Fred Mercier

Ford Custom 1951: de la Floride au Québec

Quand on cherche une voiture ancienne, il faut parfois être patient.

Ford Custom 1951

Quand on cherche une voiture ancienne, il faut parfois être patient. Il faut définir exactement ce qu’on désire et baser nos recherches à partir de ces critères. Après tout, on n’achète pas une voiture comme on achète une baguette de pain.

Robert Camerlain l’a pris, son temps. Et c’est ce qui lui a permis de trouver exactement ce qu’il cherchait: un Ford Custom 1951. «J’ai mis un an et demi à chercher», raconte fièrement le résident de Mirabel, aussi propriétaire d’un Ford Phaeton 1936 et d’un Thunderbird 1957.

Charmé par les lignes et la rareté du modèle, c’est finalement sur une annonce en ligne que M. Camerlain a déniché la perle rare. «Elle était à Stuart, en Floride, se remémore-t-il. C’est un collectionneur qui l’avait et il avait laissé un vendeur s’occuper de la transaction», ajoute-t-il, spécifiant qu’il n’est même jamais entré en contact avec l’ancien propriétaire.

Une fois la paperasse réglée, la jolie Ford Custom décapotable a quitté le soleil de la Floride par camion pour aboutir dans son nouveau pays d’adoption.

 

Un nom riche en histoire

Dès 1949, le nom Custom a fait son apparition au catalogue des ventes de Ford. Deux moteurs étaient alors offerts; un bloc à six cylindres en ligne et un V8 un peu plus performant. Des versions décapotables et à toit solide étaient offertes, de même que des configurations à deux ou à quatre portes.

Après une année sabbatique en 1956, l’appellation Custom revint au menu en 1957 pour désigner un modèle entièrement renouvelé.

La Ford Custom roula ainsi sa bosse chez Ford pendant des décennies, prenant finalement sa retraite en 1972. Un autre modèle baptisé Custom 500 demeura au catalogue pour encore quelques années. Aux États-Unis, on le rebaptisa LTD à partir de 1979, alors que le nom Custom demeura actif sur le marché canadien jusqu’en 1981.

Comme un charme

Parole de Robert Camerlain, son Ford Custom 1951 roule encore «comme un charme». Avec 66 ans derrière la cravate, son moteur V8 de 239 pouces cube n’a jamais été reconstruit et demeure fidèle au poste. Une transmission manuelle à trois rapports est utilisée pour envoyer la puissance du V8 aux roues arrière.

 

«Toutes les options qu’on pouvait avoir dans le temps, la Ford en est équipée», renchérit M. Camerlain, notant le toit rétractable électrique, les projecteurs installés de chaque côté du pare-brise et une boîte de vitesses avec surmultiplicateur.

 

Depuis maintenant cinq ans, cette rare voiture américaine sillonne ainsi les routes de Québec. «Elle roule encore à merveille, cette voiture-là», lâche gaiement son propriétaire, qui profite des mois d’été pour aller faire quelques balades et visiter quelques expositions de voitures anciennes, dont celle du Granby International.

Depuis qu’il en est propriétaire, Robert Camerlain assure que son Ford 1951 lui a donné très peu de fil à retordre, côté entretien. «J’ai eu un petit problème avec la ligne à gaz, mais sinon, je n’ai absolument rien changé là-dessus.»

Après un autre été sans tracas, la jolie Ford a mérité son repos saisonnier. Faudra attendre encore quelques mois, mais son propriétaire a déjà hâte au printemps. Et on le comprend!
 

Ford Custom 1951

Voitures anciennes de Granby

Ford Custom 1951

Voitures anciennes de Granby

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