Fred Mercier

Une Québécoise à l’assaut des dunes du Maroc

Le moins qu’on puisse dire, c’est que Stéphanie Pérusse la mérite, sa place au célèbre rallye Aïcha des Gazelles.

Stephanie Perusse

Courtoisie

Le moins qu’on puisse dire, c’est que Stéphanie Pérusse la mérite, sa place au célèbre rallye Aïcha des Gazelles.

Après une première participation parsemée de défis en 2017, où elle a notamment dû composer avec un changement de copilote à la dernière minute et des problèmes avec le transport de son véhicule, l’édition 2018 ne s’annonce pas plus reposante pour la pilote québécoise.

Encore une fois cette année, Stéphanie Pérusse a dû se trouver une nouvelle copilote quelques jours à peine avant son départ pour le Maroc, prévu pour le 15 mars. «Ma copilote initiale, une Française, devait me rejoindre à Marrakech, mais elle s’est déchiré l’épaule la semaine dernière», laisse tomber la pilote, qui a ainsi dû se trouver une nouvelle partenaire à quelques jours d’avis pour une deuxième année en ligne.

 

«Je ne sais pas ce qui se passe, on dirait que je fais le rallye avant de faire le rallye!», commente la Québécoise avec humour.

Heureusement, elle connaît maintenant beaucoup de monde dans l’entourage du rallye et le remplacement n’a pas été trop complexe. Sa nouvelle acolyte, Anne-Marie Borg, est une habituée de l’évènement.  «Je ne l’ai pas choisie au hasard», commente Stéphanie Pérusse.

Pour ce qui est du véhicule, c’est le Toyota FJ Cruiser de la copilote initiale qui emmènera Stéphanie et Anne-Marie dans les coins les plus reculés du Maroc.

La barre est haute

Fille du champion canadien de rallye Jean-Paul Pérusse, Stéphanie Pérusse a certainement retenu quelques gènes de son père.

L’an dernier, malgré les embûches, la Québécoise et sa copilote ont tout de même réussi tout un exploit en montant sur la troisième marche du podium au rallye des Gazelles.

Peut-elle monter encore plus haut cette année? «C’est certain que c’est l’objectif. Les deux, on vise la victoire», martèle Stéphanie Pérusse. La pilote demeure toutefois prudente, car un simple bris mécanique pourrait venir tout changer. «On n’est jamais à l’abri de ça, alors je vais prendre le rallye une journée à la fois, exactement comme je l’ai fait l’an dernier.»

 

Un rallye devenu une tradition

Cette édition 2018 représente une 28ème tenue pour le Rallye féminin Aïcha des Gazelles.

Contrairement à la plupart des rallyes, celui-ci ne se gagne pas en temps, mais bien en kilomètres. L’équipe franchissant la plus courte distance sera couronnée gagnante au terme de ce long événement d’une durée de deux semaines.

Les concurrentes doivent atteindre des repères en plein désert sans l’aide de la technologie moderne. Une boussole, une règle et une simple carte topographiques sont leurs seuls outils pour atteindre les balises qu’on leur impose.

Comme Stéphanie Pérusse, cinq autres Québécoises prendront part à la compétition cette année. Au total, pas moins de 330 participantes d’un peu partout dans le monde se rendront au Maroc pour tenter de remporter les honneurs.

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