Mazda CX-9: le nec plus ultra des voyageurs

C’est le temps des vacances, le moment pour partager de bons moments en famille et partir à la découverte du pays.

Mazda CX-9 2018

Fiche d'appréciation

Cote d'ensemble:

8/10

Forces et faiblesses:

  • Conduite plaisante
  • Sièges confortables
  • Accès facile à l’intérieur
  • Phares puissants
  • Visibilité arrière réduite
  • Volume utile minimum du coffre plutôt limité
  • Banquette arrière peu confortable

Cote de l'auteur:

  • Consommation: 7/10

  • Équipement: 8/10

  • Prix: 8/10

  • Apparence: 8/10

  • Confort à l'avant: 9/10

  • Confort à l'arrière: 8/10

  • Comportement: 8/10

  • Performance: 8/10

  • Rangement: 8/10

C’est le temps des vacances, le moment pour partager de bons moments en famille et partir à la découverte du pays. Pour ce faire, il n’y a rien de mieux qu’un utilitaire de taille moyenne comme le Mazda CX-9.

Avec son intérieur à sept places doté d’un coffre transformable volumineux, le Mazda CX-9 offre la polyvalence requise pour répondre à tous les besoins, surtout ceux des vacanciers. Que ce soit pour mener à bon port deux adultes et trois enfants avec tous leurs bagages, ou un équipage plus petit qui a des objets encombrants à trimbaler (vélos ou nécessaire pour un bébé), cet utilitaire répond aux besoins des voyageurs adéquatement.

Le CX-9 fait partie de la gamme des produits Mazda depuis une décennie. Le modèle de première génération est apparu pour la première fois dans le catalogue 2007 des produits de cette marque nipponne. Plus moderne, le modèle actuel, de seconde génération, a fait ses débuts au Salon de Los Angeles, en novembre 2015. Depuis, chaque année, il a bénéficié d’améliorations qui l’ont fait mûrir à souhait.

La version 2018, par exemple, a vu sa dotation de série enrichie de nombreux équipements désormais populaires souvent réservés aux versions de gamme moyenne et haut de gamme chez les marques rivales.

Ainsi, le CX-9 GS, le modèle d’entrée de gamme, dispose désormais d’un contrôle vectoriel améliorant la tenue de route, de phares à allumage automatique et d’essuie-glaces à capteur de pluie. Il a également des dispositifs d’aide à la conduite qu’un nombre grandissant d’automobilistes réclament. Je pense ici au système de surveillance des angles morts et à l’alarme de trafic transversal arrière, deux dispositifs qui s’ajoutent au système d’aide au freinage en ville.

Pour ce modèle, tout comme le GS-L, un cran plus haut dans la gamme, il est maintenant possible d’obtenir, contre supplément (900 $), un ensemble appelé i-ActiveSense comprenant un régulateur de vitesse adaptatif, un système pratique qui rend la conduite moins stressante surtout dans le trafic dense des heures de pointe. Cet équipement, qui compte aussi une fonction de détection des piétons entraînant un freinage automatique et un système d’avertissement de louvoiement, fait naturellement partie de la dotation de série des CX-9 GT et Signature, les deux versions haut de gamme.

Conçu pour tenir tête à la concurrence

Assemblé au Japon, le CX-9 rivalise avec plusieurs VUS connus comme les Ford Edge et Explorer, le Kia Sorento, le Hyundai Santa Fe et plusieurs autres. La vive concurrence qu’engendrent ces produits rivaux pousse Mazda à améliorer ainsi la dotation de son véhicule.

Voilà pourquoi le régulateur de vitesse adaptatif de l’ensemble i-ActiveSense a maintenant un mode conçu pour la circulation dense. Cela étend ses capacités jusqu’à permettre l’immobilisation complète du véhicule de manière autonome. Puis, lorsque les véhicules qui nous entourent se remettent en mouvement, le CX-9 fait de même, toujours de manière autonome, et peut accélérer progressivement jusqu’à la vitesse programmée.

Ce grand utilitaire plaît, non seulement pour cette quincaillerie d’aide à la conduite, mais aussi — et beaucoup — pour son esthétique élégante. Sa carrosserie fait fi des formes superflues et excentriques. Le constructeur lui a donné des proportions équilibrées, un empattement long, des roues en alliage de 18 ou 20 po, selon la version, et une garde au sol généreuse (224 mm). Cette dernière est d’ailleurs juste assez haute pour aider à surmonter les obstacles routiers normaux et pour donner une position de conduite agréable, sans pour autant forcer les passagers à jouer aux acrobates lors de l’embarquement, comme c’est le cas avec un Jeep Grand Cherokee équipé d’une suspension pneumatique et dont la garde au sol culmine à 264 mm.

