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Taxes/automobile: Washington ne se laissera pas décourager par une large opposition

La massive opposition aux taxes douanières américaines dans le secteur automobile n’empêchera pas l’administration Trump de quand même les imposer, si elle estime qu’elles sont légitimes pour protéger la sécurité nationale, a prévenu jeudi le secrétaire américain au Commerce.

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Tomasz Zajda - Fotolia

La massive opposition aux taxes douanières américaines dans le secteur automobile n’empêchera pas l’administration Trump de quand même les imposer, si elle estime qu’elles sont légitimes pour protéger la sécurité nationale, a prévenu jeudi le secrétaire américain au Commerce.

«Le but des auditions est de rassembler les faits, de s’assurer qu’ils prennent en compte les avertissements et les opinions de ceux en désaccord de manière à prendre in fine une décision en connaissance de cause», a expliqué Wilbur Ross sur la chaîne CNBC alors que des auditions ont démarré jeudi dans le cadre de son investigation en vue d’imposer des taxes douanières dans le secteur automobile.

Interrogé sur la nécessité de prendre en compte ou non les opinions défavorables au moment où seule une personne sur 45 devrait témoigner en faveur de ces taxes, Wilbur Ross a rétorqué: «Il ne s’agit pas d’un plébiscite».

Et de rappeler la forte opposition qui s’était exprimée pendant l’enquête sur le secteur de l’acier et l’aluminium. Celle-ci n’avait pas empêché Wilbur Ross de recommander la mise en oeuvre de taxes, annoncée en mars par la Maison Blanche.

Au total, 45 personnes, représentant des entreprises nationales et internationales, des groupes industriels, des syndicats ainsi que des pays étrangers ont commencé à être entendues jeudi au département du Commerce à Washington.

Des responsables du département de la Défense y participeront également.

Le président américain martèle que les échanges avec ses partenaires commerciaux sont inéquitables et ne cesse de dénoncer des pratiques qu’il juge «déloyales».

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker doit se rendre à Washington le 25 juillet pour y rencontrer Donald Trump, dans le but de désamorcer les tensions commerciales entre l’Union européenne et les États-Unis. Les taxes potentielles sur le secteur automobile devraient alors être évoquées.

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