Fred Mercier

A-t-on encore besoin des concessionnaires automobiles?

Dans un monde où toute l’information est au bout de nos doigts et où de plus en plus d’achats se font en ligne, les traditionnelles visites chez les concessionnaires automobiles n’ont jamais été aussi peu fréquentes.

Concessionnaire

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Dans un monde où toute l’information est au bout de nos doigts et où de plus en plus d’achats se font en ligne, les traditionnelles visites chez les concessionnaires automobiles n’ont jamais été aussi peu fréquentes.

Selon une étude menée par BBR Commuter et publiée par Humanise sur la plateforme Medium, un consommateur à la recherche d’une nouvelle voiture faisait en moyenne 4 visites chez des concessionnaires avant de passer à l’achat il n’y a pas si longtemps. Aujourd’hui, on parle plutôt de 1,4 visite en moyenne.

 

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«Il faut comprendre que le consommateur est beaucoup plus avancé dans le processus d’achat lorsqu’il arrive chez nous», explique Norman John Hébert, vice-président au développement des affaires chez Groupe Park Avenue, dans une entrevue réalisée par BBR Commuter.

 

 

L’accessibilité de l’information en ligne fait en sorte que les consommateurs entament leur magasinage bien avant leur première visite chez un concessionnaire.

Selon une étude réalisée par 9clouds.com, 80% du processus d’achat est déjà complété quand le client met les pieds dans un concessionnaire. À sa première visite, l’acheteur potentiel en sait déjà beaucoup sur le modèle qui l’intéresse. Parfois, il en saura même plus que le vendeur lui-même!

Est-ce que cela rend le travail des concessionnaires désuet? Pas nécessairement.

«Ça nous demande d’agir différemment et de revoir nos pratiques», admet Norman John Hébert. Vers la fin du processus d’achat, le magasinage d’un taux de financement ou la question de la location peuvent être abordées et expliquées au concessionnaire. Une partie de l’achat qui, même si elle peut aussi théoriquement être faite en ligne, nécessite souvent une approche plus humaine.

«Je pense que notre mandat est beaucoup plus près de la décision finale d’achat que dans la partie d’information», conclut Norman John Hébert.

 

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