Kia Rio 2018: Une nouvelle silhouette aguichante

Elle est jolie, bien construite et bien équipée. Agréable à conduire, elle ne coûte pas des millions à l’achat et consomme peu de carburant. Il s’agit de la nouvelle Kia Rio, une favorite des Québécois depuis plus de 15 ans.

Kia Rio 2018

Elle est jolie, bien construite et bien équipée. Agréable à conduire, elle ne coûte pas des millions à l’achat et consomme peu de carburant. Il s’agit de la nouvelle Kia Rio, une favorite des Québécois depuis plus de 15 ans.

Cette citadine a fait ses débuts au Mondial de l’automobile à Paris, en septembre 2016. Il a cependant fallu attendre un an avant qu’elle ne débarque chez nous. Cette voiture, qui est le deuxième produit le plus vendu au monde du constructeur automobile coréen Kia, est la Rio, un modèle populaire au Québec.

Cette voiture sous-compacte figure au catalogue canadien de Kia depuis l’an 2000, ce qui en fait le plus « vieux » modèle de la marque ici. En dix-sept ans, les Canadiens en ont d’ailleurs acheté plus de 163 000 et 42 % de ces petites voitures ont trouvé preneurs dans la Belle Province.

Et ça, les gens de Kia Canada l’ont compris, puisque la Rio 2018, qui inaugure sa quatrième génération, est livrée avec des sièges avant chauffants et, comble du confort, un volant en cuir également chauffant. Vous avez bien lu : un volant et des sièges chauffants, et ce même dans la Rio la plus humble : la LX, offerte à partir de 14 995 $. Ironiquement, l’acheteur d’une Mercedes-Benz C 300 4Matic 2018 valant 44 700 $ devra débourser un supplément de 250 $ pour avoir un volant chauffant ! 

La Rio à hayon (dont nous avons fait l’essai) est la première version qui est offerte par les concessionnaires canadiens de la marque, mais la berline suivra sous peu (voir l’encadré). Cette nouveauté affiche des formes repensées plutôt discrètes. Une silhouette élégante esquissée conjointement par les spécialistes des centres de design Kia d’Allemagne et de Californie, qui ont travaillé en étroite collaboration avec les ingénieurs responsables du développement de la plateforme à Namyang, en Corée.

Au premier coup d’oeil, on reconnaît l’appartenance à la marque par cette calandre au « nez de tigre », signature désormais caractéristique des produits Kia. Toute menue, cette calandre est encadrée de phares au design inédit, avec des feux diurnes à DEL en forme de U, du moins sur les différentes Rio EX, des modèles dont les prix de base dépassent les 20 000 $. La partie arrière de cette voiture a une lunette beaucoup moins inclinée. De plus, une ligne droite découpe le flanc de la carrosserie en s’étirant de la calandre, en frôlant les phares, au haut des portières et jusqu’aux feux arrière pour donner plus de volume à une carrosserie qui paraîtrait autrement trop sobre. Sur la version la plus richement équipée, l’EX Sport (22 045 $ et plus), les feux arrière sont dotés de DEL qui adoptent une nouvelle signature lumineuse en forme de flèches. Plutôt original.

Avec un capot plus long, un porte-à-faux avant allongé et un porte-à-faux arrière raccourci, son profil a beaucoup changé. Ces changements se reflètent dans ses dimensions nouvelles puisque, par rapport à la Rio 2017 à hayon, sa carrosserie a gagné 15 mm et l’empattement du châssis 10 mm.

Intérieur plus techno

Le nouvel habitacle adopte une allure moderne avec des formes plus travaillées qui s’entendent à la largeur du tableau de bord, et jusque dans les garnitures intérieures des portières. L’effet rend l’intérieur plus homogène que dans l’ancien modèle.

Quelques garnitures décoratives noires à fini brillant entourent la partie centrale du tableau de bord, qu’on a légèrement incurvé vers le conducteur pour optimiser son ergonomie. C’est à la fois pratique et plus chic. Évidemment, on dénote l’apparition au centre du tableau de bord d’un écran tactile de 5,0 po dans la LX et 7,0 po dans les autres versions. Cet écran flottant (« en lévitation » disent ses designers) sert au système d’infodivertissement qui intègre, dans les versions EX, les systèmes Android Auto et CarPlay d’Apple. Il est encadré par deux bandes verticales de boutons-pression, deux petites commandes rotatives pour le réglage de la sonorisation et la syntonisation, et, plus bas, deux grosses molettes rotatives pour la ventilation et le chauffage. Ce design est simple, intuitif et, donc, facile à utiliser.

L’espace intérieur est généreux et peut accueillir quatre adultes de taille moyenne avec un confort convenable. L’espace pour les jambes à l’arrière a d’ailleurs augmenté de 790 à 850 mm. Quant au coffre, qui est naturellement transformable grâce aux dossiers rabattables 60/40 (de série) de la banquette arrière, son volume utile a augmenté légèrement. Mais il importe de savoir que l’ouverture dévoilée par le hayon a été élargie (+71 mm) et abaissée (-26 mm), ce qui facilite le chargement des colis encombrants. Le volume utile maximal (928 L), enfin, est comparable à celui du coffre des Nissan Micra (819) et Versa Note (1 084 L), alors qu’il est supérieur à celui d’une Ford Fiesta (720 L), mais aussi inférieur à celui d’une Toyota Yaris à hayon (1 180 L). Bien entendu, au rayon des sous-compactes à hayon, rien ne bat le coffre de la Honda Fit (1 492 L) en matière de logeabilité et de capacité de transformation.

