Fred Mercier

Des étudiants québécois visent un record mondial avec leur voiture éolienne

Une équipe d’étudiants de l’École de technologie supérieure de Montréal (ÉTS) a dévoilé cette semaine une nouvelle voiture éolienne sur laquelle on fonde beaucoup d’espoir.

Chinook 8

Photo: Magbag/Nergica

Une équipe d’étudiants de l’École de technologie supérieure de Montréal (ÉTS) a dévoilé cette semaine une nouvelle voiture éolienne sur laquelle on fonde beaucoup d’espoir. 

 

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Chinook 8, c’est la dernière génération d’une longue lignée de voitures propulsées par le vent qui ont fait briller l’ÉTS au cours des dernières années.

 

 

«La carrosserie à l’avant est la même que l’an dernier, mais tout ce qui est à l’arrière a changé» explique Olivier De La Durantaye, capitaine de l’équipe Chinook ÉTS. Un nouveau mat, maintenant haut de trois mètres et demi, permet à la gigantesque hélice de mieux capter le vent, dont l’énergie est envoyée vers les roues par une transmission à 14 ratios.

Le poids du bolide a aussi été sévèrement revu à la baisse, passant de 118 à moins de 90 kilogrammes. «On a utilisé beaucoup plus de pièces en fibre de carbone et la technologie d’impression en 3D», résume le capitaine de l’équipe de 16 étudiants en génie électrique et en génie mécanique.

 

En route vers l’Europe

Déjà triple championne du monde à la compétition internationale Racing Aeolus, qui se déroule chaque année aux Pays-Bas, l’équipe montréalaise a bon espoir de répéter l’exploit et de remporter l’édition 2018, en août prochain.

Mieux encore, Olivier De La Durantaye estime que la nouvelle génération du Chinook réussira à battre le record mondial que l’ÉTS a elle-même établi l’année dernière. L’équipe québécoise, seule représentante nord-américaine à la compétition Racing Aeolus, avait alors épaté la galerie en atteignant un ratio d’efficacité de 102,45 %. Bref, la vitesse de la voiture montréalaise a dépassé celle du vent!

Cette année, avec toutes les modifications apportées à Chinook, Olivier De La Durantaye et ses acolytes entendent bien pulvériser cette marque. «On vise 120 % d’efficacité», lance le capitaine avec toute la confiance du monde.

Rappelons que, dans le monde des véhicules éoliens, on n’évalue pas la performance en km/h puisque les résultats dépendent du vent. On procède plutôt en divisant la vitesse moyenne du véhicule par la vitesse moyenne du vent. Bref, un ratio d’efficacité de 100 % correspond à un véhicule qui se déplace à la même vitesse que le vent.

L’équipe Chinook ÉTS s’envolera vers les Pays-Bas le 19 août prochain et participera à l’édition 2018 de Racing Aeolus du 23 au 26 août. Les étudiants du Québec se mesureront à des équipes d’un peu partout dans le monde, du Danemark à l’Allemagne, en passant par le Pakistan et la Turquie. 
 

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Courtoisie

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