Tesla boude le français

Malgré un succès notable et des ventes pertinentes au Québec, la marque américaine de voitures électriques Tesla continue de bouder le français.

Tesla Model X

Malgré un succès notable et des ventes pertinentes au Québec,  la marque américaine de voitures électriques Tesla continue de bouder le français dans les logiciels servant au guidage vocal par satellite ou même pour l’utilisation du téléphone qui ne répond qu’aux commandes en anglais. Et cela tant sur la berline Model S que l’utilitaire sport Model X. 

La maison mère de Tesla à Toronto a reçu de nombreuses plaintes à cet effet, mais les résultats sont toujours les mêmes. «Nous prenons bonne note de vos remarques», point à la ligne. Au quartier général de Tesla, rue Ferrier à Montréal, l’entêtement de la marque est le même. Renaud Bérubé, le directeur, reconduit un message similaire, mais rien ne bouge malgré ses efforts personnels pour corriger cette lacune. 

Le site Internet spécialisé «Roulez électrique» a relevé ce problème a de maintes reprises, mais il semble que l’admiration des acheteurs de Tesla pour ses voitures électriques soit plus forte que leur conviction de l’importance du français dans la langue usitée du Québec.

 

La preuve se lit dans des commentaires comme ceux-ci extraits du texte de «Roulez électrique» sur la gravité de la situation. «Tesla manque de respect envers sa clientèle et cela est d’autant plus répréhensible que l’information existe déjà sur le marché en France où les Tesla sont vendues». Ce correspondant soulève toute l’ampleur du problème. Ce serait d’une facilité déconcertante pour Tesla de faire les petites modifications nécessaires pour tenir compte des petites différences ou expressions qui sont utilisées dans d’autres marchés francophones. Un propriétaire de Tesla, Pierre Champoux, promet de ne plus acheter de Tesla tant et aussi longtemps que cette politique incompréhensible sera en force. Il ajoute: «j’ai écrit plusieurs fois à la compagnie pour me plaindre et l’on n’a même pas eu la politesse de me répondre. Ce même individu suggère d’inonder la compagnie de «tweets » afin de manifester leur mécontentement.

 

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On s’attendrait à ce que l’Office de la langue française manifeste aussi sa présence. La seule lueur d’espoir en fin de compte vient de la nomination d’un nouveau directeur général de Tesla au Canada, M. Lenny Jones qui, selon une source fiable, est au courant de l’ire des propriétaires et promet de prendre les choses en mains. À cela, un membre du Club  Tesla précise: «ça fait 5 ans que l’on nous chante la même chanson et rien ne change.»

M. Musk ignore peut-être l’existence du français.

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