Fred Mercier

Subaru Ascent 2019: un nouveau joueur qui mérite sa place

Plus gros véhicule jamais construit par Subaru, l’Ascent est aussi le plus américain du lot.

Subaru Ascent 2019

Fiche d'appréciation

Cote d'ensemble:

8/10

Forces et faiblesses:

  • Grand volume de chargement
  • Rouage intégral de série
  • Moteur économe et puissant
  • Look générique
  • Freinage perfectible

Cote de l'auteur:

  • Consommation: 8/10

  • Équipement: 8/10

  • Prix: 8/10

  • Apparence: 6/10

  • Confort à l'avant: 8/10

  • Confort à l'arrière: 7/10

  • Comportement: 8/10

  • Performance: 8/10

  • Rangement: 9/10

Plus gros véhicule jamais construit par Subaru, l’Ascent est aussi le plus américain du lot.

À coups d’espace de chargement et de porte-gobelets en quantité industrielle (19!), cet héritier spirituel du défunt Tribeca représente un gros défi pour Subaru: celui de sortir la marque japonaise de sa position de niche vers un rôle plus grand public.

Pour se faire, on donne aux nord-américains ce qu’ils demandent massivement: un VUS somme toute abordable capable d’accueillir jusqu’à huit occupants et de remorquer jusqu’à 5000 livres.

 

De la place pour tout le monde

Après l’échec commercial que fut le Tribeca, Subaru a bien des choses à prouver dans le monde des VUS à trois rangées. En gros, on a simplement tenté de réutiliser la formule qui fait le succès de l’Outback, mais à plus grande échelle. Pourquoi faire autrement?

Comme l’Outback, l’Ascent ne met définitivement pas l’emphase sur le design pour se faire valoir. Son look plutôt générique n’a rien d’excitant, mais il est aussi loin d’être laid. Même que les barres à porte-bagages sur le toit, offertes de série, lui confèrent un style aventurier qui se marie bien à l’image de la marque.

À l’intérieur, on est en terrain connu. L’habitacle ressemble à s’y méprendre à celui des autres produits de la marque, pour le meilleur et pour le pire.

Sauf qu’à l’arrière, il  y a plus de place que jamais auparavant dans un Subaru. L’espace de chargement dépasse les 1300 litres une fois la troisième rangée de sièges rabattue. Et même avec tous les sièges bien en place, le coffre de l’Ascent surprend par une grande capacité.

 

De retour en avant, l’ergonomie générale est plutôt bonne et la visibilité sans faille. L’espace vitré est immense à bord de l’Ascent, surtout si vous optez pour le toit panoramique offert en option.

En position de conduite, toutefois, on a réalisé que le volant n’est pas parfaitement centré par rapport au siège du conducteur. C’est minime et on finit même par l’oublier, mais ce défaut de conception force la personne au volant à cambrer légèrement le dos vers la droite. Un petit irritant qui aurait facilement pu être évité.

 

Au milieu de la console, un écran tactile de 6,5 ou de 8 pouces, dépendamment de la version, accueille la dernière génération du système d’infodivertissement de Subaru, Starlink.

 

Starlink a longtemps été l’une des grandes faiblesses des produits Subaru, notamment en raison d’une connectivité Bluetooth tout simplement pourrie. Cette nouvelle génération, qu’on a intégrée à bord d’à peu près tous les modèles de la marque au cours de la dernière année, est toutefois nettement supérieure. L’affichage est un peu morne, mais la convivialité est bien au rendez-vous. Subaru a appris de ses erreurs, heureusement.

Un turbo au lieu de six cylindres

Si Subaru s’est fortement inspiré de l’Outback pour développer l’Ascent, elle a toutefois opté pour une mécanique différente sous le capot. Au lieu de simplement proposer le bloc à six cylindres de 3,6 litres de l’Outback, on a plutôt développé un nouveau moteur Boxer à quatre cylindres turbocompressé de 2,4 litres.

