Si les dinosaures existaient encore, ils ressembleraient à ça

Le principal défaut du Toyota Tundra, c’est son âge. Parce que foncièrement, il est tout sauf un mauvais pickup.

Toyota Tundra 2018

Fiche d'appréciation

Cote d'ensemble:

7/10

Forces et faiblesses:

  • Fiabilité à long terme
  • Bonne valeur de revente
  • Allure costaude de la version TRD
  • Modèle très vieillissant
  • Pas de V6
  • Prix élevé

Cote de l'auteur:

  • Confort à l'avant: 8/10

  • Confort à l'arrière: 7/10

  • Consommation: 6/10

  • Équipement: 6/10

  • Comportement: 7/10

  • Apparence: 8/10

  • Performance: 7/10

  • Prix: 7/10

  • Rangement: 7/10

Les dinosaures seraient disparus il y a 66 millions d’années. Pourtant, quand on prend le volant du Toyota Tundra 2018, on a l’impression de que si les dinosaures existaient encore, c’est à ça qu’ils ressembleraient. Il est gros, il est costaud et il existe dans sa forme actuelle depuis des lunes. 

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Liberté 55

Le Tundra a été introduit sur le marché au tournant du millénaire. Toyota a mis fin à la première génération en 2006 avant de faire place au Tundra de deuxième génération l’année suivante. Et il n’a pas été remplacé depuis.

Le Tundra 2018 qu’on a essayé est donc pratiquement inchangé depuis 12 ans. Ça commence à être long. Sans faire d’âgisme, il serait peut-être temps qu’il prenne sa retraite et qu’il laisse sa place à un plus jeune... Surtout dans un segment aussi compétitif et dans lequel il ne rayonne pas du tout. 

Populaire?

Au Canada, le Tundra ne compte que très peu d’adeptes. L’année dernière, Toyota en a écoulé un peu moins de 10 000 exemplaires.

À titre indicatif, Ford a vendu 155 000 F-150, 122 000 Chevrolet Silverado/GMC Sierra ont trouvé preneur et Ram a vendu 98 000 de ses pickups.

Sans exagérer, on peut se permettre d’affirmer que le Tundra est marginal dans le segment des pickups pleine grandeur. 

Pas de V6

Dans le catalogue du Tundra, il n’y a que deux moteurs. Et ce sont deux V8. Aucun moteur à six cylindres n’est offert. On retrouve donc un bloc de 4,6 L qui développe 310 chevaux-vapeur et 327 livres-pied et un second de 5,7 L qui génère 381 chevaux-vapeur et 401 livres-pied. C’est ce dernier qui équipait le modèle essayé. 

Igloo igloo igloo

En une semaine d’essai au volant du Tundra, le camion japonais a enregistré une consommation moyenne de 17,0 L/100 km et nous avons parcouru un total de 625 kilomètres

Cette consommation s’apparente à celle annoncée par Ressources naturelles, Canada qui est de  16,3 L/100 km. Donc à ce chapitre, il n’y a pas trop de surprise.

Cela dit, cette consommation a été réalisée sans que ce camion travaille réellement. J’ose à peine imaginer le chiffre obtenu avec la boîte remplie ou encore en tirant une lourde remorque. 

Tout nu, tout nu, pas de bas

Alors qu’il interprétait son personnage de Dany Verveine, Dany Turcotte a prononcé cette phrase qui est passée à l’histoire. Et elle décrit bien le Tundra qu’on a mis à l’essai. Des sièges en tissu et une véritable clé, c’est acceptable dans une compacte d’entrée de gamme. Et encore... Mais dans un véhicule qui vaut un peu plus de 54 000$, c’est non. 

De la place en masse

La version essayée était munie d’une cabine de type Crewmax. Autrement dit, il y a autant de place pour les passagers à l’arrière que pour le conducteur et son copilote. Oubliez les microscopiques strapontins. On retrouve de véritables sièges et le dégagement pour la tête et les jambes est plus que suffisant.

Ce faisant, le Tundra est un efficace outil de travail du lundi au vendredi et il se transforme facilement en véhicule pouvant répondre aux besoins d’une famille lors de la fin de semaine. Polyvalent, c’est le mot. 

Le groupe TRD, c’est oui!

L’ensemble TRD est optionnel. Et il faut débourser 4400$ pour l’obtenir. Mais ce groupe comprend de l’équipement qui s’avère plus qu’intéressant : plaques de protection, amortisseurs Bilstein, pneus tout terrain, roues de 18 pouces hors route, sièges avant chauffants, phares à DEL et encore plus. 

Bref

Le principal défaut du Toyota Tundra, c’est son âge. Parce que foncièrement, il est tout sauf un mauvais pickup. C’est juste qu’il est vieillissant et que sur le plan technologique, il est dépassé par ses concurrents américains.

Les dinosaures sont disparus il y a un moment déjà, et la génération actuelle du Tundra devrait s’en inspirer. 

Fiche technique

Nom: Toyota Tundra
Prix de base: 42 104$
Prix du modèle à l’essai: 54 102,50$
Configuration: Véhicule à roues motrices arrière ou à quatre motrices avec motorisation à l’avant
Mécanique: Moteur V8 de 4,6 L ou de 5,7 L
Puissance/couple: (4,6 L: 310 ch/ 327 lb-pi) et (5,7 L: 381 ch/ 401 lb-pi)
Transmission: Automatique à six rapports
Consommation d’essence annoncée (5,7 L 4X4): 18,0 L/100 km (ville) 14,2 L/100 km (route)
Garantie de base: 3 ans/60 000 km
Concurrence: Ford F-150, Chevrolet Silverado / GMC Sierra, Ram 1500, Nissan Titan

Appréciation (sur 10)
Consommation d’essence : 6
Équipements : 6
Prix : 7
Style : 8
Confort (à l’avant) : 8
Confort (à l’arrière) : 7
Tenue de route : 7
Performance : 7
Espace de rangement : 7
Note globale : 7

Forces
Fiabilité à long terme
Bonne valeur de revente
Allure costaude de la version TRD

Faiblesses
Modèle très vieillissant
Pas de V6
Prix élevé

Toyota Tundra 2018

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