Fred Mercier

Oui, il y a un marché pour Rolls-Royce au Québec

Des Rolls-Royce, on n’en voit pas à tous les jours au Québec. Mais on en vend suffisamment pour que le célèbre constructeur aux origines britanniques ait pignon sur rue à Montréal.

Rolls-Royce Québec

Des Rolls-Royce, on n’en voit pas à tous les jours au Québec. Mais on en vend suffisamment pour que le célèbre constructeur aux origines britanniques ait pignon sur rue à Montréal.

Même que les affaires vont plutôt bien pour le concessionnaire de prestige montréalais. L’an dernier, on a vendu environ 45 véhicules neufs en plus de garder un inventaire de modèles d’occasion de luxe. Quand on connaît la valeur des bolides qui y sont présentés, c’est franchement impressionnant.

En début de semaine, le concessionnaire a d’ailleurs accueilli clients et médias pour une première présentation de la nouvelle Phantom 2018, l’iconique modèle de Rolls-Royce dont le prix de départ dépassera les 500 000$.

 

À lire aussi: La nouvelle Rolls-Royce Phantom débarque au Québec

 

Nous en avons profité pour échanger quelques mots avec Gad Bitton, président de Rolls-Royce Motor Cars Québec.

 

Des mentalités qui changent

Dans une province au climat aride et à l’imposition aussi élevée, y a-t-il vraiment un marché pour un constructeur de prestige de la trempe de Rolls-Royce?

«De l’argent, il y en a au Québec, il y en a à Montréal. Il y en a autant qu’à Toronto, commente d’emblée M. Bitton. Seulement, ici, on ne le montre pas», constate-t-il. D’ailleurs, l’un des défis de son entreprise, note-t-il, est de montrer aux gens que conduire une Rolls-Royce n’est pas une mauvaise chose. Et ça se fait, lentement mais sûrement.

Le changement de mentalité, Gad Bitton l’a beaucoup senti depuis l’ouverture de sa concession en 2010. «L’âge de nos clients est beaucoup plus bas que ce que vous pourriez croire», indique-t-il, assurant que la moyenne se situe autour du début de la quarantaine.

«En 2003 [lors du retour de la Phantom sous le giron de BMW], Rolls-Royce était une compagnie à une voiture», rappelle Gad Bitton. Aujourd’hui, avec la Ghost, la Wraith et la Dawn, le constructeur réussit à aller chercher un plus large éventail de consommateurs. C’est d’ailleurs la Wraith qui est désormais le meilleur vendeur de la gamme.

 

Mon pays, c’est l’hiver

Gad Bitton se s’en cache pas, la présence de versions à rouage intégral dans la gamme Rolls-Royce l’aiderait assurément à séduire plus d’acheteurs québécois. Le premier VUS de la marque est attendu pour l’an prochain, ce qui viendra partiellement régler le problème. Mais Gad Bitton voit plus loin. «C’est vrai qu’on a un VUS qui s’en vient, mais on a aussi besoin de versions à quatre roues motrices de nos berlines.»

À ce sujet, le responsable des communications chez Rolls-Royce, Gerry Spahn, nous a confirmé que l’architecture de la nouvelle Phantom pouvait facilement être modifiée pour recevoir un éventuel rouage intégral, ou même une motorisation électrique. «On n’a toujours pas pris de décision à cet effet», a-t-il toutefois tenu à préciser.

En attendant, Gad Bitton et son équipe s’apprêtent à déménager dans de nouveaux locaux de 81 000 pieds carrés, dont l’espace principal sera réservé aux produits Rolls-Royce.

Au Canada, seulement trois autres concessionnaires sont en affaires pour le compte de Rolls-Royce. On en trouve un à Toronto, un à Vancouver et un autre à Calgary. Visiblement, il y a de la place pour le Québec dans l’échiquier du constructeur.

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