La hauteur de la carrosserie du CX-9 (1 716 mm) moins importante, par exemple, que celle d’un Ford Explorer à quatre roues motrices (1 803 mm) constitue également un avantage lorsque l’hiver revient avec toute cette neige qu’il faut balayer du toit. Au moment où vous lirez ces lignes, il fera sans doute beau et chaud, mais rappelez-vous que dans six mois, l’hiver nous aura rattrapés !

Dans la même optique, la transmission intégrale i-Activ de ce véhicule prend tout son sens. De série pour toutes les versions, sauf la GS d’entrée de gamme (pour laquelle elle est optionnelle), ce système réactif répartit le couple moteur de manière instantanée et transparente. Il contribue à faciliter la conduite sur un asphalte arrosée par la pluie aussi bien qu’un chemin de terre, sans oublier ces routes enneigées... que nous emprunterons de nouveau bientôt ! Ce dispositif, qui tient compte du patinage des roues même sur un revêtement sec, peut distribuer jusqu'à 50 % du couple aux roues arrière pour limiter le sous-virage, ce qui devient d’autant plus agréable en conduite sportive, ce que permet d’accomplir le moteur fringant.

Moteur souple et pimpant

Ce 4-cylindres Skyactiv de 2,5 L à turbocompresseur est une variante du moteur atmosphérique du CX-5. Selon qu’on utilise du régulier ou du super, il produit 227 à 250 ch. Cependant, quel que soit le carburant, ce moteur à injection directe livre 310 lb-pi de couple, et ce dès qu’il tourne à 2 000 tr/min. Mazda a, par ailleurs, choisi de jumeler ce moteur à une boîte de vitesses automatique à 6 rapports. Souple et bien étagée, elle donne un rendement équivalent à certaines boîtes plus nouvelles, qui ont 7 ou 8 rapports, ou plus, et qui ne cesse de « chercher » le bon rapport, avec tout le désagrément que cela cause au conducteur.

Tout cela explique les accélérations linéaires (0-100 km/h en moins de 8 s), les reprises soutenues et l’absence de heurts ressentis au passage des rapports. En somme, pour cet utilitaire qui aura une vocation familiale la plupart du temps, on dispose d’amplement de puissance. Une puissance qui permet d’ailleurs de remorquer une charge pouvant atteindre 1 588 kg (3 500 lb).

Un mot, enfin, sur le CX-9 Signature, le modèle le plus cossu. Il a des sièges confortables revêtus d’un beau cuir Nappa auburn qui rappelle les selles fabriquées sur mesure. Son habitacle bien insonorisé, à l’instar de celui des trois autres modèles, offre plusieurs espaces de rangement pratiques, mais il se distingue par ses garnitures de bois de rose sur la console centrale et les portières avant. Les beaux reflets d’un brun roux qui nous entourent donnent l’impression d’un véhicule qui coûterait deux fois plus cher.

Toutefois, on n’a pas besoin de conduire cette version haut de gamme pour bénéficier du comportement prévisible de cet utilitaire. Toutes les versions partagent la même suspension bien calibrée, qui contribue à faire du CX-9 un véhicule idéal pour les vacances familiales.

 

FICHE TECHNIQUE


• Prix de base — 36 400 $ (GS 2RM); 38 900 $ (GS 4RM); 42 000 $ (GS-L 4RM); 47 300 $ (GT 4RM); 50 300 $ (Signature 4RM).

• Transport et préparation — 1 895 $

• Groupe motopropulseur — L4 turbo DACT, 2,5 L, 227-250 ch à 5 000 tr/min, 310 lb-pi à 2 000 tr/min. Boîte de vitesses automatique à 6 rapports. Deux roues motrices avant ou transmission intégrale.

• Particularités — Suspension indépendante aux quatre roues. Freins à disque aux quatre roues. Antiblocage de série. Pneus : 255/60R18 (GS et GS-L); 255/50R20 (GT et Signature).

• Cotes — Empattement : 2 930 mm; longueur : 5 065 mm; largeur : 1 969 mm; hauteur : 1 716 mm. Poids : 1 828-1 917 kg. Volume du réservoir : 72 litres. Volume du coffre : 407-2 017 litres. Capacité de remorquage : 1 588 kg. Consommation moyenne (essai; 4RM) : 9,8 L/100.

• Concurrence —
Buick Enclave
Chevrolet Traverse
Dodge Durango
Ford Edge
Ford Flex
Ford Explorer
GMC Acadia
Honda Pilot
Hyundai Santa Fe
Jeep Grand Cherokee
Kia Sorento
Mitsubishi Outlander
Nissan Murano
Nissan Pathfinder
Toyota Highlander

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