Fred Mercier

Donald Trump veut-il bannir les voitures allemandes?

Après les métaux de provenance canadienne, ce sont les voitures allemandes qui pourraient être visées par les mesures protectionnistes du président américain Donald Trump.

Donald Trump

Photo AFP

Après les métaux de provenance canadienne, ce sont les voitures allemandes qui pourraient être visées par les mesures protectionnistes du président américain Donald Trump.

Selon le magazine allemand Wirtschafts Woche, Trump aurait affirmé au président français Emmanuel Macron le mois dernier qu’il avait l’objectif d’«empêcher les modèles de Mercedes-Benz de conduire sur la Fifth Avenue de New York».

On peut comprendre que Mercedes-Benz et la Fifth Avenue ont été pris en exemple, mais que ce sont tous les véhicules allemands vendus aux États-Unis qui sont impliqués dans ce commentaire de M. Trump. Le magazine se garde de confirmer ses sources, mais assure que plusieurs diplomates ont corroboré la véracité de ces informations.

Cela survient quelques semaines à peine après que le gouvernement américain eut entamé une étude afin de déterminer si l’importation de véhicules étrangers porte «atteinte à la sécurité nationale». Cela pourrait se traduire par une surtaxe pouvant aller jusqu’à 25 %.

Si le gouvernement américain décidait d’imposer une telle taxe à l’importation de véhicules, les pertes pourraient être majeures pour l’économie allemande. Selon l’association allemande de l’industrie automobile (VDA), les constructeurs du pays ont exporté 657 000 véhicules vers l’Amérique du Nord l’an dernier, dont une grande majorité s’est retrouvée aux États-Unis.

Malgré leur provenance, plusieurs constructeurs automobiles allemands ont des usines en sol américain. C’est notamment le cas de Volkswagen, de BMW et de Mercedes-Benz. Ce n’est toutefois pas le cas pour toutes les marques. Audi et Porsche, par exemple, ne possèdent aucune usine en territoire américain.

 

 

Partager votre opinion

En commentant sur ce site, vous acceptez nos conditions d'utilisation et notre nétiquette.

Commentaires des lecteurs