Ford Mustang 2018: steak, blé d’Inde, patates

Chez Ford, on a trouvé la recette magique avec la Mustang. Et on continue de l’appliquer sans trop la modifier.

Ford Mustang 2018

Fiche d'appréciation

Cote d'ensemble:

7/10

Forces et faiblesses:

  • Prix de base inférieur à celui des concurrentes
  • Puissance du V8
  • Un classique depuis 53 ans
  • Places arrière étroites
  • Consommation du V8 plus élevée que celle des concurrentes
  • Diminution du choix pour le consommateur en retirant le V6

Cote de l'auteur:

  • Confort à l'avant: 8/10

  • Confort à l'arrière: 5/10

  • Comportement: 7/10

  • Consommation: 6/10

  • Équipement: 7/10

  • Apparence: 8/10

  • Performance: 8/10

  • Prix: 8/10

  • Rangement: 7/10

Chez Ford, on a trouvé la recette magique avec la Mustang. Et l'on continue de l’appliquer sans trop la modifier. 
 
C’est vrai, en 2015, on a laissé au passé l’essieu rigide et l'on a privilégié les suspensions indépendantes. Mais c’est pas mal tout. 53 ans plus tard, la Mustang a toujours ses deux portes, sa silhouette de pony car, son toit rétractable offert en option, et surtout, son volumineux V8 sous le capot.
 
C’est comme le pâté chinois. C’est tellement bon qu’on n’ose pas trop lui toucher par peur de tout foutre en l’air. La recette magique continue de traverser les générations. Les plus excentriques remplacent les patates conventionnelles par des patates douces, mais c’est à peu près tout. 
 
Nouveautés pour 2018 
 
Pour le millésime 2018, Ford a sommairement rafraîchi sa Mustang. On a droit à une mise à jour mi-générationnelle que seuls les plus fins renards remarqueront. Notons au passage une nouvelle transmission automatique à dix rapports, un système d’échappement à la sonorité modulable, quelques variantes esthétiques (coloris, aileron, jantes, etc.) et surtout, la disparition du moteur V6. 
 
Les moulins 
 
Pour 2018, Ford met donc définitivement une croix sur le V6. Ce faisant, la Mustang peut être propulsée par un moteur à quatre cylindres EcoBoost de 2,3 L ou par un V8 de 5,0 L. Ceux-ci développent respectivement 310 chevaux et 350 livres-pieds de couple et 460 chevaux et 420 livres-pieds de couple. Tous les deux peuvent être combinés à une transmission manuelle à six rapports ou à la nouvelle boîte automatique à dix rapports. 
 
La grosse histoire lorsque cette nouvelle Mustang a été dévoilée, c’était la rapidité avec laquelle elle pouvait atteindre les 60 milles à l’heure (96 km/h), soit en moins de quatre secondes. Impressionnant, non? 
 
Pas juste belle
 
Elle est vraiment plaisante à conduire, la Mustang! Plus tôt cet été, j’ai conduit la version GT décapotable munie d’une boîte automatique. Et j’avais été tout sauf conquis. Elle manquait de rigidité. Pourtant, il ne m’a fallu que quelques tours de roue pour que la version à toit rigide fasse chavirer mon cœur.
 
La GT, avec son puissant V8, demeure un choix gagnant. Peu importe le régime, il y a de la puissance, et en masse. Pour une voiture à vocation sportive comme la Mustang, c’est indispensable. Qui plus est, elle ne se débrouille pas que sur une ligne droite. Elle réussit, étonnamment bien, à tirer son épingle du jeu en virage.
 
Mais la grande surprise de cet essai demeure la version EcoBoost à quatre cylindres. Sur les routes sinueuses de la Californie, elle s’est avérée plus maniable que la GT. Elle est globalement moins lourde (1855 kg pour l’EcoBoost et 1995 kg pour la GT) et on sent que l’essieu avant a moins de poids à supporter. Toujours est-il que, malgré ses grandes qualités, les frissons ne sont pas les mêmes que lorsqu’on enfonce la pédale d’accélération d’un V8. On ne s’en rapproche même pas. 
 
Pas nécessairement assoiffée
 
Au chapitre de la consommation, la Mustang EcoBoost se classe au même niveau que la Chevrolet Camaro équipée, elle aussi, d’un moteur à quatre cylindres. Leur consommation combinée se chiffre à 9,4 L/100 km, contre 10,3 pour la Challenger. Il est à noter que cette dernière n’offre pas de quatre cylindres et qu’il s’agit de la consommation du moteur d’entrée de gamme, soit le V6 de 3,6 L.
 
Quant aux cylindrées plus costaudes, la consommation bondit à peine. La Ford Mustang GT, munie du V8 de 5,0 L engloutit 12,5 L/100 km. Ses concurrentes, les Camaro SS (V8 de 6,2 L) et Challenger (V8 de 5,7 L), consomment respectivement 11,7 et 12,3 L/100 km. 
 
Confortable, en plus!  
 
... mais juste à l’avant. Si vous voulez rendre la pareille à votre belle-mère un peu baveuse, proposez-lui de s’asseoir à l’arrière. Elle vous dira rapidement qu’il manque tout simplement d’espace. Votre relation risque de s’envenimer, mais au moins, vous aurez eu du plaisir pendant quelques instants. La Mustang est une 2 +2, et pas un vrai véhicule à quatre places.
 
Cela dit, à l’avant, les baquets sont confortables. Ils soutiennent là où il le faut sans pour autant être aussi raides qu’une chaise pliante. Je ne me gênerais pas un seul instant de partir en roadtrip à son volant, pas du tout! 
 
Bref 
 
En 2018, Ford n’a pas trop retouché sa Mustang, et c’est tant mieux. La recette était efficace et absolument éprouvée. À aucun moment, elle ne nie son passé et elle continue même à assurer la pérennité de ce classique. 
 
Longue vie à la Mustang! 
 
Fiche technique
 
Nom: Ford Mustang 2018
Prix de base: 28 888 $
Configuration: Véhicule à roues motrices arrière avec motorisation à l’avant
Mécanique: Moteur à quatre cylindres Ecoboost de 2,3 litres [de base] et V8 de 5,0 litres [optionnel]
Puissance/couple: 310 ch/350 lb-pi, 460 ch/420 lb-pi 
Transmission: Manuelle à 6 rapports ou automatique à dix rapports
Consommation d’essence annoncée: Quatre cylindres de série [11,0 L/100 km (ville) 7,4 L/100 km (route)] et V8 optionnel [15,1 L/100 km (ville) 9,3 L/100 km (route)]
Garantie de base: 3 ans/60 000 km
Concurrence: Chevrolet Camaro, Dodge Challenger 
 

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