Elle circulait en sens inverse sur la route

Une motocycliste qui a été happée violemment par une septuagénaire qui roulait en sens inverse sur la route estime que la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ) est trop clémente à l’endroit des aînés au volant.

sens inverse

La voiture conduite par Barbara Martin a frappé de plein fouet une motocycliste en 2015.

Photo courtoisie

Une motocycliste qui a été happée violemment par une septuagénaire qui roulait en sens inverse sur la route estime que la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ) est trop clémente à l’endroit des aînés au volant.

Annick Ducharme, 43 ans, a vu sa vie basculer le 7 août 2015 quand Barbara Martin, 75 ans, l’a heurtée sur la route 132 à la hauteur de La Prairie, en Montérégie.

Mme Martin roulait en sens inverse depuis plus d’un kilomètre dans la voie rapide sans jamais avoir tenté d’esquiver les autres automobiles. Elle a finalement frappé de plein fouet la motocycliste Annick Ducharme.

Celle-ci doit toujours vivre avec des séquelles importantes.

Peine à déterminer

Barbara Martin a été reconnue coupable en janvier de négligence criminelle causant des lésions. La Couronne a suggéré jeudi qu’elle passe 18 mois en prison. La défense suggère plutôt 90 jours discontinus.

Mme Ducharme considère que les personnes âgées devraient être plus conscientes du danger qu’elles peuvent représenter pour les autres automobilistes.

« Ce ne sont pas tous les aînés qui sont dangereux, mais c’est à eux d’y voir. La SAAQ devrait les suivre plus rigoureusement. J’espère qu’elle ne conduira plus jamais », a dit Annick Ducharme.

Ce n’est qu’à 75 ans que les aînés doivent être soumis à un contrôle pour s’assurer qu’ils ne représentent pas un danger.

Barbara Martin était âgée de 72 ans lors des événements.

Plus de 30 mois après l’accident qui lui a presque coûté la vie, Mme Ducharme est encore en attente de plusieurs opérations, dont une qui lui fera perdre l’usage d’une main.

Elle a subi une vingtaine de fractures, plusieurs opérations, une hospitalisation de six mois, une réadaptation qui se poursuit toujours, et doit prendre plusieurs médicaments chaque jour.

« Je voyageais partout dans le monde. J’enseignais au cégep. J’adorais mon travail. L’espace d’un instant, elle m’a tout pris. Elle a brisé ma vie. Certains jours, je me dis que j’aurais préféré mourir, ça aurait été plus simple », déplore-t-elle.

 

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Barbara Martin a été reconnu coupable le 23 janvier dernier de négligence criminelle causant des lésions.

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