BMW 330e: La Série 3 à l'heure de l'électrification

Une voiture hybride rechargeable peut être à la fois éconergétique et agréable à conduire. Le constructeur allemand BMW le démontre éloquemment avec sa petite berline sport 330e.

BMW 330e 2017

Fiche d'appréciation

Cote d'ensemble:

8/10

Forces et faiblesses:

  • Construction solide
  • Conduite stimulante
  • Consommation réduite
  • Pneus à roulage à plat fermes
  • Coffre plus petit
  • Places arrière réduites

Cote de l'auteur:

  • Consommation: 9/10

  • Équipement: 8/10

  • Prix: 7/10

  • Apparence: 8/10

  • Confort à l'avant: 8/10

  • Confort à l'arrière: 7/10

  • Comportement: 9/10

  • Performance: 8/10

  • Rangement: 7/10

Une voiture hybride rechargeable peut être à la fois éconergétique et agréable à conduire. Le constructeur allemand BMW le démontre éloquemment avec sa petite berline sport 330e.

Les acheteurs de petites berlines sport européennes de luxe savent à quelle enseigne se présenter pour trouver un modèle offrant à la fois des prestations routières relevées et une construction soignée. Depuis toujours, la marque BMW est une favorite des amateurs de conduite. Mais dans l’esprit de plusieurs, le plaisir de conduire et la notion de voiture éconergétique demeurent des concepts antinomiques.

Voilà sans doute pourquoi la 330e demeure un des secrets les mieux gardés de BMW. Peu de consommateurs connaissent cette berline sport, qui est animée par un groupe motopropulseur hybride rechargeable. À la fin de septembre, le constructeur allemand n’en avait vendu que 121 au Canada, et ce depuis son introduction, en juin 2016 ! C’est peu. Durant la même période, les ventes totales de la Série 3 au pays, toutes versions confondues (berlines traditionnelles, berlines à hayon et familiales), ont dépassé 9 100 unités.

L’acheteur d’une berline de la Série 3 a donc désormais l’opportunité de profiter de l’électromobilité, sans pour autant négliger l’agrément de conduite propre à ces voitures. En effet, la 330e est aussi « connectée » à la route et inspirante à conduire que les autres berlines de la gamme.

Au premier coup d’oeil, on croirait voir une Série 3 comme les autres, mais une trappe sur son aile avant, côté conducteur, la distingue. Elle cache la connexion servant à recharger la batterie de son moteur électrique. Ce moteur de 65 kW (88 ch) est jumelé à un 4-cylindres de 2,0 L à turbocompresseur qui produit 184 ch. Ensemble, ces deux moteurs livrent une puissance nette de 252 ch, soit l’équivalent de la puissance du moteur turbo de 2,0 L d’une berline 330i xDrive. Le moteur de 248 ch de cette dernière lui permet d’ailleurs d’accélérer de 0 à 100 km/h en 5,8 s, alors qu’il ne faut que quatre dixièmes de seconde de plus à la 330e pour en faire autant.

Moins gourmande en carburant

Au chapitre de la consommation de carburant, on dénote toutefois une première différence significative. Les chiffres du constructeur nous révèlent que la consommation moyenne de la 330e atteint 7,8 L/100 km (nous avons obtenu une moyenne de 8,5 L) et celle de la 330i à quatre roues motrices 9,1 L/100 km. La petite berline hybride serait donc environ 15 % plus éconergétique qu’une 330i xDrive. Cela signifie moins de rejets polluants dans l’air. Des chiffres publiés en Europe nous apprennent d’ailleurs que les émissions de CO2 de la 330e sont de 44 g/km, alors qu’ils atteignent 138 g/km pour une 330i xDrive.

Mais il y a mieux, car la 330e peut aussi rouler en mode tout électrique. Son autonomie ne permet pas de rallier Montréal et Québec, mais pour faire des courses dans ces deux grandes villes et leurs banlieues, la 330e pourrait faire l’affaire. Sa batterie au lithium-ion d’une capacité de 7,6 kWh lui permet de parcourir une vingtaine de kilomètres sans produire la moindre émission polluante, selon la vitesse, les conditions climatiques et les conditions routières naturellement. Lors de notre essai, nous avons pu réaliser un trajet de 25 km et certains automobilistes affirment pouvoir faire mieux.

