Fred Mercier

Qu’est-ce qui vous arrivera si vous êtes arrêté pour alcool au volant?

L’alcool au volant demeure une problématique majeure sur les routes du Québec.

Alcool au volant

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L’alcool au volant demeure une problématique majeure sur les routes du Québec. Chaque année, des centaines d’automobilistes sont interceptés parce qu’ils ont décidé de prendre la route avec un verre de trop dans le nez.

Mais qu’est-ce qui leur arrive, au juste, à ces automobilistes?

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Pour une première infraction, un conducteur intercepté avec une limite d’alcool dans le sang supérieure à 80 mg d’alcool par 100 ml de sang (0,08) verra son permis de conduire immédiatement suspendu par la SAAQ pour une période de 90 jours. Si le taux d’alcool est égal ou supérieur à 0,16, une saisie du véhicule pour une durée de 30 jours s’ajoute à la suspension du permis.

Et ça, ce n’est que le début.

Comme la conduite avec les facultés affaiblies par l’alcool est un acte criminel, les conducteurs pris en flagrant délit devront être jugés en cour.

Advenant un verdict de culpabilité, l’automobiliste fautif se retrouve avec un casier judiciaire, une amende d’au moins 1000 $ et une interdiction de conduire pendant un an. Si le taux d’alcool atteint 0,16, la révocation du permis de conduire dure plutôt trois ans.

Si l’événement menant à l’arrestation a causé des blessures ou la mort, un conducteur accusé de conduite avec les facultés affaiblies peut aussi se retrouver en prison, même pour une première infraction.

Et après?

Une fois la sentence tombée, le conducteur coupable n’est pas au bout de ses peines.

Pour retrouver son permis de conduire, il faut d’abord passer par le PERRCCA, le programme d’évaluation et de réduction du risque de conduite avec les capacités affaiblies. On y pose des questions sur les habitudes de consommation afin de déterminer si le conducteur représente un risque de récidive.

Même si l’évaluation du PERRCCA s’avère favorable à l’automobiliste, celui-ci devra tout de même suivre le programme Alcofrein, une rencontre en groupe d’une durée de trois heures visant à sensibiliser les conducteurs aux conséquences liées à la conduite avec les facultés affaiblies.

Et si l’évaluation est défavorable, l’automobiliste sera forcé de suivre un plan d’encadrement d’une durée de 6 à 9 mois. Puis, en retrouvant son permis, il devra obligatoirement équiper son véhicule d’un antidémarreur éthylométrique pour un an. À noter que l’installation d’un tel dispositif est obligatoire pour une durée de deux ans pour les conducteurs arrêtés avec un taux d’alcool de 0,16 ou plus.

 

Vous l’aurez compris, se faire arrêter pour conduite avec les facultés affaiblies, c’est complexe et ça fait très mal au portefeuille. En plus de l’amende de 1000 $ imposée par la cour, il faut compter les frais d’avocat, la participation aux évaluations et aux formations, l’installation et le calibrage de l’antidémarreur, etc.

Même après avoir retrouvé son permis de conduire, un conducteur avec un historique d’alcool au volant continue de payer plus cher que la moyenne. Les frais d’assurances, notamment, augmentent dramatiquement.

Et si vous avez la mauvaise idée de recommencer, les conséquences sont d’autant plus sérieuses. Pour une deuxième infraction, on parle d’une suspension immédiate du permis et d’une saisie du véhicule pour 90 jours, d’un emprisonnement de 30 jours et d’une révocation du permis de conduire pour une période allant de trois à cinq ans.

Aussi bien prendre un taxi.

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