVR
Nissan Juke
Subaru Crosstrek
Toyota C-HR

Partager votre opinion

En commentant sur ce site, vous acceptez nos conditions d'utilisation et notre nétiquette.

Commentaires des lecteurs