L’action de son groupe motopropulseur est transparente. Lorsque les deux moteurs fonctionnent de manière complémentaire, on ne ressent jamais d’à-coups gênants lorsque l’un ou l’autre entre en action. De plus, le moteur thermique reste très discret contrairement, par exemple, à celui de la Toyota Prius Prime (une autre hybride rechargeable) qui devient parfois un parasite sonore.

Lorsque la charge de la batterie a atteint son seuil minimum, il faut 2 heures 30 minutes pour la recharger à l’aide d’une borne à 240 v ou 6 à 7 heures en utilisant une prise résidentielle ordinaire.

La consommation de carburant réduite de la 330e permet au constructeur d’utiliser un plus petit réservoir à essence. Son volume est de 41 L plutôt que 57 et 60 L, comme pour les berlines 320i, 330i et 340i. C’est cependant assez pour permettre à ce modèle de parcourir plus 500 km. Du même coup, cela permet de compenser le surpoids engendré par le moteur électrique et la batterie. La disposition du moteur électrique qui, en étant devant la boîte de vitesses, lui permet d’utiliser les rapports de la boîte automatique en mode tout électrique et d’éliminer le besoin d’un convertisseur de couple, est un autre moyen adopté par le constructeur pour réduire la masse de cette voiture, qui est la plus lourde des berlines de la Série 3.

Coffre pratique

Logée dans le coffre à bagages, la batterie ampute naturellement une part du volume utile. Par rapport aux autres berlines de la Série 3, il passe de 480 à 370 L, soit le quart du volume utile. Heureusement, puisque la batterie se trouve sous le plancher du coffre (il n’y a donc pas de pneu de secours), les concepteurs de la 330e ont pu la doter d’une banquette arrière de dossiers rabattables. Ils masquent une ouverture suffisamment grande pour transporter des objets longs et encombrants comme, par exemple, un vélo. Ainsi, la 330e demeure une petite voiture familiale pratique.

Fidèles à la tradition de la marque, les concepteurs de cette berline ont réussi à maintenir une bonne répartition de poids : 49 % devant et 51 % derrière. Cette caractéristique contribue, dans une certaine mesure, à lui donner à cette propulsion un comportement neutre et prévisible. Car il faut préciser que la 330e ne peut recevoir la transmission intégrale xDrive qui est de série pour les 320i, 328d et 330i, et optionnelle pour la 340i.

Incitatifs gouvernementaux

Précisons, enfin, que la 330e est admissible au programme de rabais à l’achat ou à la location des véhicules hybrides, hybrides rechargeables et électriques du Gouvernement du Québec. Pour cette voiture, le rabais à l’achat est de 4 000 $, alors que le rabais à la location varie de 1 000 à 4 000 $ selon la durée. Dans le cas d’un achat, cela signifie que le prix de la 330e sera équivalent à celui d’une 330i xDrive.

L’acheteur d’une 330e pourrait également profiter du programme de remboursement pour l’achat et l’installation d’une borne de recharge de 240 v à son domicile, une aide financière qui peut atteindre 600$.

 

FICHE TECHNIQUE


• Prix de base — 52 850 $.

• Transport et préparation — 2 145 $

• Groupe motopropulseur — L4 DACT turbo, 2,0 L, 180 ch à 5 000-6 500 tr/min, 215 lb-pi à 1 350-4 250 tr/min; moteur électrique et batterie Li-ion de 7,6 kWh; puissance nette de 248 ch. Boîte de vitesses automatique à 8 rapports. Roues arrière motrices.

• Particularités — Suspension indépendante aux quatre roues. Freins à disque aux quatre roues. Antiblocage de série. Pneus : 225/45 R18.

• Cotes — Empattement : 2 810 mm; longueur : 4 643 mm; largeur : 1 811 mm; hauteur : 1 429 mm. Poids : 1 769 kg. Volume du réservoir : 41 litres. Volume du coffre : 370 L. Consommation moyenne (essai) : 8,5 L/100 km.

• Concurrence —
Acura TLX
Audi A4
Buick Regal GS
Cadillac ATS
Infiniti Q50
Jaguar XE
Lexus IS
Mercedes-Benz Classe C
Volvo S60

 

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