Frédéric Mercier

Volkswagen e-Golf: l’électrique pas comme les autres

Volkswagen n’a jamais fait comme les autres. Et il ne fallait pas s’attendre à ce que ça change dans le créneau des véhicules électriques.

Volkswagen e-Golf 2018

Fiche d'appréciation

Cote d'ensemble:

7/10

Forces et faiblesses:

  • Plaisir de conduire typiquement Volkswagen
  • Espace intérieur intéressant
  • Prix encore trop élevé
  • Autonomie limitée

Cote de l'auteur:

  • Équipement: 7/10

  • Prix: 6/10

  • Apparence: 8/10

  • Confort à l'avant: 7/10

  • Confort à l'arrière: 6/10

  • Comportement: 8/10

  • Performance: 7/10

  • Rangement: 8/10

Volkswagen n’a jamais fait comme les autres. Et il ne fallait pas s’attendre à ce que ça change dans le créneau des véhicules électriques.

Au lieu d’imiter Chevrolet ou Nissan et de développer un véhicule électrique à partir d’un tout nouveau modèle, le constructeur allemand a plutôt décidé de fabriquer une variante 100 % électrique de sa populaire Golf.

 

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Et à moins d’être un fin connaisseur, il est facile de confondre cette variante à n’importe quelle autre Golf. On a souvent reproché aux véhicules électriques d’adopter une image trop excentrique, et Volskwagen a visiblement compris le message.

Même si elle est électrique, la e-Golf ne le crie pas sur tous les toits. Mis à part des roues plus aérodynamiques et un pare-chocs avant légèrement différent où on a intégré des phares à DEL en forme de «C», la e-Golf est une Volks comme les autres. En dedans comme en dehors. 

 

Ça nous fait presque oublier qu’on conduit un véhicule électrique.

La fameuse autonomie

Évidemment, en prenant place à bord, l’indicateur d’autonomie mis bien en évidence sur le tableau de bord nous rappelle assez rapidement qu’on n’est pas assis dans un véhicule ordinaire.

Avec une autonomie limitée à 201 kilomètres, le seul modèle électrique de Volkswagen n’est pas un cancre dans sa catégorie, mais ce n’est pas un premier de classe non plus.

La nouvelle Nissan Leaf, malgré un prix à peu près identique, propose une quarantaine de kilomètres de plus en autonomie. Si vous allez du côté de Chevrolet, la Bolt fait encore mieux avec ses 383 kilomètres.

Les 201 kilomètres que propose la e-Golf sont plus que suffisants pour vous rendre au boulot et revenir à la maison. Si vous avez la possibilité de faire installer une borne chez vous, vous branchez la voiture durant la nuit, et le tour est joué.

 

Pour les périples de fins de semaine, par contre, c’est plutôt serré. Durant ma semaine d’essai avec la e-Golf, j’ai quitté Montréal pour aller skier. J’aurais bien voulu aller à Bromont ou Sutton, mais j’aurais été forcé de m’arrêter sur le chemin du retour pour effectuer une recharge. Pas envie.

La réalité de la voiture électrique m’a donc forcé à changer mes plans. J’ai plutôt pris la direction de Saint-Sauveur. Théoriquement, je pouvais effectuer l’aller-retour sans nécessiter de recharge. Et ce fut bel et bien le cas. Sauf qu’au retour, disons que j’avais hâte d’arriver.

Conduire un véhicule électrique, trop souvent, c’est ça. C’est s’imposer un stress supplémentaire et changer (ou retarder) ses plans en fonction de son véhicule.

Qu’à cela ne tienne, pour certains automobilistes, le jeu en vaut la chandelle. Suffit de bien établir vos besoins avant l’achat et de déterminer si ce genre de véhicule est réellement pour vous.

 

Plate, la voiture électrique?

Pour une raison qui m’échappe, beaucoup de gens reprochent aux véhicules électriques d’être ennuyants. Et bien franchement, c’est tout le contraire.

Grâce à un couple élevé et surtout instantané, la plupart des véhicules à batteries sont de petites bombes sur quatre roues. Certes, la e-Golf n’a pas la désinvolture de la Golf R, mais on peut assurément s’amuser à son volant.

En plus de ses 214 livres-pied de couple, la petite allemande électrique se démarque par une suspension rigide et une direction communicative qui font la signature des produits Volkswagen depuis si longtemps.

À ce chapitre, je n’ai pas été déçu.

 

Un prix qui passe de travers

Malheureusement, à un prix de base de 36 355 $, l’achat d’un véhicule électrique comme la e-Golf est encore difficile à justifier. Même avec une aide gouvernementale de 8000 $.

Certes, vous n’aurez plus à payer pour l’essence, mais quand on sait qu’une Golf ordinaire est offerte à partir de 19 595 $ avec une consommation moyenne de 8,0 L/100 km, il vous faudra rouler longtemps avant de pouvoir justifier votre achat. D’un point de vue financier, du moins.

De toute façon, ça, c’est si vous réussissez à mettre la main sur un exemplaire. Beaucoup de consommateurs ont décrié une grande difficulté et des délais déraisonnables pour finalement pouvoir prendre possession d’une e-Golf. Comme si Volks ne voulait pas en vendre...

La Volkswagen e-Golf n’est certainement pas un mauvais véhicule. Sauf que pour un prix à peu près identique, la Nissan Leaf 2018 vous en offre plus, tant au chapitre de l’autonomie que de la technologie. En fait, avec l’arrivée de cette nouvelle Leaf, il n’y a pas vraiment de bonne raison de se tourner vers la e-Golf.

À moins d’être un fan fini de Volkswagen.

 


Fiche technique

Nom: Volkswagen e-Golf 2018
Prix de base: 36 355 $
Configuration: Véhicule à roues motrices avant avec motorisation à l’avant
Mécanique: Moteur électrique et batterie de 35,8 kWh
Transmission: Automatique à un seul rapport
Puissance/couple: 134 ch/214 lb-pi
Autonomie: 201 kilomètres
Concurrence: Nissan Leaf, Chevrolet Bolt, Ford Focus Electric, Hyundai Ioniq électrique
 

Volkswagen e-Golf 2018
Volkswagen e-Golf 2018
Volkswagen e-Golf 2018
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Volkswagen e-Golf 2018
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