Mécanique connue

Sous la nouvelle robe de la Rio, on retrouve une mécanique connue. Il s’agit du 4-cylindres de 1,6 L GDI à injection directe qui animait la Rio 2017. Pour la version 2018, il produit 7 ch de moins et son couple culmine à 119 lb-pi plutôt que 123, mais toujours au régime maximal de 4 850 tr/min. Ces différences sont cependant sans conséquence sur l’accélération et les reprises, qui demeurent convenables pour l’usage urbain auquel on destine cette voiture. Certains conducteurs trouveront même ce petit moteur plutôt nerveux. En outre, la consommation moyenne de 7,6 L/100 km que nous avons relevée au terme de notre essai (réalisé avec une version à boîte automatique) s’apparente aux cotes des rivales de la Rio.

Le freinage a beaucoup de mordant, du moins sur les versions EX (celles dont nous avons fait l’essai) puisqu’elles sont munies de quatre freins à disque. Car, pour 2018, Kia a choisi d’équiper la Rio LX d’entrée de gamme de freins arrière à tambour, alors que la version 2017 de ce modèle avait des disques. Autre détail à noter, les modèles LX et EX 2018, qui sont munis des roues de 15 po, procurent un roulement plus doux que la EX Sport. Les roues de 17 po de cette dernière sont peut-être bien belles, mais les pneus à taille plus basse dont elles sont chaussées sont inutilement fermes. Qui plus est, ces roues seront plus coûteuses à chausser de pneus d’hiver.

Assemblée à l’usine mexicaine de Pasqueria, où Kia produit également la Forte, sa voiture compacte, depuis mai 2016, la Rio 2018 compte toujours parmi les achats attrayants de sa catégorie, d’autant plus qu’elle est assortie d’un des meilleurs programmes de garanties de l’industrie.

La berline: en septembre

Comme pour le modèle qu’elle remplace, la Kia Rio 2018 ne sera pas proposée uniquement en version 5-portes. Une berline d’allure traditionnelle fera ses débuts chez les concessionnaires de la marque à la mi-septembre.

Comme la 5-portes, cette variante sera proposée en versions LX, EX et EX Sport. Sa carrosserie, qui est légèrement plus longue que celle de la 5-portes (4 385 mm contre 4 065) offre essentiellement la même habitabilité. On ne dénote qu’une maigre différence au niveau de ses places arrière, qui offrent 14 mm moins de dégagement pour la tête. Une différence qui n’est pas vraiment significative.

Quant au coffre, par son volume utile de 387 L, il rend cette berline comparable à ses rivales : les berlines Ford Fiesta (362 L), Hyundai Accent (387 L), Chevrolet Sonic (422 L) et Toyota Yaris (382 L). Et naturellement, dans les trois versions de cette berline, la banquette arrière munie de dossiers rabattables divisés 60/40 permet au besoin d’allonger la surface de chargement.

La berline Rio partage le 4-cylindres de 130 ch de la 5-portes et, au moment de publier cet article, le constructeur n’avait pas encore annoncé son prix.


Fiche technique


• Prix de base — 14 995 $ (LX); 16 595 $ (LX+); 20 945 $ (EX); 22 045 $ (EX Sport); 23 745 $ (EX Tech Navi).

• Transport et préparation — 1 560 $

• Groupe motopropulseur — L4 DACT, 1,6 L, 130 ch à 6 300 tr/min, 119 lb-pi à 4 850 tr/min. Boîte de vitesses manuelle à 6 rapports ou automatique à 6 rapports. Roues avant motrices.

• Particularités — Suspension indépendante aux roues avant; poutre de torsion à l’arrière. Freins à disque aux roues avant; freins à tambour (LX) ou à disques (EX et EX Sport) aux roues arrière. Antiblocage de série. Pneus : P185/65R15 (LX et EX); P205/45R17 (EX Sport).

• Cotes — Empattement : 2 580 mm; longueur : 4 065 mm; largeur : 1 725 mm; hauteur : 1 450 mm. Poids : 1 201-1 278 kg. Volume du réservoir : 45 litres. Volume du coffre : 493-928 L. Consommation moyenne (essai; BVA) : 7,6 L/100 km.

• Concurrence —
Chevrolet Sonic
Ford Fiesta
Honda Fit
Hyundai Accent
Kia Rio
Mitsubishi Mirage
Nissan Micra
Nissan Versa Note
Toyota Prius c
Toyota Yaris


• Points forts —
Moteur nerveux
Design intérieur réussi
Coffre pratique (Rio 5-portes)


• Points faibles —
Freins arrière à tambour (Rio LX)
Pneus de 17 po moins confortables
Visibilité arrière réduite

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