Fred Mercier

Le Dodge Durango SRT est un Muscle Car haut sur pattes

Après des versions SRT et même Trackhawk du Jeep Grand Cherokee, c’est au tour de son cousin rapproché, le Dodge Durango, d’intégrer une variante SRT.

Dodge Durango SRT 2018

Fiche d'appréciation

Cote d'ensemble:

8/10

Forces et faiblesses:

  • Accélération démentielle
  • Bonne capacité de remorquage
  • Style intimidant
  • Consommation d’essence décourageante
  • Trop de commandes passent par l’écran tactile

Cote de l'auteur:

  • Consommation: 3/10

  • Équipement: 8/10

  • Prix: 7/10

  • Apparence: 9/10

  • Confort à l'avant: 8/10

  • Confort à l'arrière: 7/10

  • Comportement: 8/10

  • Performance: 9/10

  • Rangement: 8/10

Ce n’était qu’une question de temps.

Après  des versions SRT et même Trackhawk du Jeep Grand Cherokee, c’est au tour de son cousin rapproché, le Dodge Durango, d’intégrer une variante SRT.

Animé par un monstrueux moteur V8 HEMI de 6,4 litres, le Durango SRT devient le plus puissant de sa gamme, et de loin. Difficile de faire autrement avec 485 chevaux et 475 livres-pied.

Eh oui, vous avez bien lu. 485 beaux chevaux dans un Durango, à mon humble avis le plus beau VUS de sa catégorie. Et il l’est encore plus avec ses roues noires de 20 pouces laissant paraître de jolis étriers Brembo rouges.

 

Bref, dans un bel emballage de VUS à trois rangées, Dodge propose ni plus ni moins qu’une voiture sport à quatre roues motrices capable d’atteindre 60 miles à l’heure (97 km/h) en 4,4 secondes et de compléter le quart de mile en 12,9 secondes.

Ah oui, vous pouvez aussi emmener les enfants au soccer et remorquer jusqu’à 8700 livres.

Le meilleur des deux mondes, qu’ils disent.

 

Le ronronnement de la bête

Au premier contact, le nouveau Durango SRT peut paraître intimidant. Dès que vous appuyez sur le bouton-poussoir pour mettre le moteur en marche, celui-ci pousse un rugissement qui vous avertit que vous n’êtes pas à bord de n’importe quel VUS.

Puis, le rugissement se transforme en ronronnement. Le moteur, on l’entend constamment à bord du Durango SRT. Pas que l’insonorisation soit bâclée, mais Dodge s’est assurée que vous entendiez la mécanique travailler, même quand elle tourne au ralenti. C’est comme une mélodie!

Pas besoin d’appuyer très fort sur la pédale d’accélérateur pour comprendre qu’on conduit un monstre. Il faut y aller doucement avec la pédale d’accélérateur. Un V8 de 485 chevaux, il faut manipuler ça avec soin. Très réactif, le Durango SRT fait vrombir sa cavalerie à qui veut l’entendre au moindre soubresaut du moteur.

 

Comme dans les voitures exotiques, il y a même un bouton «Launch Control» qui permet au SRT de régler tous ses paramètres pour effectuer la meilleure accélération possible. Le principe est plutôt simple. Vous appuyez sur le fameux bouton, puis vous enfoncez la pédale de frein aussi fort que vous le pouvez avec votre pied gauche. Avec le pied droit, vous appuyez sur l’accélérateur pour faire révolutionner le moteur autour de 6000 tours/minutes.

Et puis vous lâchez subitement les freins. Tout à coup, la carcasse de 2505 kilos du gros VUS décolle en moins de deux. Même sur de petites routes de terre, où je me suis amusé à tester le système, le rouage intégral du Durango SRT combiné à sa puissante mécanique lui permettaient d’atteindre 100 km/h n moins de 5 secondes!

 

Boire comme un ivrogne

Malgré ces accélérations capables de faire rougir certaines voitures sport, ce nouveau camion de course (ça fait drôle à dire) est très similaire aux autres variantes du Durango. Son comportement routier n’a rien de celui d’une bête et il peut facilement être utilisé au quotidien. À condition d’avoir les finances pour faire le plein...

Affichant une consommation combinée ville/route de 15,6 L/100 km, le Durango SRT est aux antipodes de la voiture électrique. C’est l’héritage d’une époque lointaine où la conscience environnementale et la ressource limitée des énergies fossiles n’étaient que de vagues concepts.

 

Avec un prix de l’essence qui flirte avec de nouveaux sommets dans certaines régions du Québec, disons qu’il faut vraiment les vouloir, les 485 chevaux du SRT.

En même temps, la différence n’est pas énorme avec le R/T, dont le V8 de 5,7 litres (360 chevaux et 390 livres-pied) consomme 14,1 L/100 km. Bref, avec le SRT, vous gagnez 125 chevaux pour une consommation de seulement 1,5 L/100 km de plus. Ça pourrait être pire!

Le Dodge Durango SRT, ce n’est pas un VUS conçu pour tout le monde. À 71 435$, c’est toutefois l’un des meilleurs rapports poids/puissance de l’industrie automobile.

C’est le genre de camion qui ne fera jamais l’unanimité, n’en déplaise à ses afficionados. Un camion qui, comme les Jeep Grand Cherokee SRT et Trakhawk, peut remorquer une voiture de course jusqu’à la piste, puis donner une volée à cette même voiture de course une fois sur le circuit.

On vit vraiment dans un drôle de monde.

 

Fiche technique
Nom: Dodge Durango SRT 2018
Prix de base: 71 435$
Configuration : Véhicule à quatre roues motrices avec motorisation à l’avant
Moteur: V8 HEMI de 6,4 litres
Puissance/couple: 485 ch/ 475 lb-pi
Transmission: Automatique à 8 rapports
Consommation d’essence annoncée: 18,3 L/100 km (ville) / 12,2 L/100 km (route)
Garantie de base: 3 ans/60 000 km

Dodge Durango SRT 2018
Dodge Durango SRT 2018
Dodge Durango SRT 2018
Dodge Durango SRT 2018
Dodge Durango SRT 2018
Dodge Durango SRT 2018

Partager votre opinion

En commentant sur ce site, vous acceptez nos conditions d'utilisation et notre nétiquette.

Commentaires des lecteurs