Uber entame son virage électrique à Montréal

La multinationale Uber a lancé mardi un programme visant à inciter ses chauffeurs montréalais à opter pour des véhicules électriques. Le programme Uber ÉLECTRIQUE, lancé aujourd'hui dans sept villes américaines ainsi qu'à Montréal, permettra notamment d'adapter les trajets proposés aux chauffeurs sur l'application mobile à l'arrivée des véhicules é

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Le porte-parole d'Uber Canada, Jean-Christophe de Le Rue

Photo Zacharie Goudreault

La multinationale Uber lance un programme de sensibilisation pour convaincre ses chauffeurs montréalais d’opter pour un véhicule électrique, mais ne prévoit aucun incitatif financier pour ceux qui réaliseront ce virage vert.

L’entreprise a lancé mardi dans sept villes américaines ainsi qu’à Montréal un programme de sensibilisation visant à promouvoir l’utilisation de véhicules électriques auprès de ses chauffeurs par des tables rondes auxquelles prendront part ces derniers ainsi que la distribution de fiches d’information dans les véhicules vantant les bénéfices économiques et environnementaux de ce virage vert.

Depuis mardi, les clients de l’entreprise reçoivent d’ailleurs une notification spéciale lorsque la course qu’ils commandent est effectuée dans un véhicule électrique, ce qui n’aura toutefois aucune incidence sur le prix de la course. Un courriel portant sur les avantages des véhicules électriques leur est également envoyé après la course.

«Chaque fois qu’un utilisateur va être mis en relation avec un véhicule Uber électrique, il va en être notifié directement dans l’application», a expliqué le porte-parole d’Uber Canada, Jean-Christophe de Le Rue, ajoutant que d’autres modifications sont prévues à l’application mobile pour tenir compte de l’autonomie et de la période de recharge des véhicules électriques.

Économies potentielles

Une récente étude du centre de recherche américain Rocky Mountain Institute fait  état d’économies potentielles de plusieurs milliers de dollars par année pour les conducteurs réalisant du covoiturage commercial qui optent pour une voiture électrique, réduisant ainsi leurs dépenses en consommation d’énergie et en entretien du véhicule tout en contribuant à la lutte aux gaz à effet de serre.

«Avec mon véhicule à essence, je dépensais 400$ par mois pour faire le plein. Maintenant, ça ne me coûte que 200$», s’est réjouie la chauffeuse d’Uber Sylvie Boileau, qui réalise des courses pour l’entreprise 30 heures par semaine dans une voiture électrique munie d’une génératrice à essence.

Selon le président de l’Association des véhicules électriques du Québec, plusieurs mythes persistent concernant notamment l’autonomie des véhicules électriques et leur capacité à résister aux conditions hivernales.

«Il y a des gens qui pensent que les véhicules électriques ne fonctionnent pas l’hiver, mais ce n’est pas vrai du tout», a imagé Simon-Pierre Rioux.

L’entreprise Uber, qui compte actuellement une centaine de chauffeurs au Québec possédant un véhicule électrique, n’a toutefois prévu aucun incitatif financier pour convaincre davantage de conducteurs d’opter pour ce type de véhicule.

«Je pense que c’est juste du marketing. On sait qu’Uber n’a pas de contrôle sur ses chauffeurs pour les obliger d’acheter hybride ou électrique», a réagi le porte-parole du regroupement Taxis du Grand Montréal, Michel Aboujaoudé.

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