Sans conducteurs, mais pas sans problèmes

Elles peuvent sembler pour certains réservées au domaine de la science-fiction, mais elles sillonneront très bientôt les rues du Québec sans humain derrière le volant. Il s’agit des voitures autonomes, véhicules qui se conduisent tout seuls. Le Sénat a déposé lundi un rapport sur cette nouvelle technologie. Pour ses auteurs, les sénateurs Dennis Dawson, Pierre-Hugues Boisvenu et Patricia Bovey, il est clair que le pays doit se préparer tout de suite. Voici cinq choses à savoir sur ces voitures du futur.

Voiture autonome

Des voitures comme celle-ci se retrouveront sur nos routes bientôt. Cette photo a été prise lors de la présentation des véhicules autonomes de Uber à San Francisco, en décembre 2016.

Photo d'archives, Stevens LeBlanc

Elles peuvent sembler pour certains réservées au domaine de la science-fiction, mais elles sillonneront très bientôt les rues du Québec sans humain derrière le volant. Il s’agit des voitures autonomes, véhicules qui se conduisent tout seuls. Le Sénat a déposé lundi un rapport sur cette nouvelle technologie. Pour ses auteurs, les sénateurs Dennis Dawson, Pierre-Hugues Boisvenu et Patricia Bovey, il est clair que le pays doit se préparer tout de suite. Voici cinq choses à savoir sur ces voitures du futur.

Aussi tôt qu’en 2020

Les premiers véhicules sans conducteur seront prêts pour rouler sur la voie publique dès 2020, selon le Centre d’excellence des véhicules automatisés du Canada. Des experts consultés estiment quant à eux que le transport des personnes en ville sera une réalité d’ici 10 à 15 ans, mais qu’il faudra attendre jusqu’à 30 ans pour automatiser le transport interurbain.

Plus aucun décès sur les routes

Presque tous les accidents de voiture (94 %) sont causés par de mauvaises décisions ou d’autres erreurs de conduite de la part d’un humain. Résultat : les accidents mortels sur la route ne seront plus qu’un mauvais souvenir, voire le vestige d’un « passé primitif » lorsque les ordinateurs prendront le volant d’au moins les trois quarts des voitures. Dans la seule année 2015, 1669 personnes sont mortes sur les routes du Canada et 116 735 ont été blessées dans des accidents de voiture.

Déjà en retard

Dès l’arrivée de premières voitures sans conducteur, le Québec risque de se retrouver aussi mal préparé que lors de l’arrivée d’Uber, avertissent les sénateurs. Pourtant, de nouvelles questions vont se poser, comme le transport des personnes avec des facultés affaiblies ou celles âgées qui ne peuvent prendre le volant.

Contrairement à l’Ontario, l’Alberta et la Colombie-Britannique, Québec n’a pas encore de lieu pour tester cette technologie, note le sénateur québécois Dennis Dawson. Le ministre québécois des Transports, André Fortin, indique que des mesures sont prévues au nouveau Code de la sécurité routière à l’étude.

Ottawa n’est pas bien mieux, avec « un pied sur l’accélérateur, l’autre sur le frein », selon le Sénat. Un ministère encourage cette technologie (Innovation), mais travaille à contre-courant avec le responsable de la sécurité (Transports).

Votre voiture piratée ?

Un piratage informatique des voitures autonomes pourrait complètement perturber l’économie canadienne alertent les sénateurs sur ce qu’ils considèrent être le principal risque de cette technologie. Des cyberterroristes pourraient prendre le contrôle de voitures canadiennes depuis l’autre bout de la planète.

Transports Canada devrait établir des normes de cybersécurité « fondées sur les pratiques exemplaires » pour les fabricants de ces voitures, peut-on lire parmi les 16 recommandations du rapport. Il souligne aussi les risques que posent les véhicules autonomes pour la vie privée et les pertes de centaines de milliers d’emplois, en particulier dans le domaine du camionnage. Le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, a promis un plan très bientôt pour réguler cette industrie du futur.

Des économies de 65 milliards $ par an

La « révolution » dans les transports engendrée par le passage à la voiture autonome pourrait générer 65 milliards $ par année, selon les experts. C’est 1800 $ par Canadien, principalement épargnés en collisions évitées, mais aussi en gain de productivité, économies de carburant et élimination de la congestion routière.

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