Fred Mercier

La Mercedes-Benz Classe A semble avoir été taillée pour le Québec

Après plus de 20 ans à rouler sa bosse sur le continent européen, la Mercedes-Benz Classe A s’apprête finalement à faire le saut de notre côté de l’Atlantique.

Mercedes-Benz A250 2019

Après plus de 20 ans à rouler sa bosse sur le continent européen, la Mercedes-Benz Classe A s’apprête finalement à faire le saut de notre côté de l’Atlantique.

Le constructeur allemand semble enfin croire qu’il y a un marché chez nous pour un véhicule de ce gabarit. Et après en avoir fait l’essai plusieurs mois avant son arrivée chez les concessionnaires, on peut vous confirmer que les Québécois seront nombreux à tomber en amour avec ce nouveau modèle.

 

Le format qu’on attendait

Avec sa belle gueule, sa configuration à hayon et son gabarit juste assez compact, vous pourriez vous demander pourquoi Mercedes a poireauté aussi longtemps avant de finalement nous offrir la Classe A.

En fait, les générations précédentes de la Classe A étaient si miniatures qu’elles auraient probablement fait patate en Amérique du Nord, même dans un marché comme le Québec, généralement friand de petits véhicules.

Avec cette nouvelle génération, toutefois, on est ailleurs. Désormais longue de 4,42 mètres, la Classe A est à quelques millimètres près d’être aussi grande qu’une Audi A3 ou qu’une BMW Série 2.

 

Disponible avec un choix de trois motorisations en Europe, le modèle compact arrivera chez nous avec une seule variante: la A250. Équipée d’un moteur à quatre cylindres turbocompressé de 2,0 litres, cette version affiche une puissance de 221 chevaux ainsi qu’un couple de 258 livres-pied. Offerte de série avec les roues motrices avant, la Classe A pourra aussi être commandée avec un rouage intégral.

 

Tant par sa taille que par sa puissance et sa tenue de route, la Mercedes A250 m’a beaucoup fait penser à la GTI, cette version survitaminée de la Volkswagen Golf. Elle est à la fois agile, puissante et facile à conduire en ville. C’est réussi sur toute la ligne.

Pour gérer tout ça, Mercedes fait appel à une transmission automatique à sept rapports. On aurait bien aimé voir une boîte manuelle s’ajouter au menu (ce qui est d’ailleurs le cas en Europe), mais il faut croire qu’on ne peut pas tout avoir. Ceci étant dit, force est d’admettre que la transmission automatique fait un travail exemplaire, surtout lorsqué réglée en mode «Sport». 

Le seul désagrément noté durant l’essai provient du système d’aide au maintien de voie, l’une des nombreuses technologies d’aide à la conduite embarquées dans ce modèle. Au lieu de calmement corriger votre trajectoire si empiétez sur une ligne de la chaussée, la petite Mercedes freine violemment tout en vous ramenant dans votre voie, même si aucun véhicule ne se trouve à proximité. Il y a des limites à vouloir assister la conduite.

 

«Hey, Mercedes!»

Si Mercedes a su charmer l’amateur de performances en moi avec la nouvelle Classe A, elle a aussi su m’impressionner par la panoplie de technologies qui y ont été intégrées.

À bord de la Classe A, l’habitacle est dominé par deux écrans (7 pouces de série et 10 pouces en option) collés ensemble sur le long, allant de l’arrière du volant jusqu’au centre du tableau de bord. C’est beau, c’est épuré et ça permet à Mercedes d’intégrer son nouveau système d’infodivertissement MBUX.

 

L’emphase a été mise sur les commandes vocales, qui sont activées en récitant simplement les mots «Hey Mercedes», exactement comme on dit «OK Google» ou «Dis Siri» avec les téléphones Android et iOS. On peut alors passer une panoplie de commandes, allant du réglage du GPS à la climatisation en passant par les postes de radio et même les sièges chauffants.

Les commandes passées à MBUX demeurent toutefois trop souvent incomprises ou ignorées. À ce chapitre, Mercedes est encore en retard par rapport à ce que les monstres de la techno que sont Google, Amazon ou Apple ont à offrir. Le modèle que nous avons testé était configuré en anglais, mais Mercedes a confirmé qu’une version québécoise a aussi été développée.

En plus des commandes vocales, Mercedes explique aussi avoir fait appel à l’intelligence artificielle pour tenter de personnaliser ce système au maximum. En analysant vos allées et venues, le véhicule en viendra à connaitre vos habitudes et pourra s’ajuster en conséquence. Par exemple, un lundi matin, il pourra vous proposer l’itinéraire le plus rapide vers le bureau sans que vous ayez à le demander.

Entrée de gamme, vraiment?

À son arrivée chez nous, la Classe A deviendra la voiture d’entrée de gamme du prestigieux constructeur allemand. Le prix de base n’a pas encore été dévoilé, mais on a eu la confirmation qu’il sera inférieur à celui de la CLA, offerte à partir de 35 700$ pour 2018.

Si vous préférez les berlines, sachez qu’une telle configuration sera aussi proposée par Mercedes lors de l’arrivée du véhicule au Canada, quelque part vers la fin de l’année.

 

Une variante AMG devrait aussi s’ajouter à la gamme éventuellement.

Avec un comportement routier dynamique, un impressionnant éventail de technologies et un design franchement réussi, la Mercedes-Benz Classe A détient tous les ingrédients pour devenir un chouchou des Québécois dans le créneau des petits véhicules de luxe.

Si Mercedes réussit à composer une gamme de prix raisonnable, elle vendra des Classe A comme des petits pains chauds. Et avec raison. 

 

Fiche technique
Nom: Mercedes-Benz A250 2019
Prix de base: Encore inconnu
Configuration : Véhicule à deux ou quatre roues motrices avec motorisation à l’avant
Moteur: Quatre cylindres turbocompressé de 2,0 litre
Puissance/couple:  221 ch/ 258 lb-pi
Transmission: Automatique à 7 rapports
Consommation d’essence annoncée: Encore inconnue
Garantie de base: 4 ans/80 000 km
Concurrence: Audi A3, BMW Série 2

Appréciation (sur 10)
Consommation d’essence: n/a
Équipements: 9
Prix : n/a
Style: 8
Confort (à l’avant) : 8
Confort (à l’arrière): 6
Tenue de route: 9
Performances: 8
Espace de rangement: 7
Note globale: 8

Forces

Intégration technologique impressionnante
Excellent comportement routier
Rouage intégral disponible

Faiblesses

Commandes vocales de MBUX encore primitives
Système de maintien de voie trop agressif
Pas de transmission manuelle

Mercedes-Benz A250 2019

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Mercedes-Benz A250 2019

Frédéric Mercier

Mercedes-Benz A250 2019

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