Fred Mercier

La longue et complexe histoire du Salon de l’auto de Montréal

Le Salon de l’auto de Montréal s’apprête à ouvrir ses portes pour la 75ème fois de son histoire, le 19 janvier prochain.

Salon de l'auto de Montréal

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Le Salon de l’auto de Montréal s’apprête à ouvrir ses portes pour la 75ème fois de son histoire, le 19 janvier prochain.

Pas besoin de fouiller bien loin pour se rappeler que l’histoire du Salon n’a pas toujours été sans anicroche. Qui ne se souvient pas de cet hiver de 1999, où le toit du Stade s’est effondré à quelques jours de l’ouverture?

Des rebondissements, le Salon de l’auto n’en manque pas. Et même s’il entame sa 75e édition, il faut remonter à plus de 100 ans pour retracer ses débuts.

 

 

En 1914, le premier Salon automobile montréalais voyait le jour au Drill Hall, un ancien manège militaire au coin de la rue Saint-Antoine et de l’Avenue de l’Hôtel-de-ville. Alors baptisé le Montreal Motor Show, le Salon déménagea à quelques reprises au cours des années qui allaient suivre, mais la tradition était lancée. Et déjà, c’est au mois de janvier que ça se passait.

Mis à part une année sabbatique en 1919, le Montreal Motor Show roula sa bosse jusqu’en 1938. L’année suivante, toutefois, la Seconde Guerre mondiale vint mettre un terme à cette belle séquence.

Durant les six années du conflit, l’effort de guerre monopolisa l’industrie automobile. N’ayant pas vraiment de nouveaux modèles à présenter au public, la corporation alors à la tête du Salon mit un terme à la tenue de l’évènement.

Même après la Guerre, les Montréalais durent attendre longtemps avant de retrouver leur précieux Salon de l’auto. Trois décennies, pour être exact.

La Corporation des concessionnaires d’automobiles de Montréal (CCAM) reprit le flambeau à partir de 1969. Le Salon International de l’auto de Montréal adoptait alors le nom officiel qu’on lui connait toujours aujourd’hui et s’installait à la Place Bonaventure, où il allait demeurer durant de nombreuses années.

 

En 1990, après deux décennies sous le même toit, le Salon quitte une Place Bonaventure devenue trop étroite et se dirige vers le Stade olympique. C’est d’ailleurs au Stade, en 1992, que le Salon connut la meilleure année de son histoire avec 271 917 visiteurs.

 

On y demeura durant toute la décennie des années 90, jusqu'à ce triste évènement de 1999. À quelques jours de l’ouverture officielle, une partie du toit du Stade s’est effondrée sous le poids de la neige, forçant la CCAM à annuler la tenue du Salon pour une première fois depuis son retour en 1969.

L’année suivante, on retourna temporairement à la Place Bonaventure avant de se diriger une fois de plus vers le Stade olympique en 2001 et en 2002.

Puis, pour son édition de 2003, on se tourna vers le Palais des congrès, qui demeure à ce jour la maison du Salon de l’auto.

 

Pour sa première année au Palais, la CCAM brisa la tradition. Au lieu de présenter le Salon en janvier, on décida plutôt de l’organiser en novembre... 2002. Il y eut donc deux Salons de l’auto de Montréal en 2002; un premier en janvier et un deuxième en novembre, qu’on désigna comme l’édition de 2003.

Drôle d’idée, n’est-ce pas? Le public semble avoir pensé la même chose. Le Salon de 2003 connut une baisse d’affluence majeure, n’accueillant que 141 000 visiteurs, une baisse de 40 000 personnes par rapport à l ‘édition de 2002.

L’année suivante, en 2004, l’évènement retourna sans surprise en janvier. Quinze ans plus tard, la CCAM conserve toujours la même formule.

Plus de 100 ans après sa première édition, le Salon de l’auto de Montréal est maintenant une tradition bien ancrée au Québec, un immanquable pour des dizaines de milliers d’amoureux des bagnoles.

Vivement les 75 prochaines éditions!

 

 

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