Volkswagen GTI : trois lettres qu’on adore

On a essayé la Volkswagen GTI pendant une semaine. Voici ce qu’on a aimé, mais aussi ce qui nous a déplu.

Volkswagen GTI 2017

Fiche d'appréciation

Cote d'ensemble:

7/10

Cote de l'auteur:

  • Confort à l'avant: 8/10

  • Confort à l'arrière: 6/10

  • Consommation: 8/10

  • Équipement: 7/10

  • Comportement: 7/10

  • Apparence: 8/10

  • Performance: 7/10

  • Prix: 6/10

  • Rangement: 7/10

En 1974, Volkswagen a lancé la Golf, qui portait alors le nom Rabbit ici. Deux ans plus tard, voyant le succès et le potentiel de cette petite voiture, le constructeur allemand en conçoit une version sportive. C’est ainsi qu’est née la GTI. En 41 ans, elle a, certes, évolué, mais la recette d’antan est demeurée la même: procurer du plaisir à son conducteur. 
 
On a essayé la Volkswagen GTI pendant une semaine. Voici ce qu’on a aimé, mais aussi ce qui nous a déplu. 
 
Ce qu’on a aimé : 
Clin d’œil au passé 
La GTI a un riche passé et Volkswagen a eu la brillante idée de faire un bref retour en arrière. En effet, depuis quelques années, la GTI est offerte avec des bancs en tissu carreauté comme c’était le cas lorsque le modèle a jadis été lancé. Bien que certaines trouvent ça kitsch, moi, j’adore. 
 
Transmission 
Lorsque je suis embarqué dans la GTI, je vous mentirais si je vous disais que je n’ai pas été un brin déçu qu’elle n’ait que deux pédales. Une voiture à caractère sportif, c’est encore plus plaisant avec une boîte manuelle. Mais bon, tant pis, me suis-je dit. 
Finalement, je me suis rapidement rendu compte que la boîte automatique DSG n’avait rien à voir avec une transmission automatique conventionnelle. Elle est rapide et tellement efficace. On dirait qu’elle lisait dans mes pensées et changeait les rapports exactement au moment auquel je les aurais changés si elle avait été manuelle. Dès que le mode sport est engagé, elle devient encore plus précise et agressive. Avoir à en acheter une, je serais bien embêté entre choisir la boîte manuelle ou la DSG. Surtout considérant les bouchons de circulation... 
 
Go-kart 
Pendant les sept jours, j’ai eu le sourire collé au visage. Je me suis inventé des commissions à faire, histoire de la conduire encore plus. Franchement, elle se pilote comme un go-kart même si elle peut accueillir cinq occupants. Elle obéit au doigt et à l’œil et ça, j’aime ça. En ville, elle se faufile partout.
 
Performances 
Il y a des choses dans la vie qu’on prend pour acquis, comme le fait que le Centre Bell soit rempli nonobstant les performances du Canadien. Mais aussi que la GTI et la GLI sont aussi puissantes l’une que l’autre. Et bien non, c’est faux. Elles développent toutes les deux 210 chevaux, mais la GTI développe 258 livres-pied de couple contre 207 pour la GLI. Et ça se ressent. Contrairement à sa sœur la berline, il est inutile de jouer très haut dans le régime du moteur avancer. Mais ce n’est pas tout. La GTI est aussi environ 5000$ de moins. Que voulez-vous de plus? 
 
Excellent prix de consolation 
Avec un prix de départ dépassant les 40 000$, la Golf R est tout sauf accessible. Son système à quatre roues motrices (4Motion) et ses 292 chevaux-vapeur me font indéniablement rêver. Mais pour un peu plus de 10 000$ de moins, vous avez une GTI. À moins d’être riche à craquer, je me consolerais avec la GTI et je ne pleurnicherais pas bien longtemps. 
 
Ce qui nous a déplu : 
Prix 
Parlons-en, de son prix. Avec un prix de départ 29 495$, elle est attrayante, c’est certain. Mais la facture monte rapidement. La GTI à l’essai valait 37 705$. Oui, elle était munie du système d’aide au conducteur et d’un très bon système de son Fender, mais ses sièges étaient en tissu et électriques qu’à moitié. Pour ce prix, on aurait pu se forcer un peu plus. 
 
Fiabilité 
Les gens de Volkswagen vous diront que les graves problèmes de fiabilité font désormais partie du passé. Or, une méfiance et une inquiétude continuent de planer. D’après le plus récent palmarès de Consumer Reports, Volkswagen se classe au huitième rang des marques les moins fiables. Certes, il y en a des pires (Ram, Fiat, Chrysler, etc.), mais il y en a des nettement meilleures aussi. Alors, est-ce que j’achèterais une GTI? Probablement pas, malgré tout le bien que j’en pense. Je la louerais, histoire de ne pas avoir à me casser la tête.
 
L’électricité l’emporte 
Lors d’un bref exercice à faible valeur scientifique, j’ai opposé la GTI à la e-Golf. Lors d’un test consistant à accélérer de 0 à 50 km/h le plus rapidement possible, la Golf alimentée à l’électricité s’est démarquée et a été sacrée grande championne. Son départ est plus foudroyant que la GTI. 
 
Bref 
Je ne vous le cacherai pas, mes attentes étaient élevées lorsque je suis monté à bord de la GTI. Depuis que je suis haut comme trois pommes, la GTI me fait – un peu – rêver. Les petites sportives, ça vient me chercher. 
Au chapitre de la conduite, elle ne m’a pas déçu une seule seconde. Toutefois, la fiabilité me ferait peur. Après l’avoir conduite, je suis ravi qu’elle me plaise encore plus qu’auparavant. Je continuerai donc d’adorer ces trois lettres mythiques. 

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