Ça peut sembler petit pour propulser un aussi gros VUS, mais cette nouvelle mécanique surprend par sa vigueur. Avec 260 chevaux et 277 livres-pied de couple, ce moteur a de quoi faire rougir le bloc à six cylindres de Subaru. D’ailleurs, je parierais bien un petit deux qu’il finira aussi par aboutir sous le capot de l’Outback et de la Legacy...

 

Toutes les versions étant munies d’une transmission automatique à variation continue (CVT), l’Ascent est aussi offert de série avec le X-Mode, qui permet d’optimiser les performances du véhicule en hors-route.

En plus d’une puissance nettement suffisante, le moteur turbo de l’Ascent a le mérite de fonctionner à l’essence ordinaire et de proposer une consommation de 11,6 L/100 km en ville et de 9,0 L/100 km sur route. Aussi, il développe assez de couple pour permettre à l’Ascent de remorquer des charges allant jusqu’à 5000 livres. Cela le place sur un pied d’égalité avec la majorité de ses compétiteurs équipés d’un V6.

 

Toutefois, pour avoir droit à la cette capacité de remorquage, il faut oublier la version de base, dont la capacité est limitée à 2000 livres. Faudra opter au minimum pour la variante Touring, dont le prix de départ est 5000$ de plus que celui du Ascent de base.

Placée très bas, la motorisation turbocompressée permet à l’Ascent d’aller chercher un centre de gravité plus près du sol, ce qui contribue à une conduite relativement dynamique pour un véhicule de ce gabarit.

Parlant de dynamisme, on a eu l’occasion de tester le VUS sur la sinueuse et magnifique Cabot Trail, en Nouvelle-Écosse. Si le moteur s’est montré sans faille, les freins ont semblé trouver ça plus difficile, sautillant à plusieurs reprises durant notre essai. Imaginez avec une remorque de 5000 livres en arrière...

 

En retard au party

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il était temps que Subaru se réveille. Avec l’Ascent, le constructeur japonais rejoint un marché où évoluent déjà plusieurs modèles bien établis comme le Jeep Grand Cherokee, le Ford Explorer et le Toyota Highlander, pour ne nommer que ceux-là.

Pour faire sa place, Subaru mise sur un prix agressif et une longue liste d’équipement. La variante de base, offerte à partir de 35 995$, intègre de série le rouage intégral, l’ensemble de technologies d’aide à la conduite EyeSight, des roues en alliage de 18 pouces, des sièges chauffants et plusieurs autre commodités.

Pour davantage de luxe (et une meilleure capacité de remorquage), il est aussi possible d’opter pour les variantes Touring, Limited et Premier.

Subaru n’est pas un constructeur automobile comme les autres, ce qui explique peut-être son hésitation à construire un VUS d’un tel gabarit. Mais soyez rassuré, l’Ascent conserve l’ADN de Subaru, gracieuseté d’un moteur Boxer performant et d’une direction précise.

L’Ascent arrive tard sur le marché, c’est vrai, mais ce nouveau VUS deviendra assurément l’un des incontournables de sa catégorie.

 

Fiche technique

Nom: Subaru Ascent 2019
Prix de base: 35 995$
Configuration : Véhicule à quatre roues motrices avec motorisation à l’avant
Moteur: Quatre cylindres turbocompressé de 2,4 litres
Puissance/couple: 260 ch/ 277 lb-pi
Transmission: Automatique à variation continue (CVT)
Consommation d’essence annoncée: 11,6 L/100 km (ville) / 9,0 L/100 km (route)
Capacité de remorquage: 5000 livres
Garantie de base: 3 ans/60 000 km
Concurrence: Toyota Highlander, Honda Pilot, Volkswagen Atlas, Ford Explorer, Jeep Grand Cherokee, etc.
 

Subaru Ascent 2019

Subaru

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Frédéric Mercier

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