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Le gouvernement Couillard veut que les Québécois perdent moins de temps sur la route

Le gouvernement Couillard veut réduire de 20% le temps de déplacement moyen des Québécois entre leur domicile et leur travail d’ici 2030.

MONTRÉAL | Le gouvernement Couillard veut réduire de 20% le temps de déplacement moyen des Québécois entre leur domicile et leur travail d’ici 2030.

C’est une des ambitieuses cibles que s’est fixées Québec, lors du dévoilement de sa politique sur la mobilité durable, mardi.

Pour atteindre ces objectifs, une nouvelle enveloppe de 2,9 milliards $ sur cinq ans a été promise.

Québec veut pouvoir offrir «plus d’options de transport, une meilleure fluidité et donc moins de perte de temps».

Le gouvernement Couillard souhaite également que les ménages dépensent 20% de moins pour se déplacer d’ici 2030, que la consommation de pétrole au Québec dans les transports soit réduite de 40% et que ce secteur émette 37,5% moins de gaz à effet de serre qu’en 1990.

«Devant les défis posés par les changements climatiques, le vieillissement de la population, les besoins de nos familles et les aspirations sociales et économiques du Québec, c’est un choix de société nécessaire pour notre avenir», a expliqué par communiqué, le ministre des Transports, André Fortin, mardi.

Plusieurs organismes écologiques et du milieu des affaires ont salué la politique présentée par le gouvernement Couillard.

«En choisissant l’approche que nous défendons depuis des années, soit “Réduire-Transférer-Améliorer”, la politique et les mesures qu’elle propose pourront être évaluées en fonction des réductions réelles des déplacements motorisés», s’est réjoui Steven Guilbeault, directeur principal d’Équiterre.

«Cette politique détient le potentiel de faire du secteur des transports un vecteur de prospérité et de croissance propre», a pour sa part indiqué le Conseil du patronat du Québec.

Pas assez concret

De son côté, la Coalition avenir Québec a critiqué le manque d’actions concrètes mises de l’avant par le gouvernement Couillard dans sa politique et le fait que certaines régions soient oubliées, notamment l’est de l’Île de Montréal.

«C’est une politique qui est largement recyclée à la veille des élections et qui n’apporte pas de véritables éclairages sur les moyens qui pourraient être implantés rapidement», a indiqué en entrevue Benoît Charrette, porte-parole en matière de transports pour la CAQ.

M. Charrette a toutefois refusé de commenter le réalisme des objectifs contenus dans la politique.

La CAQ entend dévoiler son plan de mobilité dans les prochaines semaines.

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